La Tuque

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La Tuque
La Tuque
Le centre-ville de La Tuque
Le centre-ville de La Tuque
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Comté ou équivalent Agglomération de La Tuque
Statut municipal Ville et territoire équivalent
Maire
Mandat
Normand Beaudoin
2013 - 2017
Constitution 26 mars 2003
Démographie
Gentilé Latuquois, oise
Population 11 069 hab. (2014)
Densité 0,45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 00″ N 72° 47′ 00″ O / 47.433333, -72.783333 ()47° 26′ 00″ Nord 72° 47′ 00″ Ouest / 47.433333, -72.783333 ()  
Superficie 2 478 298 ha = 24 782,98 km2
Divers
Langue(s) Français
Code géographique 90012
Localisation
Localisation de La Tuque dans son agglomération
Localisation de La Tuque dans son agglomération

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La Tuque

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La Tuque
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Site web Site officiel

La Tuque est une ville du Québec, au Canada, faisant partie de l'agglomération de La Tuque en Mauricie[1]. Elle est la deuxième plus grande municipalité du Québec en superficie après la municipalité de la Baie-James.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine canadienne-française du toponyme « La Tuque » date du début du XIXe siècle.

La montagne en forme de tuque qui a donné son nom à la ville de La Tuque, est située entre la rivière Saint-Maurice (rive gauche) et l'usine Smurfit-Stone (papetière). Le sommet de cette montagne s'élève à environ 245 mètres. Il est situé à 200 mètres de la rivière et à environ 400 mètres en amont (coté nord-est) de la centrale hydroélectrique de La Tuque.

À l’époque où les trappeurs et traiteurs de la Nouvelle-France sillonnaient la rivière Saint-Maurice (d'une largeur de 1,5 à 2 km par endroits) et la rivière Bostonnais, le repère le plus reconnu du secteur était une montagne rocheuse d’aspect plutôt pelée, ayant à son sommet quelques sapins. Son aspect de tuque a influencé les autochtones et les coureurs des bois d'ascendance française. Ce sommet à proximité de la rivière a été désigné comme étant le repère principal du secteur, étant visible depuis plusieurs kilomètres en aval et en amont[2]. La Tuque était née, au moins traditionnellement sinon officiellement.

L’explorateur François Verreault le décrit ainsi en 1823-24 : « Les voyageurs le nomment la Tuque, à cause d’une montagne haute, dont le pic ressemble à une tuque. Ce portage est d’une lieue, avec des fortes côtes à monter. » Jadis, le sommet de cette montagne servait à l'observation de la navigation sur la rivière et la surveillance de territoire environnant.

En Amérique, une « tuque » est un bonnet de laine, généralement doté d'un pompon à son sommet, utilisé en hiver pour couvrir la tête. Ce terme est utilisé depuis très longtemps.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du Québec.

Situation[modifier | modifier le code]

La ville de La Tuque est située à 167 km au nord de Trois-Rivières. L'agglomération de La Tuque est constituée d'un territoire de 28 421,48 km2 dont 3 316 km2 sont recouverts d'eau douce. Elle est donc la seconde municipalité du Québec après Baie-James et la 6e au Canada. Cette ville est située au nord de la Mauricie et fait partie de l'agglomération de La Tuque dont elle est le chef-lieu. Elle partage ses limites avec 6 municipalités (Senneterre, Baie-James, Lac-Bouchette, Lac-Édouard, La Bostonnais et Trois-Rives) et 12 territoires non organisés. Elle enclave aussi 3 réserves autochtones, Wemotaci, Manawan et Obedjiwan.

Relief[modifier | modifier le code]

La Tuque est située à l'amont du bassin du Saint-Maurice dans les Laurentides.

Protection du territoire[modifier | modifier le code]

Malgré sa très grande superficie, La Tuque est plutôt mal pourvue en aire protégée. Les seules aires protégées se résument à quelques habitats fauniques. Le gouvernement du Québec prévoit cependant la création de plusieurs réserves de biodiversité dans le territoire de la ville.

Du côté des territoires de chasses, elle est beaucoup plus fournie. Elle possède entre autres 9 zones d'exploitation contrôlée soit les zecs de la Bessonne, Borgia, de la Croche, Frémont, Gros-Brochet, Jeannotte, Kiskissink, Ménokéosawin, Tawachiche et Wessonneau. Le réservoir Gouin est aussi désigné comme aire faunique communautaire. La municipalité possède finalement nombre de pourvoiries avec et sans droits exclusifs.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Au Nord-Est du hameau de Clova se trouve le lac Brignolet.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

La gare de La Tuque

La Tuque est traversée du sud au nord par la route 155, une route nationale du Québec. La province entretient aussi la route de Parent–Mont-Laurier ainsi que les routes menant aux villages de Lac-Édouard et La Croche.

La Tuque est traversée par la ligne de chemin de fer du Canadien National (CN). Cette ligne s'y sépare en deux subdivisions distinctes: la subdivision La Tuque, qui débute à Ste-Foy (dans la région de Québec) pour se terminer à Fitzpatrick et la subdivision St-Maurice, qui débute à Fitzpatrick pour se terminer à Senneterre (dans la région de l'Abitibi). Les trains de voyageurs de VIA Rail Canada utilisent aussi cette ligne pour rejoindre Senneterre et Montréal (Gare Centrale) de façon quotidienne (en alternance dans une direction, sauf le samedi).

Histoire[modifier | modifier le code]

1651 : arrivée du premier blanc jusqu’au territoire amérindien Atikamekw dans le but de les évangéliser. Environ 550 Amérindiens occupent les rives de la rivière Saint-Maurice. Le père Jacques Buteux (premier missionnaire jésuite de la région) fut l’un des premiers blancs victimes des raids iroquois.

Fin du XVIIIe siècle : Les Atikamekws, en guerre contre les iroquois et victimes des épidémies de variole, sont presque complètement anéantis. Ces nomades fréquentaient assidûment les postes de traite installés par la Compagnie de la Baie d’Hudson.

1680 : la traite des fourrures augmente. Une trentaine de blancs parcoururent le territoire. La Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d'Hudson intensifient la traite souvent au détriment des autochtones. Des postes de traite sont installés aux Piles, à la Rivière-aux-Rats, à La Tuque (1700), à la rivière Vermillon (La Tuque), à Parent et à Weymontachie.

Milieu du XIXe siècle : La colonisation euro-québécoise de la Haute-Mauricie débute vraiment grâce à l’exploitation forestière.

L'usine de la Smurfit-Stone. Les pâtes et papiers constituent la principale industrie de la région.

1908 : installation de la St-Maurice Industrial Co. dans la région de La Tuque, industrie d’exploitation papetière. Elle profita de la demande accrue de papier de la part des États-Unis, due à l’épuisement des forêts du nord-est américain.

Première partie du XXe siècle : la Shawinigan Water and Power Company procède à l’installation de barrages hydro-électriques à Rapide-Blanc, à La Trenche, au Beaumont et à La Tuque. Ils fournissent l’énergie nécessaire à l’établissement de grandes usines papetières et au développement économique.

Années 1930 / 1950 : la hausse du niveau de vie produit une classe de population à la recherche d’aventure : les chasseurs et pêcheurs. La région offre un tel potentiel faunique qu’elle attire les chasseurs des autres régions du Québec, mais aussi des autres pays, de septembre à novembre selon les races dont la chasse est permise. L’orignal, qui était autrefois encore considéré comme une ressource pour gens démunis devient à la mode, autant pour le goût de sa viande que pour le trophée. Le « panache » (les bois) de cet élan est le plus grand de la planète. Avant que le gouvernement n’instaure des lois régissant la chasse, la population d’orignal a frôlé l’élimination, ce que n’a pu éviter le cerf de Virginie dans cette région. Il recommence actuellement à être plus visible, mais sa chasse y est encore interdite (aux dernières nouvelles de 1998). Actuellement, les compagnies d’Aventures Nature attirent toujours autant les amateurs de la planète entière pour la chasse et la pêche, avec un nombre considérable de lacs à truites, ombles de fontaine, brochets et dorés de la région.

La Tuque, en 1976.

Années 1970 : l’apogée de la ville. Des événements sportifs et touristiques y ayant lieu attirent des gens du monde entier pour y participer. Le « 24 Heures International de nage de La Tuque » convie des nageurs du monde entier (Européens, Américains, Africains - dont des Égyptiens) à venir participer à une compétition en équipe, ininterrompue sur 24 heures d’affilée. Les touristes et les habitants venaient en grand nombre pour y assister, ainsi qu’aux dizaines d’activités parallèles installées autour du lac Saint-Louis, lac où se tenait la compétition. La compétition a malheureusement cessé ses activités vers 1980. La Classique internationale de canoë » est aussi présente, mais depuis beaucoup plus longtemps, et est toujours en vigueur. Des équipes de 2 personnes en canoë de rivière, ainsi que des équipes multiples en rabaska, prennent le départ depuis La Tuque pour descendre le cours de la rivière Saint-Maurice jusqu’à Trois-Rivières. Le tout se fait en un weekend, par étapes. Des équipes internationales s’y joignent tous les ans. Durant ces années, la population directe de la ville se situe à peu près à 13 000 habitants.

Années 1980 : des grèves longues et pénibles pour les employés de l’usine de pâtes et papiers - et pour le reste des Latuquois - sont le signe d’une crise des industries traditionnelles de La Tuque. L’exode des jeunes couples et des étudiants vers les grandes villes du Québec réduit à presque 10 000 personnes le nombre d’habitants.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

  • 1909 : Constitution de la municipalité du village de La Tuque à partir de territoire non organisé.
  • 1910 : Fondation du Village de Parent, fusionné avec La Tuque depuis 2003.
  • 1910: Constitution de la municipalité du village de La Tuque Falls à partir de territoire non organisé.
  • 1911 : Fusion entre les villages de La Tuque et La Tuque Falls pour former la ville de La Tuque.
  • 1972: Constitution de la municipalité de Haute-Mauricie à partir de territoire non organisé.
  • 1993 : Fusion de La Tuque avec Haute-Mauricie pour former la ville de La Tuque.
  • 26 mars 2003 : Fusion de La Tuque avec les municipalités de La Bostonnais, La Croche, Lac-Édouard, la municipalité du village de Parent, ainsi que la totalité des territoires non-organisés composant la MRC du Haut-Saint-Maurice. La Tuque devient de ce fait la seconde municipalité au Québec pour sa superficie.
  • 1er janvier 2006: La municipalité de La Bostonnais et la municipalité de Lac-Édouard se sont détachées du territoire de La Tuque.
  • 2011: Célébrations du Centenaire de La Tuque, dû à sa fondation en 1911. Festivitiés et activités spéciales prévues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de La Tuque se blasonnent:
D'azur à la fasce ondée d'argent chargé d'un dard vivré de gueules posé en fasce, la pointe à sénestre, accompagné en chef de deux sapins arrachés d'or et en pointe d'une tuque aussi d'or.

Personnalités natives de La Tuque[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Baie-James Lac-Ashuapmushuan Lac-Bouchette, Lac-Moncouche, Lac-Jacques-Cartier Rose des vents
Senneterre N Lac-Croche, Lac-Édouard, La Bostonnais,
O    La Tuque    E
S
Dépôt-Échouani, Lac-De La Bidière, Lac-Bazinet Baie-Obaoca, Lac-Normand, Trois-Rives Linton, Lac-Lapeyrère, Lac-Masketsi
Enclave : Obedjiwan, Wemotaci et Coucoucache

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Gouvernement du Québec, « La Tuque », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire,‎ 8 janvier 2011
  2. Toponymie: La Tuque

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Rivières

Lacs

Réservoir

Zec

Réserves autochtones

Hameaux

Liens externes[modifier | modifier le code]