La Tour d'Auvergne (nom)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Tour d'Auvergne (homonymie).

Plusieurs familles ont porté ou portent le nom de La Tour d'Auvergne, citons :

  • la branche des ducs de Bouillon, dont est issu le Maréchal de Turenne. Elle est éteinte depuis 1802.
  • Actuellement, deux familles portent ce nom et prétendent représenter la Maison d'Auvergne.

Maison de La Tour d'Auvergne[modifier | modifier le code]

La branche aînée de cette illustre famille s'est éteinte en 1501, ne laissant que deux filles dont l'une, Madeleine, comtesse d'Auvergne, épousa en 1518 Laurent de Médicis, duc d'Urbin et mourut en donnant naissance à la future reine de France, Catherine de Médicis.

Maison de La Tour d'Auvergne d'Apchier[modifier | modifier le code]

Cette branche, issue des vicomtes de Turenne, releva en 1802 les titres de prince de La Tour d'Auvergne et de duc de Bouillon. Elle s'est éteinte en 1896.

Le dernier vrai représentant de la Maison La Tour d'Auvergne fut Maurice César Prince de La Tour d'Auvergne, Duc de Bouillon, Comte d'Apchier, Marquis de La Margeride. Mort sans descendance en 1896. Il légua son noms, ses titres, et ses armes au Baron de Veyrac (1858-1922) son plus proche cousin par le sang. (cf: Testament olographe de M.Le Prince de La Tour d'Auvergne daté du 20 février 1896, acte authentique et enregistré. Disponible aux archives départementales du Puy de Dôme)

Le Baron de Veyrac hérita d'une partie des biens personnelles des derniers princes de La Tour d'Auvergne.

Famille de La Tour d'Auvergne (de Maurs, de La Borie et de La Placette)[modifier | modifier le code]

Implantée au sud de l'Auvergne, dans la région de Maurs depuis le milieu du XIIIe siècle où domine l'Évêque de Clermont qui compte les sires de La Tour parmi ses feudataires, cette famille qui est noble d'extraction, a repris le nom de La Tour d'Auvergne au XIXe siècle[1]. Selon rapport du directeur des archives de France du 23 juin 1942 et les documents d'Hozier, cette famille aurait été du vivant des derniers duc de Bouillon, en possession régulière et fondée des noms et des armes de La Tour d'Auvergne, ainsi que le confirme [2],[3].

Malgré le rapport Caron, cette famille n'a jamais réussi à prouver descendre directement de la Maison de La Tour d'Auvergne et usurpe fréquemment le titre de "Prince" porté par la Maison La Tour d'Auvergne-Lauraguais.

Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne, dit le Premier grenadier de France[modifier | modifier le code]

Henri de La Tour d'Auvergne (1555-1623), le père du Maréchal de Turenne (1611-1675), eût également d'Adèle Corret un fils naturel dont descend Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret (Saint-Hernin 1743 - 1800), autorisé par Godefroy, Charles Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon (1728-1792), à porter le nom de La Tour d'Auvergne. Sans postérité.

Napoléon Bonaparte, Premier Consul, par Arrêté du 26 messidor, An XI, le nomma Premier Grenadier de France.

Par sa sœur, le sang du Premier Grenadier continue de couler dans la famille du Pontavice de Heussey.

Maison de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, anciennement de la Tour de Saint Paulet[modifier | modifier le code]

Ancienne famille du Languedoc, cette famille d'origine chevaleresque a donné plusieurs capitouls et a longtemps été connue sous le nom de La Tour de La Roche, puis La Tour de Saint Paulet[4].

Louis XVIII, roi de France autorisa par décret royal à la famille de La Tour Saint Paulet de reprendre le nom de La Tour d'Auvergne.

Un titre pontifical de prince a été octroyé en 1853 à Henri de La Tour d'Auvergne-Lauraguais.

La famille de La Tour d'Auvergne-Lauraguais a été admise à l'Association d'Entraide de la Noblesse Française sur preuves de Joseph, Denis, Édouard, Bernard de La Tour de Saint Paulet (Admission aux pages du duc d'Orléans le 23 juin 1778).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les papiers personnels de la famille de La Tour d'Auvergne-Lauraguais sont conservés aux Archives nationales sous la cote 644AP[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le premier de cete famille qui ait relevé le nom de La Tour d'Auvergne est Joseph-Casimir de La Tour d'Auvergne (1851-1959), fils de Jean-Baptiste de La Tour de La Placete, garde du corps de la maison du roi, et de Marguerite-Irénée d'Humières d'Escorailles (1785-1855), héritière du château de La Vigne à Ally.
  2. Conclusions du rapport de Pierre Caron - Directeur des Archives de France - Sur le droit au port du nom de La Tour d'Auvergne - Enregistré le 23 juin 1942 au Greffe du Tribunal Civil de 1ère Instance de la Seine - Rapport N°312 - Folio 39 - Case 17
  3. d'Hozier 322 et Nouveau d'Hozier 317.
  4. Jacques de La Tour, seigneur de Saint-Paulet, au diocèse de Lavaur, fut maintenu dans sa noblesse, lui et sa famille, sur la production de ses titres le 26 novembre 1669, par jugement de M. Solas. Il portait : d'argent, à une tout de sable
  5. Archives nationales