La Tour d'Auvergne (nom)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Tour d'Auvergne (homonymie).
Page d'aide sur l'homonymie. Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom.

Plusieurs familles ont porté ou portent le nom de La Tour d'Auvergne, citons :

  • La famille historique des la Tour, seigneurs de La Tour en Auvergne éteinte en 1501, sa branche des vicomtes de Turenne, ducs de Bouillon, éteinte depuis 1802, laissant subsister le rameau des Comtes d'Apchier qui s'éteint à son tour en 1896.
  • Deux familles contemporaines qui ont pris ce nom au XIXe siècle.
  • Une personnalité qui a usurpé le nom et qui est devenue célèbre: Théophile Corret de La Tour-d'Auvergne

Famille de La Tour d'Auvergne, seigneurs de La Tour, comtes d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Le patronyme de cette illustre famille était de La Tour jusqu'au mariage en 1389 de Bernard IV de La Tour, seigneur de la Tour en Auvergne, avec Marie d'Auvergne, comtesse héritière d'Auvergne.

La branche aînée s'est éteinte en 1501, ne laissant que deux filles dont l'une, Madeleine de La Tour, comtesse d'Auvergne, épousa en 1518 Laurent de Médicis, duc d'Urbin et mourut en donnant naissance à la future reine de France, Catherine de Médicis, comtesse d'Auvergne.

Article général Pour un article plus général, voir Maison de La Tour d'Auvergne.

Famille de La Tour d'Auvergne, vicomtes de Turenne, ducs de Bouillon[modifier | modifier le code]

Cette branche cadette de la précédente a donné:

Elle s'est éteinte en 1802 avec la mort sans descendance de Jacques-Léopold de La Tour d'Auvergne (1746 - 1802) , duc de Bouillon, d'Albret, de Château-Thierry, vicomte de Turenne, fils du précédent.

Article général Pour un article plus général, voir Maison de La Tour d'Auvergne.

Famille de La Tour d'Auvergne d'Apchier[modifier | modifier le code]

C'est un rameau de la branche de Turenne, connue successivement sous les nom de La Tour d'Oliergues, seigneurs d'Olliergues, puis de la Tour de Murat après mariage en 1572 de Jean de La Tour, seigneur d'Olliergues et de Cabanon avec Marguerite de Murat, dame d'Allagnat et de Murat-le-Quaire, puis, de La Tour d'Auvergne d'Apchier après le mariage en 1663 de Jean de La Tour d'Auvergne, seigneur de Murat et de Gibertès (+1676) avec Marie de Châteauneuf d'Apchier, dame d'Apchier et de Margeride. Nicolas-Jules de La Tour d'Auvergne(1720-1790), lieutenant-général des armées du roi, comte d'Apchier, de Montsuc, baron de Thoras, Marquis de Margeride, a relevé les titres de Duc de Bouillon et de prince de La Tour d'Auvergne[réf. nécessaire] .

Le dernier représentant de cette famille fut Maurice-César de La Tour d'Auvergne d'Apchier (1809-1896), prince de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, comte d'Apchier, marquis de La Margeride, est mort sans descendance le 18 février 1896 à Clermont-Ferrand. Dans son testament, il lègua son nom, ses titres, ses armes, ainsi qu'une partie de ses biens personnel au Baron de Veyrac (1858-1922), qu'il considérait comme son plus proche cousin[réf. nécessaire].

Article général Pour un article plus général, voir Maison de La Tour d'Auvergne.

Famille de La Tour d'Auvergne, anciennement de la Tour de La Placette[modifier | modifier le code]

Cette famille noble d'ancienne extraction implantée depuis le milieu du XIVe siècle au sud de l'Auvergne, dans la région de Maurs, a pris le nom de La Tour d'Auvergne au XIXe siècle. Le premier qui ait porté le nom de La Tour d'Auvergne est Joseph-Casimir de La Tour d'Auvergne (1851-1959), fils de Jean-Baptiste de La Tour de La Placette, garde du corps de la maison du roi, et de Marguerite-Irénée d'Humières d'Escorailles (1785-1855), héritière du château de La Vigne à Ally.

Malgré le rapport de M. Caron, directeur des archives de France, du 23 juin 1942 et les documents d'Hozier[1], selon lesquels cette famille aurait été, du vivant des derniers duc de Bouillon, en possession régulière et fondée des noms et des armes de La Tour d'Auvergne[2], cette famille n'a jamais réussi à prouver descendre de celle de La Tour d'Auvergne. Elle a porté le titre de prince, suscitant les protestations de la famille de la Tour d'Auvergne-Lauragais qui possède un titre de prince pontifical.

Famille de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, anciennement de la Tour de Saint Paulet[modifier | modifier le code]

Cette famille d'origine chevaleresque du Languedoc a donné plusieurs capitouls et a longtemps été connue sous le nom de La Tour de La Roche, puis La Tour de Saint Paulet[3]. Elle a pris, s'appuyant sur une commande faite au généalogiste La Chenaye-Desbois, le nom de La Tour d'Auvergne-Lauraguais en 1802 à la faveur de l'émigration d'Hambourg, occasionnant un procès de la famille de La Tour d'Auvergne d'Apchier. La Cour de cassation renvoya les partis dos à dos en 1826[4].

Louis XVIII, roi de France autorisa par décret royal[réf. nécessaire] à la famille de La Tour Saint Paulet de reprendre le nom de La Tour d'Auvergne.

Un titre pontifical de prince a été octroyé en 1853 à Henri de La Tour d'Auvergne-Lauraguais.

Cette famille a été admise à l'Association d'Entraide de la Noblesse Française sur les preuves d'admission aux pages d'Orléans de Joseph-Denis-Édouard-Bernard de La Tour de Saint Paulet (le 23 juin 1778)[5].

Théophile-Malo Corret de la Tour d'Auvergne, dit le Premier grenadier de France[modifier | modifier le code]

Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret (Saint-Hernin 1743 - 1800) prétendait être le fils naturel d'Adèle Corret et de Henri de La Tour d'Auvergne (1555-1623), le père du Maréchal de Turenne. Engagé dans les armées révolutionnaires, il se signale par sa bravoure, et Napoléon Bonaparte, Premier consul, par Arrêté du 26 messidor, An XI, le nomma Premier Grenadier de France. Il n'a pas laissé de descendance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. d'Hozier 322 et Nouveau d'Hozier 317.
  2. Conclusions du rapport de Pierre Caron, directeur des archives de France, sur le droit au port du nom de La Tour d'Auvergne, Enregistré le 23 juin 1942 au Greffe du Tribunal Civil de 1re Instance de la Seine - Rapport N°312 - Folio 39 - Case 17
  3. Jacques de La Tour, seigneur de Saint-Paulet, au diocèse de Lavaur, fut maintenu dans sa noblesse, lui et sa famille, sur la production de ses titres le 26 novembre 1669, par jugement de M. Solas. Il portait : d'argent, à une tout de sable
  4. Annuaire de la noblesse de France, année 1894
  5. Les papiers personnels de la famille de La Tour d'Auvergne-Lauraguais sont conservés aux Archives nationales sous la cote 644AP.Archives nationales

Bibliographie[modifier | modifier le code]