La Tour-d'Aigues

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La Tour-d'Aigues
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Blason de La Tour-d'Aigues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Intercommunalité Communauté territoriale du Sud Luberon
Maire
Mandat
Jean-François Lovisolo
2014-2020
Code postal 84240
Code commune 84133
Démographie
Gentilé Tourains, Touraines
Population
municipale
4 028 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 34″ N 5° 32′ 55″ E / 43.7261111111, 5.5486111111143° 43′ 34″ Nord 5° 32′ 55″ Est / 43.7261111111, 5.54861111111  
Altitude 270 m (min. : 220 m) (max. : 510 m)
Superficie 41,3 km2
Localisation

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La Tour-d'Aigues est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Tourains. Coincée entre le Grand Luberon et la Durance, La Tour-d'Aigues est la capitale du pays d'Aigues.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au sud du Grand Luberon, à 5 km de Pertuis, c'est la capitale du Pays d'Aigues, vallée s'étendant de la Durance au Mourre Nègre, et de Lourmarin aux collines de Beaumont-de-Pertuis.

Rose des vents Sannes Saint-Martin-de-la-Brasque Grambois Rose des vents
Ansouis N La Bastidonne
O    La Tour-d'Aigues    E
S
Pertuis La Bastidonne Mirabeau

Voies de communications[modifier | modifier le code]

La route départementale 956 traverse la commune du sud-ouest (Pertuis) au nord-est (Grambois) et constitue l'axe routier principal. L'on retrouve aussi les routes départementales 91 et 120 au nord et à l'ouest du bourg, puis 165, 135 et 246 au sud-est.

La route départementale 973 traverse la commune à l'est entre la Bastidonne et Mirabeau.

Gare à Pertuis vers Aix-en-Provence et Marseille.

Gares TGV à Aix-TGV Arbois (35 min) ou Avignon-TGV (1 h 15)

En fonction des destinations plusieurs aéroports.

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de La Tour-d'Aigues par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[1] :

Ville Marseille Montpellier Nice Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

50 km

(S)

135 km

(S-O)

138 km

(S-E)

233 km

(N)

331 km

(O)

505 km

(O)

567 km

(N-E)

623 km

(N)

679 km

(N-O)

741 km

(N-0)

791 km

(N)

Relief[modifier | modifier le code]

Vue de La Tour d'Aigues depuis la D 246

Le territoire est un ensemble de collines et vallons avec une augmentation des écarts du relief à l'est et au nord. Le village se situe à 270 mètres d'altitude moyenne, mais à d'autres endroits de la commune, les collines qui entourent le village sont assez hautes : la Turquerie 447 mètres, Bellair 377 mètres, la Gassaude 443 mètres ou la Bourguette 368 mètres.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le versant sud du Massif du Luberon, qui correspond au Pays d'Aigues dans sa partie orientale, est essentiellement composé de marnes, galets et calcaires du Miocène[2]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

  • Tableau des tremblements de terre remarquables.[4]
Année Description des dégâts Éventuelle évaluation de l'intensité Épicentre
13 décembre 1509 Dégâts inconnus 5,5 échelle de Richter inconnu
24 avril 1535 effondrement des voûtes de l'église
plusieurs maisons effondrées ou lézardées
évaluation impossible inconnu
24 avril 1708 quelques dégâts 5,5 Manosque
19 mars 1812 quelques maisons écroulées. 5 Beaumont-de-Pertuis
24 février 1818 (10 h 10) Pas de dégâts. 2-3 Aix-en-Provence
11 juin 1909 Dommages causés aux édifices publics et privés. 6,2 Lambesc
1994 Les secousses sont ressenties par les habitants, fissures faible Beaumont-de-Pertuis et environs

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière de l'Èze. Cette rivière, qui borde le village, a joué un rôle important dans le développement de la commune ainsi que ses petits affluents l'Ourgouze, le Riou, les Mays, le Cayoux, le Thor et le Lauron..

La Durance borde la commune au sud et sert de limite naturelle entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône[5]. C'est une rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[6]) aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.

La commune a connu de 1986 à 1994 neuf inondations et coulées de boue (dont 2 à deux jours d'intervalle en 1987), ainsi qu'une grosse tempête qui ont été reconnues catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publiés au Journal Officiel[7].

Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O.
Tempête 6 novembre 1982 10 novembre 1982 30 novembre 1982 2 décembre 1982
Inondations et coulées de boue 26 août 1986 26 août 1986 17 octobre 1986 20 novembre 1986
Inondations et coulées de boue 23 août 1987 24 août 1987 2 décembre 1987 16 janvier 1988
Inondations et coulées de boue 26 août 1987 27 août 1987 2 décembre 1987 16 janvier 1988
Inondations et coulées de boue 7 avril 1988 7 avril 1988 7 octobre 1988 23 octobre 1988
Inondations et coulées de boue 24 mai 1990 24 mai 1990 7 décembre 1990 19 décembre 1990
Inondations et coulées de boue 21 septembre 1992 23 septembre 1992 19 mars 1993 28 mars 1993
Inondations et coulées de boue 22 septembre 1993 24 septembre 1993 11 octobre 1993 12 octobre 1993
Inondations et coulées de boue 6 janvier 1994 12 janvier 1994 26 janvier 1994 10 février 1994
Inondations et coulées de boue 4 novembre 1994 6 novembre 1994 21 novembre 1994 25 novembre 1994

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

La station météorologique de référence est située à 7 kilomètres au sud à Pertuis[8].

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[9]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une ligne régulière de cars de TransVaucluse 17.1 sur le trajet Aix-en-Provence - Pertuis - Cabrières-d'Aigues[10].

La commune bénéficie de transports scolaires du Conseil Général pour acheminer les élèves au Lycée Val de Durance de Pertuis.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[11] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 4,53 % 188,90
Zones agricoles 64,85 % 2 702 68
Zones naturelles 30,46 % 1 269 31
Total 100 % 4 167 72

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

La Tour-d'Aigues comptait 1 865 logements en 2007 (1 808 en 1999[12]). Les constructions anciennes, mais également neuves, sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 17,9 % des résidences principales dataient de 1990 et plus contre 16,5 % en France et 29,4 % furent construites entre 1975 et 1989.

Les résidences principales représentent 1 558 logements, soit 83,5 % du parc, réparties à 81,2 % en maisons individuelles (85,8 % en 1999) et à 18,4 % en appartements (10,7 % en 1999) (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine)[13]. Les propriétaires de leurs logements constituent 67,0 % des habitants, contre 28,9 % qui ne sont que locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine)[14].

Type d'habitat[modifier | modifier le code]

Maison en hauteur[modifier | modifier le code]

Ce type de maison est assez généralisé dans le centre-ville. Fernand Benoit explique que « son originalité consiste à placer les bêtes en bas, les hommes au-dessus », suivant une tradition méditerranéenne. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage[a 1]. L'édification de ces maisons date pour la plupart du XVIe siècle, période où les guerres de religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Les guerres finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexesErreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; noms incorrects, par exemple trop nombreux..

En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles - ces maisons ayant perdu leur statut agricole - sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier[a 2]. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade[a 3].

La présence de terrasses ou balcons était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles, elle était nommée galarié ou souleriè[a 4].

Maison à terre[modifier | modifier le code]

Compartimenté dans le sens de la longueur, ce type de maison représente un stade d'évolution plus avancé que la « maison en hauteur ». Il est caractéristique de l'habitat dispersé qui se retrouve dans la basse vallée du Rhône, dans celle de la Durance et plus ponctuellement dans les vallées annexes comme celle du Calavon[a 5]. C'est l'habitation traditionnelle des pays de « riche culture »Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; noms incorrects, par exemple trop nombreux..

Ce type de maison est divisé en deux parties très distinctes dans le sens de la longueur. Le rez-de-chaussée est occupé par une salle commune dans laquelle est intégrée la cuisine. Très souvent se trouve à l'arrière un cellier contenant la réserve de vin et une chambre. Un étroit couloir, qui permet d'accéder à l'étage, sépare cet ensemble de la seconde partie réservée aux bêtes. Celle-ci se compose, dans la plupart des cas, d'une remise qui peut servir d'écurie et d'une étable. L'étage est réservé aux chambres et au grenier à foin qui correspond par une trombe avec l'étable et l'écurieErreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; noms incorrects, par exemple trop nombreux..

La construction d'un tel ensemble étant étalée dans le temps, il n'y avait aucune conception architecturale pré-établie. Chaque propriétaire agissait selon ses nécessités et dans l'ordre de ses priorités. Ce qui permet de voir aujourd'hui l'hétérogénéité de chaque ensemble où les toitures de chaque bâtiments se chevauchent généralement en dégradé[a 6].

À cet ensemble, s'ajoutaient des annexes. Une des principales était la tour du pigeonnier, mais la maison se prolongeait aussi d'une soue à cochons, d'une lapinière, d'un poulailler et d'une bergerieErreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; noms incorrects, par exemple trop nombreux..

Le pigeonnier devint, après la Révolution, la partie emblématique de ce type d'habitat puisque sa construction signifiait la fin des droits seigneuriaux, celui-ci étant jusqu'alors réservé aux seules maisons nobles. Il était soit directement accolé à la maison mais aussi indépendant d'elle. Toujours de dimension considérable, puisqu'il était censé anoblir l'habitat, il s'élevait sur deux étages, le dernier étant seul réservé aux pigeons. Pour protéger ceux-ci d'une invasion de rongeurs, son accès était toujours protégé par un revêtement de carreaux vernissés qui les empêchait d'accéder à l'intérieurErreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; noms incorrects, par exemple trop nombreux..

Toponymie[modifier | modifier le code]

Perchée sur un mamelon au bord de la rivière d'Èze, La Tour-d'Aigues doit son nom à une fortification médiévale établie au XIe siècle. Une de ses graphies du XIIIe siècle, Turre de Aquis, lie ce toponyme au Pagus Aquensis, de l'antique Aquæ Sextiæ (Aix-en-Provence)[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Deux stations néolithiques ont été fouillées sur le territoire de la commune. Celle du Rougas a permis d'exhumer haches et herminettes, quant à celle de la Gassaude, outre un matériel lithique identique, elle a livré une hache de bronze[16]. Cette faible présence préhistorique se confirme lors de la colonisation romaine. Seul un autel votif, en marbre blanc, dédié à Mars Belado, permet d'indiquer la présence d'un lieu de culte[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C’est en 1002 puis en 1018 que l’on trouve les plus anciennes mentions d’une « Turris »[17]. Ce nom est confirmé au cours du XIIIe siècle puisqu'en 1253 apparaissent el castell de la Turre de Aquis et in Castro de Turri[16].

Ce lieu, possession de comtes de Forcalquier, passa ensuite par mariage à la maison de Sabran, vers la fin du XIIe siècle, puis aux Agoult en 1410[16]. Du XIIe siècle au milieu du XIVe, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait une église rurale, qui fut église paroissiale et prieuré[18].

Le bourg ne résista pas aux assauts de Raymond VIII de Turenne, en 1390 et fut en partie détruit. Ce revers plus les épidémies vida le bourg de sa population. Cette crise profita en particulier à Fouquet d'Agoult qui ajouta à son territoire le Tourel, La Bastidonne, Saint-Martin-de-la-Brasque et Cabrières-d'Aigues[19].

Ermenganus de Sabran, viguier de Marseille (1337), damoiseau était originaire de La Tour d'Aigues et seigneur de ce lieu. Le chevalier Guillaume de Sabran, viguier de Marseille (1331), le fut tout autant. Guillaume avait l'esprit retors car le roi du faire demander à son sénéchal, en 1341 et 1342, de mettre fin à ses excès et à ceux qui le suivaient[20].

Les Templiers possédaient une maison à La Tour-d'Aigues, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie[21].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Vue générale du château.

Raymond d'Agoult, fils de Fouquet d'Agoult étant mort sans postérité mâle en 1503, ses biens passèrent à la branche féminine de cette famille. Sa sœur Jeanne épouse Antoine de Bolliers, vicomte de Reillanne, et noble de Centallo[22]. Il fit venir des paysans de ses fiefs du Piémont pour mettre les terres en valeur. Leur fils françois épouse Mérite de Trivulce, elle aussi originaire du Piémont, qui deviendra la célèbre "Dame de Cental" au moment du Massacre de Mérindol[23], « bonne pour ses sujets, fière et forte face au Parlement de Provence et à Maynier d'Oppède en particulier »[23].

Le fief passa aux Agoult de Sault en 1584. Il fut ensuite en possession des Lesdiguières, puis d'un éphémère Villeroy en 1617 et enfin des Bruny en 1719, riches négociants marseillais mais peu aimés des habitants[24].

La peste arriva en Pays d'Aigues, en 1630 / 1631, et ravagea la commune[16].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Gravure du château avant l'incendie de 1780

Les Villeroy, ruinés, furent contraints de revendre le château Renaissance qu'avait fait construire Nicolas de Bolliers en 1550[25]. Ce fut Jean-Baptiste Bruny, issu de la noblesse de blouse marseillaise qui se porta acquéreur. Son petit-fils, Jérôme Bruny, président à mortier du Parlement[16], le transforma en un véritable musée que Darluc décrit dans son Histoire naturelle de la Provence en 1750 :

« Tout curieux, tout amateur qui vient en Provence, doit passer par La Tour-d'Aigues et voir ce château qui égale les plus somptueux édifices. Ses eaux, son parc, ses jardins, en font un des séjours les plus agréables de la province ; on le prendrait pour une maison royale[25]. »

Ce musée abrite en outre la collection conchyliologique de Antoine Joseph Dezallie

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. De 1793 à 1801 La Tour-d'Aigues fut chef-lieu de canton comprenant également La Bastidonne, Mirabeau, Peypin-d'Aigues et Saint-Martin-de-la-Brasque[26]

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Créé en 1966, par Amédée Giniès, une Union des caves coopératives du Luberon, le « Cellier de Marrenon », eut pour mission d'embouteiller et de commercialiser leur production vinicole. Cette Union, qui s'est aujourd'hui ouverte à des vignerons indépendants, est présidée par Jean-Louis Piton et met en marché la plus grande partie des côtes-du-luberon[27]. C'est l'entreprise la plus importante de la commune. Celle-ci fait partie de la Communauté de communes Luberon-Durance depuis le 29 septembre 2000.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'électorat de La Tour-d'Aigues est un électorat assez ancré à gauche.

Élections locales[modifier | modifier le code]

Cantonales[modifier | modifier le code]

Le canton de Pertuis qui fait partie de la seconde série des cantons et a été renouvelé lors des élection cantonale de 2008, L'élection a eu lieu les 9 et 16 mars en même temps les élections municipales. Six candidats se sont présentés Maurice Lovisolo (PS), conseiller général sortant et maire sortant de La Tour d'Aigues, Marie-Ange Conté (UMP), Stéphane Fabresse (MoDem), Pierre Goubert (FN), Remy Grangeon (PCF) et Thierry Liotard DVD.

Le 21 mars 2004 lors du premier tour il y a eu 1 993 votants pour 3 164 inscrits soit une participation de 62,99 %(64,20 % pour la canton[28]). Maurice Lovisolo (PS) est arrivé très nettement en tête avec 59,53 % des voix (43,66 % au niveau du canton), devant Marie-Ange Conté (UMP) avec 15,37 % (21,74 % pour le canton) et Remy Grangeon (PCF) avec 10,79 % (15,49 %).

Le second tour a eu lieu le 21 mars 2004. Il y a 1 729 votants pour 3 164 inscrits soit une participation de 54,65 % (58,99 % pour la canton). Maurice Lovisolo (PS) est très largement réélu avec 71,96 % des voix (62,31 % au niveau du canton) au détriment de Marie-Ange Conté (UMP) qui obtient 28,04 % des voix (38,69 % au niveau cantonal)[29].

Législatives[modifier | modifier le code]

Aux Élections législatives de 2007 pour la Deuxième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vu Jean-Louis Joseph (PS) arriver en tête avec 33,45 % devant Jean-Claude Bouchet (UMP) avec 29,56 %, viennent ensuite Maurice Giro (Divers droite) avec 10,96 %, Nicole Bouisse (UDF) avec 7,74 % et Marie-Odile Ray (FN) avec 5,30 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Le second tour a vu arriver en tête Jean-Louis Joseph avec 51,49 % (résultat circonscription[30] : 44,72 %) contre 44,30 % pour Jean-Claude Bouchet (résultat circonscription : 55,28 %). Abstention quasiment identique à La Tour-d'Aigues avec respectivement 37,70 % et 37,13 % aux deux tours que dans la circonscription (37,93 % et 38,68 %)[31].

Élections nationales[modifier | modifier le code]

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour (abstention : 14,59 %) a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 29,90 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 23,91 %, François Bayrou (UDF) avec 14,43 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 13,76 % et Olivier Besancenot avec 4,40 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2,5 %. Le second tour (abstention 12,82 %) a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 55,04 % (résultat national : 53,06 %) contre 44,96 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94)[32].

Référendum[modifier | modifier le code]

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 2 955 inscrits, 2 166 ont voté, ce qui représente une participation de 73,30 % du total, soit une abstention de 26,70 %. Il y a eu une forte victoire du non avec 1 191 voix (55,94 %), 938 voix (44,06 %) s'étant prononcées contre et 37 (1,71 %) étant des votes blancs ou nuls[33].

Européennes[modifier | modifier le code]

À l’Élection européenne de 2004, Michel Rocard (PS) avec 32,38 %, suivi par Françoise Grossetête (UMP) est arrivé en tête avec 14,15 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 12,77 %, Jean-Luc Bennahmias (écologie) avec 9,92 %, Thierry Cornillet (UDF) avec 9,08 %, Patrick Louis (MPF) avec 4,92 % et Manuella Gomez (PCF) 4,69 % ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %[34].

À l’Élection européenne de 2009, Françoise Grossetête (UMP) est arrivée en tête avec 25,20 %, suivie par Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 19,28 %, Vincent Peillon (PS) avec 18,26 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 9,42 %, Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche) 7,30 %, Jean-Luc Bennahmias (Modem) avec 6,28 % et Raoul-Marc Jennar (NPA) avec 6,14%; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4,2 %. Le taux de participation a été de 44,39 %[35].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 2 470 inscrits, 1 838 ont voté, ce qui représente une participation de 74,31 %, soit une abstention de 25,69 %. Il y a eu une victoire du non avec 983 voix (55,13 %) contre 800 voix (44,87 %) qui se sont prononcées pour le oui, 55 votes (2,99 %) étant blancs ou nuls[36].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 27 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[37]). Lors du scrutin de 2008 l'unique liste en présence Vivre ensemble à la Tour conduite par Jean-François Lovisolo, fils du maire sortant Maurice Lovisolo, obtient 1 348 voix soit 100 % mais avec 30,37 % de blancs ou nul, pour une participation de 61,11 %[38].

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1977 Henri Sauvecanne    
mars 1977 mars 2008 Maurice Lovisolo PS Conseiller général depuis 1988
Vice-président du conseil général
mars 2008 en cours Jean-François Lovisolo PS  

Instances administratives et juridiques[modifier | modifier le code]

La Tour-d'Aigues est une des quatorze communes du canton de Pertuis qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance no 2009-935 du 29 juillet 2009 elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse).. La Tour-d'Aigues fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir fait partie du canton de La Tour d'Aigues de 1793 à 1801[26].

La commune fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[39].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Tour-d'Aigues fait partie de la Communauté de communes Luberon-Durance dont elle a le siège à la mairie.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté de communes Luberon-Durance.

La commune, de par la communauté de commune, fait partie du Syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal crée en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vie-président du Conseil général de Vaucluse)[40]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune (à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[41].

Risques divers sur la commune[modifier | modifier le code]

La PAF en formation diamant

En plus des risques sismiques, d'inondations et de proximité du centre d'études nucléaires de Cadarache, la commune a deux autres risques :

Un troisième pipeline reliant les raffineries Fos-sur-Mer au centre de stockage de Manosque traverse la commune sur un axe ouest/est venant de Pertuis et partant sur Grambois[42],[43]. Des exercices de gestion de crise, en collaboration avec la société Arkema, ont lieu sur le tracé de ces pipelines d'éthylène.

Au-dessus de la commune de La Tour-d'Aigues se trouvent les zones aériennes réglementées R101 (de 3 000ft au FL075)[44] et R71 (du FL075 au FL195)[45] dites zones de Salon. Ces zones servent d'école de pilotage aux pilotes militaires de l'École de l'air de la Base aérienne 701 Salon-de-Provence avec des Jodel D-140 mousquetaire, d'entrainement au pilotage sans visibilité (VSV) avec des D140 ou des Tucano (très bruyants), d'entrainement à la voltige avec des Cap 20 ainsi qu'aux passages des Alpha Jet de la Patrouille de France.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à La Tour-d'Aigues en 2009[47]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,36 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,55 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 43,16 % 0,25 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[48]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de La Tour-d'Aigues est assez stable entre 1793 et 1901, elle baisse légèrement suite aux première et Seconde Guerre mondiales. Depuis entre 1975 et 1999 la population a fortement augmenté de 16 % entre 1975 et 1982, 33 % entre 1982 et 1990 et 16 % entre 1990 et 1999, avant de voir cette forte augmentation se ralentir au dernier recensement (+1,4 %). Durant cette période, cette forte croissance de 4 % annuels entre 1982 et 1990 est plus due au solde migratoire qu'au solde naturel[49]. Un autre élément extérieur au département explique cette croissance : l'ouverture du centre d'études nucléaires de Cadarache le 14 octobre 1959[50] participa à cette croissance de population entre 1962 et 1990[51] mais aussi en 1962 des rapatriés d'Afrique du Nord.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

En 2011, la commune comptait 4 028 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 296 2 200 2 286 2 475 2 470 2 312 2 244 2 300 2 379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 435 2 440 2 373 2 309 2 416 2 257 2 122 2 114 2 076
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 000 1 883 1 874 1 824 1 980 1 832 1 862 1 813 1 897
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 977 2 103 2 070 2 433 3 328 3 860 3 912 3 919 4 028
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[52].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution démographique 1962-1999

1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 évolution 1962-1999
Naissances 171 210 138 282 396 1 197
Décès 144 164 209 277 352 1 146
Solde naturel 27 46 -71 5 44 51
Solde migratoire 99 -79 434 890 488 1 832
Variation absolue population 126 -33 363 895 532 1 883
Taux natalité annuel pour 1000 14,10 14,40 8,80 12,60 12,40
Taux décès annuel pour 1000 11,90 11,30 13,40 12,40 11,00
Sources des données : Insee[53]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de La Tour-d'Aigues en 1999[54] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
> 95
0,7 
7,0 
75-64
11,4 
14,2 
60-74
15,2 
19,2 
45-59
18,4 
21,3 
30-44
21,2 
17,6 
15-29
15,3 
19,9 
0-14
14,8 
Pyramide des âges de la commune de La Tour-d'Aigues en 1990[54] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
> 95
0,2 
5,4 
75-64
10,5 
15,3 
60-74
14,8 
14,8 
45-59
16,2 
23,5 
30-44
21,7 
20,2 
15-29
18,1 
20,7 
0-14
18,4 

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La ville de La Tour-d'Aigues a une superficie de 41 30 km2 et une population de 4 057 habitants, ce qui la classe[55] :

Rang Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 2 520e 1 750e 8 202e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur 199e 206e 295e
Blason département fr Vaucluse.svg Vaucluse 30e 20e 58e
Arrondissement d'Apt 6e 9e 15e
Canton de Pertuis 2e 3e 4e

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Tour-d'Aigues dispose d'une école maternelle L'Orangerie, une école primaire Lucie Aubrac et un collège Albert Camus[56] ainsi que l'établissement privé Notre-Dame qui accueille les élèves de la maternelle au collège. Les élèves poursuivent ensuite au Lycée Val de Durance[57] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[58] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[59] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs clubs sportifs à La Tour-d'Aigues:

Le club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues propose comme activité sportive : l'aikido[60], le badminton[61], le judo[62], la gymnastique[63], le karaté-yoseikan[64], le Gi-Gong[65], la randonnée[66], le tir à l'arc (les archers du château)[67] et le volley-ball[68].

Le Basket-ball avec le Basket Club Sud Luberon[69], l'escalde avec les Grimpeurs du Sud Luberon[70], football l'US Touraine[71], le vélo avec le Cyclo Club Tourain[72].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'un centre social, de plusieurs cabinets médicaux, et de deux pharmacies.

Médias[modifier | modifier le code]

La Tour-d'Aigues a d'abord bénéficié de la radio FM : Radio 2L (radio 2 Luberon) qui a émis sur 88.0 Mhz de 1981 à 1988 (Studio principal à Ansouis et un autre à Pertuis), ensuite la radio a été absorbée par Radio Zinzine. En 2007, les Tourrains ont une web radio basée à La Tour-d'Aigues : RadioSudLuberon. En 2009, après sa disparition, les tourrains se sont tournés vers la webradio de Pertuis :StudFM[73]. Studfm, dont la devise est « La radio en direct de Pertuis », a été créée par une association loi 1901 : Mégalodon Diffusion sise à Pertuis (et déclarée le 22 juillet 2008 à la sous-préfecture d'Apt). Elle émet sur le Web depuis début 2009 et est animée par des bénévoles. Elle a de nombreux soutiens locaux : le GEPE (groupement des entreprises pertuisiennes et des environs), les vitrines de Pertuis (association des commerçants), la ville de Pertuis, le département de Vaucluse mais aussi des commerces indépendants. Et depuis le 20 novembre 2010 StudFM émet également sur la fréquence 97,7 MHz et couvre les communes à l'ouest jusqu'à Rognes, au nord Cucuron, à l'est La Bastide des Jourdans et au sud Les Platanes[74].

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de La Tour-d’Aigues dessert les communes avoisinantes de La Bastidonne, La Motte-d’Aigues, Peypin-d’Aigues et Saint-Martin-de-la-Brasque. Tout proche se trouvent deux lieux de cultes qui servent alternativement aux religions catholique, protestante et musulmane. Ce sont les chapelles de la Charité à Pertuis et de Notre-Dame de Beauvoir à Beaumont de Pertuis[75].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité des ménages[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 305 € pour 2 280 foyers fiscaux, seul 53,6 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net de 35 354 € représentant un impôt moyen de 2 258 €[12],[76].

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 2 467 personnes (2 366 en 1999), parmi lesquelles on comptait 70,6 % d'actifs dont 63,7 % ayant un emploi et 6,8 % de chômeurs (contre 9,9 % en 1999)[77]. En 2007, 32,6 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à La Tour-d'Aigues, 28,4 % dans une autre commune du département de Vaucluse, 37,5 % dans un autre département, principalement le département des Bouches-du-Rhône et 1,6 % dans une autre région[78].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de La Tour-d'Aigues[Note 3] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et « ouvriers » et une sur-représentation des « agriculteurs », des « artisans et commerçants » et des « employés » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
La Tour-d'Aigues 5,5 % 12,8 % 11,2 % 30,5 % 25,2 % 14,8 %
Moyenne nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %
Sources des données : Insee[77]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, on comptait 1 585 emplois dans la commune, contre 1 405 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 1 153, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 72,8 % (contre 73,1 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre approximativement un emploi pour tous les tourrains actifs[77].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à La Tour-d'Aigues fait apparaître l'importance des secteurs du commerce, des transports et des services. L'emploi tertiaire représente 69 % du total des emplois à La Tour-d'Aigues, contre plus de 75 % en France métropolitaine.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
La Tour-d'Aigues 7,6 % 8,5 % 12,7 % 29,1 % 42,0 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : Insee[77]

Industrie[modifier | modifier le code]

Le secteur secondaire se concentre sur une activité artisanale liée au bâtiment (électricité, plomberie, maçonnerie ou travaux publics), à l'entretien du matériel agricole et à l'approvisionnement du secteur viticole par une coopérative (CAPL).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[79].

On trouve sur la commune hôtel, camping, chambres d'hôtes et gites.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Pomme de terre[modifier | modifier le code]

Logo pomme de terre pertuis.jpg

En 2008 la confrérie de la pomme de terre de Pertuis[80] est créée. Au dernier recensement de l'agriculture, en 1979, 111 hectares de pomme de terre étaient cultivés ici et Pertuis et sa région fournissait plus de 10 % de la production de Vaucluse[81]. Et le 29 janvier 2010 la pomme de terre de pertuis devient une marque[82]. des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles ;

Appréciée pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle possède des caractéristiques liées au terroir sableux-limoneux très favorable de la plaine de la Durance.Une pomme de terre à chair jaune : les variétés les plus cultivées sont Monalisa et Samba non lavée, ce qui en favorise la conservation cultivée dans la région de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionnée en sacs portant le logo officiel de la « Pomme de terre de Pertuis ».

La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de La pomme de terre de Pertuis : le Pays d'Aix en Provence, le Luberon et la Vallée de la Durance[83].

Vignes[modifier | modifier le code]

La commune produit des vins ayant quatre appellations reconnues par INAO[84], un AOC Luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément avoir le label Indication géographique protégée (IGP) Vin de pays d'Aigues[Note 5].qui peuvent être blanc[85], rosé[86], rouge[87].Les viticulteurs produisent aussi un autre label IGP les Vins de Pays de Vaucluse[88] qui peuvent être blanc[89], rosé[90], rouge[91]. Mais également un autre label IGP Vin de Pays Le Méditerranée qui peut être blanc[92], rosé[93], rouge[94]. Le cellier de Marrenon produit des AOC Luberon mais aussi des AOC Ventoux[95], il produit aussi des vins bio sous l'appellation Organic by Marrenon[96]

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[97]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentent au sein de l'oliveraie[97],[98].

Dans la commune de La Tour d'Aigues quelques oliveraies répondent à ses critères.

Agneau de Sisteron[modifier | modifier le code]

Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale pendant 60 jours minimum, ayant un âge compris entre 70 et 150 jours et pesant près de 13 à 19 kg. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[99], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge agneau de Sisteron accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[100],[101]. On en trouve à la Tour-d'Aigues dans l'élevage ovin et caprin de Séverine Cousin[102]

Cerises[modifier | modifier le code]

À La Tour d'Aigues sont cultivées des cerises ayant l'Indication géographique protégée: cerises du Ventoux à savoir que la cerise des coteaux du Ventoux se caractérise par sa production dans la zone des coteaux du Ventoux, par sa cueillette à maturité optimale et par son calibre moyen minimum garanti à 24 mm[103].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Sept entreprises dépassent 1 500 000 € de chiffre d'affaires en 2009. Union Vigneron Côtes du Luberon (Commerce de gros (commerce interentreprises) de boissons) crée le 1er avril 1986, SCA Valdeze (Vinification) immatriculée le 9 septembre 2002, Provence Impressions (Travaux de revêtement des sols et des murs) crée le 14 novembre 2000, - Gualchierotti automobiles (Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers) crée le 28 mai 1983, Les jeunes Charpentiers (Travaux de menuiserie bois et pvc) crée le 2 mai 1988 avec un chiffre d'affaires 2 788 775 €, Vitifruits (Commerce de gros (commerce interentreprises) de fruits et légumes) 1mmatriculèe le 25 octobre 2002 et SARL Fabre (Travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment)crée le 1er novembre 1981.

Société Chiffre d'affaires Bénéfice Net Emploi
2009 2008 Variation
sur 12 mois
2009 2008 Variation
sur 12 mois
2009 2008
Union Vigneron Côtes du Luberon (UVCL)[104] n.c. 30 460 000 n.c. 320 000 n.c. 50
Valdèze[105] 8 760 000 9 610 000 -8,84 % 40 000 110 000 -63,64 % n.p. n.p.
Provence Impressions[106] 4 587 000 4 201 000 +9,19 % 23 000 -154 000 +114,94 % 27 31
Gualchierotti automobiles[107] 2 958 000 2 749 000 +7,60 % 44 000 89 000 +102,27 % 16 15
Les jeunes Charpentiers[108] 2 788 000 3 183 000 -12,41 % 48 000 24 000 +100,00 % 19 19
Vitifruits[109] 1 635 000 1 883 000 -13,17 % -190 000 -8 000 -2 275,00 % n.p. n.p.
SARL Fabre[110] 1 606 000 1 444 000 +11,22 % -87 000 73 000 +19,18 % n.p. n.p.

NOTE : n.p = non précisé, n.c. = non communiqué

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble du château de La Tour-d'Aigues
  • Église Notre-Dame de Romégas du XIIIe au XVIIIe siècle, classée depuis le 5 décembre 1984[112]
  • Musée de la faïence dans les caves du château. C'est fortuitement qu'on a retrouvé, au cours de travaux réalisés dans les caves du château, une grande quantité de céramiques vernissées, base de cette collection. Pour l'essentiel, il s'agit de pièces blanches ou polychromes, réalisées dans la fabrique de Jérôme Bruny à La Tour-d'Aigues entre 1750 et 1785. En contrepoint, des porcelaines européennes (Delft, Moustiers, Marseille) et asiatiques (Chine, Japon) du XVIIIe siècle, des médaillons en marbre du XVIe siècle et des carreaux de pavement en terre cuite émaillée (XVIIe-XVIIIesiècles) viennent éclairer cette présentation. Le château de La Tour-d'Aigues est un lieu d'exposition. En 2010, du 10 septembre au 27 novembre, il a accueilli les œuvres de Léon Sagy, dont ses vases et objets décoratifs en terres mêlées, marbrées et flammées[115].

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Tous commerces sur place et proximité de Pertuis.
  • Marché le mardi et marché paysan le jeudi

Culture[modifier | modifier le code]

Il y a une bibliothèque municipale dans le centre-ville, un bibliobus desservant la commune et une association « Les amis du Livre »[116]. Le village est l'un des rares à avoir en ses murs une maison d'édition d'importance nationale, les « Éditions de l'Aube »[117], qui éditent, entre autres, Václav Havel et le prix Nobel de littérature Gao Xingjian.

Animations[modifier | modifier le code]

  • Mai : marché potier le 1er mai.
  • Juin : Marché les artisans du goût - Fête de la Saint-Jean.
  • Juillet : Vide greniers - concours de boules - fête votive.
  • Juillet/Août : festival du Luberon.
  • Août : foire à la brocante.
  • Septembre : journée des associations.
  • Octobre : journée des sports.
  • En octobre ou novembre se dispute depuis 1997 le Marathon de Provence-Luberon[118] qui comporte plusieurs épreuves : marathon (individuel et en duo), semi-marathon (21 km), 10 km et randonnée. Après avoir débuté en 1997 avec 1 010 concurrents et culminé à 4 000 concurrents en 2004, l'édition 2010 a accueilli 3 111 concurrents et a été parrainée par deux champions Dominique Chauvelier et David Antoine[119].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de La Tour-d'Aigues

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une bande d'or coupée d'argent, à un bouc de gueules[120],[16]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Avignon, Aubanel,‎ 1992 (ISSN 2700600614)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon,‎ 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barthélemy,‎ 1986 (ISBN 2903044279)
  • Patrick Ollivier-Elliot, Luberon,Pays d'Aigues, Édisud,‎ 2008 (ISBN 978-2-7449-0764-7)
  • Gustave Delestrac ancien député de Vaucluse, décédé à La Tour d'Aigues en 1933

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Y compris les actifs sans emploi
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee
  5. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. p. 48
  2. p. 50
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées FB49.
  4. p. 51
  5. p. 54
  6. p. 56

Références internet[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Distance entre La Tour-d'Aigues et les plus grandes villes Françaises », Annuaire Mairie
  2. [PDF] Géologie en Pays d'Aigues
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. « Risque de tsunami en Provence? Séismes et tsunamis en Méditerranée », sur le site web-provence.com,‎ janvier 2005 (consulté le 3 janvier 2011)
  5. « Cours d'eau : rivière la Durance (X---0000) », sur le site du service d’administration national des données et référentiels sur l’eau (SANDRE)
  6. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  7. « Arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle », sur le site de la Direction générale de la prévention des risques / Ministère du Développement Durable en partenariat avec Réseau Ideal, Sciences Frontières Production et l'Institut français des formateurs risques majeurs éducation.,‎ 21 mai 2010
  8. « Station météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo
  9. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  10. « La ligne de transports inter-urbain Pertuis-Cabières-d'Aigues », sur provence-weekend.com
  11. (fr) « La Tour-d'Aigues », Parc du Luberon
  12. a et b (fr) « Chiffres clés de La Tour-d'Aigues », Insee,‎ juin 2010
  13. « Catégories et types de logements en France Métropolitaine », Insee,‎ 2007
  14. « Résidences principales selon le statut d'occupation en France Métropolitaine », Insee,‎ 2007
  15. A. Dauzat et ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, Paris, 1977, p. 1675 et 1940
  16. a, b, c, d, e, f et g Robert Bailly, op. cit., p. 424.
  17. LES ORIGINES / Du XIe au XVIe siècle au Château de La Tour-d'Aigues
  18. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne et Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 231
  19. Patrick Ollivier-Elliot, op. cit. p 195.
  20. AD du 13, série B195f168v
  21. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, coll. Rivières et vallées de France (ISBN 2-70899503-0), p. 73
  22. "Guide historique du Luberon vaudois", par Gabriel Audisio, page 62, Editions du Parc naturel régional du Luberon, mars 2002
  23. a et b "Guide historique du Luberon vaudois", par Gabriel Audisio, page 62, Editions du Parc naturel régional du Luberon mars 2002
  24. Patrick Ollivier-Elliot, op. cit. p 194.
  25. a et b Robert Bailly, op. cit., p. 425.
  26. a, b et c Cassini
  27. Le Cellier de Marrenon
  28. « Résultats cantonales 2008: Canton de Pertuis », Ministère de l'Interieur
  29. « Résultats cantonales 2008: Canton de Pertuis, Ville de La Tour d'Aigues », Ministère de l'Interieur
  30. « Élections législatives de 2007 : 2ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  31. « Élections législatives de 2007 : La Tour-d'Aigues - 2ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  32. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 29 mai 2005
  33. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 29 mai 2005
  34. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 13 juin 2004
  35. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 7 juin 2009
  36. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 20 septembre 1992
  37. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  38. « Résultats élections municipales 2008 à La Tour-d'Aigues », sur linternaute.com
  39. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  40. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  41. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  42. « Fos-Manosque en Pipeline », sur euro-petrole.com[PDF],‎ 6 décembre 2007
  43. « Un nouveau pipeline en France », sur Batiactu.com,‎ 19 décembre 2007
  44. Manuel d'Information Aéronautique, partie En-Route, page ENR 5.1-28, publié par le Service de l'information aéronautique
  45. Manuel d'Information Aéronautique, partie En-Route, pages ENR 5.1-24, 5.3-4 et 5.3-5 publié par le Service de l'information aéronautique
  46. « Jumelage La Tour d'Aigues/Berchidda », France Diplomatie
  47. « Impots locaux à La Tour-d'Aigues », taxes.com
  48. Loi no 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  49. « Recensement 2007 à La Tour-d'Aigues :évolution et structure de la population », Insee
  50. « Le centre de Cadarache », CEA Cadarache
  51. Jacques Gallas, Jean-Pierre Locci, René Grosso et Sylvestre Clap, Histoire de Vaucluse, Avignon, Alain Barthélemy,‎ 1993, 388 p. (ISBN 2-87923-011-X), p. 226
  52. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  53. « Recensement 1999 », Insee
  54. a et b (fr) La Tour-d'Aigues sur le site de l'Insee
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  56. « Site du collège Albert Camus », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
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  60. « L'aikido au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  61. « Le badminton au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  62. « Le judo au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  63. « La gymnastique au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  64. « Le karaté-yoseikan au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  65. « Le Gi-Gong au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  66. « La randonnée au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  67. « Les archers du château au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  68. « Le volley au club Arts, Sports et Loisirs en Pays d'Aigues », sur artsetloisirs84.fr
  69. « Basket en Pays d'Aigues », sur paysdaigues.fr
  70. « Escalade en Pays d'Aigues », sur paysdaigues.fr
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  83. « carte de la route gourmande », sur lapommedeterredepertuis.fr
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  86. « Fiche de l'Aigues rosé », INAO,‎ 1er août 2009
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  88. « Vignerons de Pertuis produisant du VdP de Vaucluse », Syndicat des Vins de Pays de Vaucluse
  89. « Fiche de l'IGP Vaucluse blanc », INAO,‎ 1er août 2009
  90. « Fiche de l'IGP Vaucluse rosé », INAO,‎ 1er août 2009
  91. « Fiche de l'IGP Vaucluse rouge », INAO,‎ 1er août 2009
  92. « Fiche de l'IGP Méditerranée blanc », INAO,‎ 1er août 2009
  93. « Fiche de l'IGP Méditerranée rosé », INAO,‎ 1er août 2009
  94. « Fiche de l'IGP Méditerranée rouge », INAO,‎ 1er août 2009
  95. « AOC du Cellier de Marrenon », sur marrenon.fr
  96. « Vins bio du Cellier de Marrenon », sur marrenon.fr
  97. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC
  98. Les variétés d'olives
  99. « Site officiel de l'agneau de Sisteron », sur agneaudesisteron.fr
  100. « Homologation agneau de Sisteron du 3 janvier 2005 », sur agneaudesisteron.fr
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  102. « Société séverine cousin », sur societe.com,‎ 20 février 2007
  103. « demande d’enregistrement d’une indication géographique protégée concernant de la cerise des coteaux du Ventoux », Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi,‎ 16 juillet 2003
  104. %5B%5B9 janvier |9%5D%5D %5B%5Bjanvier 2011 |janvier%5D%5D %5B%5B2011|2011%5D%5D « Comptes de la société UVCL », sur société.com
  105. « Comptes de la société Vadèze », sur société.com,‎ 9 janvier 2011
  106. « Comptes de la société Provence Impressions », sur société.com,‎ 9 janvier 2011
  107. « Comptes de la société Gualchierotti automobiles », sur société.com,‎ 9 janvier 2011
  108. « Comptes de la société Les jeunes Charpentiers », sur société.com,‎ 9 janvier 2011
  109. « Comptes de la société Vitifruits », sur société.com,‎ 9 janvier 2011
  110. « Comptes de la société SARL Fabre », sur société.com,‎ 9 janvier 2011
  111. « Fiche PA00082175 : château de la Tour d'Aigues sur la [[Base Mérimée]] », Ministère de la Culture,‎ 4 juin 1993
  112. « Fiche PA00082176 : Église Notre-Dame sur la [[Base Mérimée]] », Ministère de la Culture,‎ 4 juin 1993
  113. « Fiche PA84000024 : Maison d'Estienne du Bourguet sur la [[Base Mérimée]] », Ministère de la Culture,‎ 13 mars 2001
  114. « Fiche PA00082177 : Maison d'Estienne du Bourguet sur la [[Base Mérimée]] », Ministère de la Culture,‎ 13 mars 2001
  115. Exposition Léon Sagy au Château de La Tour d’Aigues, du 10 septembre au 27 novembre 2010
  116. Bibliothèque à La Tour-d'Aigues
  117. Éditions de l'Aube
  118. (en) (es) (it) « Marathon du Luberon », sur marathon-luberon.com
  119. « Site du marathon de Provence-Luberon », sur marathon-luberon.com
  120. Armorial des communes du Vaucluse