La Terre des pharaons

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La Terre des pharaons

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Pyramide de Khéops

Titre original Land of the Pharaohs
Réalisation Howard Hawks
Scénario Harold Jack Bloom
William Faulkner
Harry Kurnitz
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros. Pictures
Continental Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Péplum
Drame
Sortie 1955
Durée 106 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Terre des pharaons (Land of the Pharaohs) est un film américain réalisé par Howard Hawks et sorti en 1955.

Sommaire

Synopsis[modifier]

En Égypte, au IIIe millénaire (vers -2600), au temps de la IVe dynastie, le pharaon Khéops, qui s’est enrichi après plusieurs batailles gagnées, songe à présent à assurer sa descendance et à faire édifier son tombeau. Il sollicite l'esclave-architecte Vashtar pour que celui-ci construise la sépulture la plus majestueuse et la mieux sécurisée jamais réalisée. Parallèlement, pour des raisons économiques, Pharaon rencontre la belle princesse chypriote Nellifer qui ne peut s’acquitter de ses redevances. En contrepartie, elle devient sa femme. Mais elle nourrit de sombres desseins à l’égard de son riche pharaon…

Fiche technique[modifier]

Distribution[modifier]

Production[modifier]

Dans un entretien aux Cahiers du Cinéma[1], Howard Hawks a expliqué avoir réalisé ce film « pour une simple raison : le CinémaScope ». Il trouve en effet que ce procédé est adapté à un tel film, car on peut « montrer beaucoup de choses. »

Au départ, Hawks souhaitait faire un film sur une base aérienne américaine qui avait réellement été construite en Chine, pendant la Seconde Guerre mondiale. Huit mois de travaux auraient été nécessaires, mais l'aérodrome avait été achevé en trois semaines, avec « vingt mille hommes, femmes et enfants, […] portant de petits paniers sur la tête, avec lesquels ils transportèrent les pierres » et construisirent ce terrain d'aviation[1]. La Chine n'ayant pas donné son accord pour ce tournage, il décida de faire un film sur la construction des pyramides d'Égypte, estimant qu'il s'agissait d'une histoire du même type. Il ajoute que « ces entreprises, constructions d'aérodromes ou de pyramides, servent à montrer le pouvoir de l'homme, ce qu'il lui est possible de faire avec la pierre, le sable et les mains[1]. »

Pour ce qui est de la reconstitution historique, l'équipe du film a été aidée par le Département des Antiquités en Égypte ainsi que par « un français » (dont Hawks ne donne pas le nom aux Cahiers du Cinéma, mais dont il dit qu'il vit tout près des pyramides et qu'il « a écrit un grand nombre de livres sur l'histoire Égytienne[1]. ») Cet homme, ainsi que d'autres spécialistes de l'Égypte ancienne, ont renseigné Hawks et ses scénaristes sur les mœurs de cette époque. Hawks déclare avoir tenté de faire un film « aussi réaliste que possible », mais il explique aussi que, par rapport aux questions posées aux égyptologues l'équipedu film n'a sans doute pris en compte que les réponses qui leur convenaient[1]...

Certaines méthodes pour le transport et le maniement des blocs de pierre ont été relaté en accord avec les égyptologues, comme le fait d'utiliser une rampe pour monter les pierres au sommet. D'autres ont été inventées par l'équipe de Hawks, comme celle pour placer les pierres sur le bateau, le procédé pour sceller la pyramide après sa construction. Ces méthodes sont, à l'époque, possibles mais pas avéres[1].

Hawks a pris la liberté de montrer dans le film des chameaux, rares en Égypte à cette époque. Ils lui ont semblé « faire partie intégrante de l'Égypte[1]. » Il a choisi de montrer dans son film l'hypothèse que les ouvriers construisant la pyramide étaient libres au début, puis ont été réduits en esclavage par la suite, la construction s'étendant sur trente ans et nécessitant cent mille hommes[1]. Il dit de cela : « Après quelques années l'exaltation s'éteignit et l'enthousiasme fit place à une sorte de rage collective : voilà notre idée : il y a dans le films quelques scènes sur cette idée, c'est une partie indivisible de l'histoire[1]. »

Bibliographie[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jacques Becker, Jacques Rivette et François Truffaut, « Entretien avec Howard Hawks », Cahiers du Cinéma, no 56, février 1956  repris dans La Politique des auteurs : Entretiens avec dix cinéastes, Cahiers du Cinéma/Éditions de l'Étoile, 1984, 214 p., p. page 79 à 82 

Voir aussi[modifier]

Article connexe[modifier]

Lien externe[modifier]