La Souterraine

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La Souterraine
Vue de La Souterraine
Vue de La Souterraine
Blason de La Souterraine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton La Souterraine
Intercommunalité C.C. du Pays Sostranien
Maire
Mandat
Jean-François Muguay
2014-2020
Code postal 23300
Code commune 23176
Démographie
Gentilé Sostraniens, Sostraniennes
Population
municipale
5 575 hab. (2011)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 15″ N 1° 29′ 10″ E / 46.2374, 1.486246° 14′ 15″ Nord 1° 29′ 10″ Est / 46.2374, 1.4862  
Altitude Min. 284 m – Max. 456 m
Superficie 37,07 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Souterraine (La Sotrane en occitan/marchois, prononcé [la su'trane]) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Limousin.

Bâtie à l'emplacement d'une villa gallo-romaine, La Souterraine a conservé plusieurs témoins de ses fortifications du Moyen Âge dont, près de l'église, la porte Saint-Jean appelée aussi porte de Breith ou porte Notre-Dame. Édifiée aux XIIIe et XVe siècles, elle est ornée de deux tourelles en encorbellement, de créneaux et de mâchicoulis.

La commune de La Souterraine est labellisée Village étape depuis 2000.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville, tel qu’il apparaît la première fois en 1268 (Subterranea), se rapporte à la crypte ou église souterraine de grande taille de la ville[1].

Cette crypte est un lieu de culte primitif avec deux puits.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Benaize et Sédelle. Sur le territoire de la commune se trouve aussi l'étang du Cheix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 1017, Géraud (francisé, selon les auteurs, en Gérald ou Gérard), comte de Crozant, vicomte de Bridiers, vassal du Duché d'Aquitaine, donne cette 'Villa Sosterranea à l'Abbaye Saint-Martial de Limoges. À la suite de cette donation, on entreprend dès 1019 la construction de l'église, qui, commencée en style roman, sera terminée en 1220 en style gothique.

Jusqu'au XVIe siècle, la ville s'entoure progressivement de fossés et remparts. Des portes de l'enceinte, deux sont conservées: la porte Saint-Jean et la Porte du Puycharraud.

Au cours du XVIe, La Souterraine passe sous la dépendance administrative de la généralité de Limoges.

De 1790 à 1800, elle est chef-lieu du district de la Souterraine.

XIXe siècle : Depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur. C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseur de cathédrale ; en 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, au XIX siècle, ils participèrent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud "Mémoires de Léonard", la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Selon d'Hozier, la ville porte : d'azur, à trois faces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du département de la Creuse (23) et de la région Limousin.

Circonscription[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2009, La Souterraine appartenait à la 1re circonscription composée des cantons de : Bénévent-l'Abbaye, Bonnat, Bourganeuf, Dun-le-Palestel, Le Grand-Bourg, Guéret-Nord, Guéret-Sud-Est, Guéret-Sud-Ouest, Saint-Vaury, La Souterraine. Depuis l'ordonnance no 2009-935 du 29 juillet 2009 instaurant un nouveau découpage des circonscriptions législatives, La Souterraine appartient désormais à l'unique circonscription de la Creuse, regroupant tous les cantons du département.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Henri Pluyaud PCF Electricien - Conseiller général

du Canton de La Souterraine (1945-1970)

1947 1971 Émile Parrain Socialiste indépendant médecin
1971 1977 Guy Picoty Divers Gauche chef d'entreprise
1977 1995 Fernand Villard apparenté PCF enseignant
1995 2008 Yves Furet PS proviseur-Conseiller général
2008 2020 Jean-François Muguay PS  
Les données manquantes sont à compléter.

En 2008 le maire Yves Furet décède au cours de son mandat. Jean-François Muguay est élu par le conseil municipal pour lui succéder (pas de réélection puisque la commune comporte plus de 1500 habitants).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 575 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 966 2 665 2 607 2 698 2 921 3 148 3 092 3 385 3 680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 953 3 754 4 029 4 131 4 356 4 562 4 929 4 773 4 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 648 4 705 4 308 4 129 4 205 4 106 4 482 5 074 5 090
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 718 5 104 5 302 5 690 5 459 5 320 5 309 5 273 5 496
2011 - - - - - - - -
5 575 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Dès le Moyen Âge, les Creusois émigrent vers les grandes villes. Dans tous les villages les hommes partent souvent dans les métiers du bâtiment de mars à novembre. Certains s'installent définitivement dans ces villes. Au XXe siècle, la guerre de 1914-1918 décime une génération et marque l'accélération du dépeuplement des campagnes. Après la Seconde Guerre mondiale, les campagnes limousines, et même les villes continuent de se dépeupler et la moyenne d'âge augmente sans arrêt. De 1851 (287 000 habitants) à 2005 (123 000 habitants), le département a perdu plus de la moitié de sa population. La Souterraine ne déroge pas à cette évolution.

Mais au début du XXIe siècle, et contrairement à toutes les prévisions, la région connaît un regain démographique. Certes, c'est un phénomène très limité, mais historique : en 5 ans, le Limousin a gagné quelque 14 000 habitants en passant de 710 939 habitants en 1999 à 725 000 habitants en 2005. Cette tendance se confirme en 2006, ce qui a fait la une du journal régional Le Populaire du Centre, daté du mercredi 31 mai 2006 : « Nouveau baby-boom ».

Les causes principales de ce renouveau sont la venue de Britanniques et de Néerlandais attirés par des prix de maison attractifs, de retraités en quête de nature et d'étudiants ayant fini leurs études. Depuis maintenant une dizaine d'années, le phénomène touche aussi les zones rurales, surtout celles qui, comme la Creuse, promeuvent un tourisme dit « vert » et/ou situées le long des grands axes de circulation (par exemple l'A 20 en Limousin et l'A 75).

Le recensement de 2005 fait toujours apparaître pour le département une diminution du nombre d'habitants, mais celle-ci serait certainement plus importante sans l'apport de cette nouvelle immigration. Pour ce qui concerne le Limousin, si la Creuse perd de la population, la Haute Vienne et la Corrèze en gagnent.


Enseignement[modifier | modifier le code]

La cité scolaire Raymond Loewy accueille les élèves à partir de la classe de 6e jusqu'au post-bac. Le lycée prépare aux sections littéraire, scientifique, économie/gestion et arts appliqués du baccalauréat.

Trois classes de BTS en arts appliqués sont proposées :

  • Design d'Espace(DE)
  • Design graphique (DG)
  • Design de Produit (DP)

Une classe de mise à niveau est également proposée.

Une nouvelle formation a ouvert ses portes en 2012 : le DSAA (diplôme supérieur d'arts appliqués) créateur-concepteur, spécialité éco-conception et design responsable. Cette formation de design global regroupe des étudiants des trois grands secteurs d'arts appliqués (espace, produit, graphisme). Les premiers diplômes seront décernés en 2014. Cette spécialité éco-design est unique en France.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

  • La collégiale romane, chef-d'œuvre de transition du roman vers le gothique. Restaurée par Abadie au XIXe siècle, elle conserve une crypte, construite par les moines de l'abbaye Saint-Martial de Limoges aux environs de 1020 pour servir de sépulture au fondateur Géraud de Crozant.
  • Le château de Bridiers (dont la tour est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques).
  • La porte Saint Jean.
  • La lanterne des morts.

Eléments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le Cirque Valdi, la plus grande maquette de cirque animée du monde réalisée par Maurice Masvignier, est fermé depuis 2013.
  • Nuage rouge est une œuvre monumentale d'art contemporain de Laurent Saksik. Elle est installée dans la cour de la Maison des jeunes et de la culture, 27 rue de Lavaud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Verdier et Guyot, constructeurs d'avions installés sur l'aérodrome de La Souterraine au début du XXe siècle[4].
  • Le Chateau Lezat, construit en 1901 est l’ancienne demeure de Francois CHENIEUX (1845-1910) medecin de grande renommee et chirurgien de talent dont la clinique existe toujours a Limoges ancien Maire de Limoges.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne), § 27484, p. 1520
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. 30 ans d'aviation dans le ciel creusois par Roland Tétard Édition Alain Sutton 2005 Page 8

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Favone, Histoire de la Marche., Dorbon aîné éditeur,‎ 1939 ;
  • Dr Albert Guillon, Notre Sedelle : Monographie d'un ruisseau creusois et de sa vallée, Breith, Bridiers, la Souterraine, Saint-Germain-Beaupré, Crozant, Imprimerie Lecante,‎ 1947 ;

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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