La Roque-d'Anthéron

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La Roque-d'Anthéron
Clinique du château de Floransà La Roque-d'Anthéron.
Clinique du château de Florans
à La Roque-d'Anthéron.
Blason de La Roque-d'Anthéron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Lambesc
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Robert Villevieille
2011-2017
Code postal 13640
Code commune 13084
Démographie
Gentilé Rocassiers
Population
municipale
5 357 hab. (2011)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 56″ N 5° 18′ 41″ E / 43.7155555556, 5.31138888889 ()43° 42′ 56″ Nord 5° 18′ 41″ Est / 43.7155555556, 5.31138888889 ()  
Altitude 175 m (min. : 128 m) (max. : 484 m)
Superficie 25,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-la-roque-d-antheron.fr

La Roque-d'Anthéron est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Rocassiers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est baignée par la Durance.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France[1] / Station de Salon-de-Provence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Citée en 1037 sous le toponyme de Roca, elle a ensuite une étymologie controversée : La Rocca d'An Tarron (en 1200), Roccha Tarroni (en 1274), Rocca d'en Tarron[2].[réf. incomplète]

Au début du XIVe siècle, le chevalier Boniface de La Fare, docteur en droit, juge mage et maitre-rational de 1320 à 1341, est coseigneur de La Roque-d'Anthéron. Son fils André de La Fare fut pourvu par le roi Robert d'un quelconque office. En 1357, André abandonna ses droits sur La Roque-d'Anthéron, en faveur de l'abbaye de Silvacane[3]. En 1359, il acheta plusieurs terres situées à Gardanne pour 100 florins d'or. Il fut condamné à mort et ses biens furent confisqués.

En 1336, Albert de Affuvello (Fuveau), coseigneur de La Roque-d'Anthéron, est molesté à Aix par le noble Pons de Auronis[4].

Jean II, seigneur de La Barben et d'Autan dont est issue la branche des Forbin la Barben continuée à ce jour. Il épouse le 29 octobre 1447 Marthe Delli Pazzi. Leur fils Jean de Forbin signe avec 70 familles de colons un « acte d'habitation » : La Roque-d'Anthéron renaît. Parmi ces colons, un grand nombre sont des fils des colons vaudois implantés depuis une génération sur le piémont du Luberon. Trente ans plus tard dans ce village de La Roque, Adam de Craponne, ingénieur du Roy, ouvre un canal révolutionnaire transportant l'eau de la Durance depuis La Roque-d'Anthéron jusqu'à Salon-de-Provence. Ce canal éloigne le spectre de la soif dans la ville de Nostradamus et permet la construction de moulins sur son cours[5].

Un bac à traille traversait la Durance dès le milieu du Moyen Âge (il est cité en 1037), à Gontard et face à Cadenet[6]. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait l’église du podii Sanguinetti, un village fortifié aujourd’hui disparu[7].

La période moderne[modifier | modifier le code]

En avril 1545, une persécution est organisée contre les vaudois. Les troupes de Paulin de La Garde, de Joseph d'Agoult et de Redortier, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Maynier, seigneur d'Oppède, pillent le village. Les terres sont confisquées, les hommes massacrés, les femmes violées avant d’être tuées[8].

Avec la promulgation de l’édit de Nantes, La Roque-d’Anthéron est une des dernières places fortes de sûreté des protestants en Provence, qu’ils tiennent encore en 1620[9].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Roque-d'Anthéron est notamment connue pour un événement dramatique survenu lors de la Seconde Guerre mondiale. Le , la Gestapo arrête un résistant, Aldéric Chave. Le lendemain, 8 juin, elle arrête devant la maison située au n° 1 de la rue Hoche des policiers en civil ainsi que huit résistants qui se sont réunis chez l'un d'eux, Robert Daugey. Le 13 juin, un convoi de vingt-huit prisonniers est amené dans la clairière du vallon de Fenouillet, entre Charleval et La Roque-d'Anthéron. Dix d’entre eux avaient été arrêtés la veille lors de la chasse à l’homme de la chaîne des Côtes. Les dix-huit autres viennent des prisons de la Gestapo à Marseille et sont amenés au Fenouillet pour y être exécutés. Ces 28 hommes sont fusillés sur place sans autre forme de procès. Leurs corps (dont celui d'Arthur Favaro de Miramas) seront retrouvés en septembre 1944. Un monument aux morts a été érigé sur le lieu de leur exécution.

Le 11 juin, 3 000 hommes de l’armée allemande encerclent le plateau de Manivert dans la colline de Sainte-Anne, où sont retranchés environ 400 maquisards. Toute la journée du 12 juin, les combats font rage. Les résistants se battent avec acharnement, et infligent de sévères pertes à un ennemi supérieur en nombre et en armement. Mais les munitions s’épuisent. Pour les obliger à se rendre, les Allemands mettent le feu au maquis. Les chefs résistants sont obligés de donner l’ordre de dispersion. Les Allemands se livrent alors à une chasse à l’homme. Ils font de nombreux prisonniers, notamment parmi les blessés. La plupart sont interrogés, torturés puis fusillés. Au soir du 12 juin, le maquis des Côtes compte 62 morts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1989 Paul Onoratini - -
mars 1989 juin 1995 Pierre Serre - -
juin 1995 mars 2011 Jean-Louis Turcan UMP Député suppléant
avril 2011 mars 2014 Robert Villevieille - -
avril 2014 en cours Jean-pierre Serrus - -

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 228 1 319 1 278 1 381 1 506 1 417 1 498 1 544 1 474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 495 1 584 1 543 1 494 1 603 1 517 1 503 1 428 1 522
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 452 1 555 1 517 1 308 1 277 1 188 1 159 1 121 1 075
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 415 2 282 2 876 3 692 3 923 4 446 4 722 4 945 5 143
2011 - - - - - - - -
5 357 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

La Roque-d'Anthéron fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1981, a lieu tous les ans en été (juillet-août) le Festival international de piano de La Roque-d'Anthéron dans ce bourg devenu «  la Mecque du piano »[12],[13],[14],[15],[16].

De nombreuses manifestations se déroulent chaque année à La Roque-d'Anthéron, comme la Fête de la Cerise le 1er juin, le Country Roque Festival en Juillet, ou encore le Festival de Théâtre Amateur "Les Rocatines" (organisé par le Théâtre du Vide) en mai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L’abbaye de Silvacane est une abbaye cistercienne, une des plus prospères de Provence sous l’Ancien Régime.
  • Musée de géologie et d'ethnographie.
  • Château de Floran et son parc[17]. Propriété des Forbin jusqu'en 1818, le château et ses terres furent vendus à Louis Raphaël de Cordoue dont une descendante épousa le marquis de Florans dont la propriété garde le nom. En 1937, la marquise Marie de Florans, lègue la propriété à l'archevêché d'Aix-en-Provence. En 1948, Paul Onoratini loue le Château qu'il transforme en centre médical. Il en devient propriétaire neuf ans après. Désormais, le château abrite la clinique du Château de Florans, et son parc le festival international de musique[18].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13103001
  2. A Dauzat, Ch. Rostaing, 1963, p 570
  3. Coulet, Aix, p.287
  4. Mabilly,inventaire, p.126
  5. Bienvenue chez Victoria - Le village
  6. Philippe Auran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre: les ponts de Haute-Provence de l'Antiquité à nos jours, Forcalquier : les Alpes de lumière, 2006. Collection Les Alpes de lumière, ISSN 0182-4643 no 153. ISBN 2-906162-81-7, p 48
  7. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 227
  8. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 131-133
  9. François de Dainville, « Cartes des places protestantes en 1620, dessinées à la fin du règne de Louis XIII », Journal des savants, 1968, N°4. p. 239.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. L'express : La Mecque du piano, Erikson Franck, publié le 12/08/1999
  13. Le Parisien : Ils se pressent à La Mecque du piano, Publié le 19.08.2004
  14. Libération, La Mecque du piano mondial, 27 juillet 2001
  15. L'humanité, La Roque-d'Anthéron, la Mecque du piano, Le 27 Juillet 2002
  16. Le Figaro, Le piano roi à La Roque-d'AnthéronJean-Louis Validire, publié le 21/07/2008
  17. « parc du château de Florans », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Présentation... La Grande Histoire sur http://www.festival-piano.com consulté le 25/02/2013