La Roche-Rigault

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La Roche-Rigault
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
James Garault
2014-2020
Code postal 86200
Code commune 86079
Démographie
Population
municipale
537 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 13″ N 0° 10′ 44″ E / 46.9702777778, 0.17888888888946° 58′ 13″ Nord 0° 10′ 44″ Est / 46.9702777778, 0.178888888889  
Altitude Min. 59 m – Max. 121 m
Superficie 25,64 km2
Localisation

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La Roche-Rigault est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Vienne accueille 40 000 réfugiés de Moselle, qui sont logés souvent chez l’habitant et répartis dans toutes les communes. Ceux-ci s’intègrent, au point que l’équipe de football de La Roche-Rigault qui est championne départemental en 1941-1942 compte un seul Viennois dans ses rangs, pour 10 réfugiés Mosellans et Alsaciens[1]. L'équipe a été fondée par Amédée Criton, qui était son entraineur. Ces Mosellans et Amédée Criton ont participé à la Résistance au sein du Maquis de Scévolles

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[2] James Garault    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 537 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
529 569 543 479 567 528 486 551 558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560 524 514 490 490 504 494 503 496
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
480 533 541 523 501 502 524 509 493
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
431 438 581 578 557 506 535 536 537
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 21 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de la Chapelle Bellouin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Chapelle Bellouin.

Le château se compose d'un long corps de logis dont la façade antérieure est rythmée par de larges fenêtres à meneaux encadrées de pilastres à chapiteaux corinthiens. La partie centrale abrite un escalier en œuvre à volée droite.

Vers 1500-1530, l'ancien châtelet est remanié. De part et d'autre des portes surmontées de rainures du double pont-levis, sont percées, sur deux niveaux, de larges fenêtres à meneaux. Le passage d'entrée est embelli d'une voûte à caisson.

Aujourd'hui privé, le château est en cours de rénovation. Il est inscrit comme monument historique depuis 1932.

Pierre levée de Maisonneuve[modifier | modifier le code]

Ce dolmen néolithique est situé au lieu-dit "Le Bouchet". Il est visible aux abords de la forêt de Scévole. Le dolmen n'est que partiellement conservé.

En effet, avec le développement de l'agriculture intensive, et surtout à partir de 1955, date du début du remembrement, nombre de dolmens ont été démantelés.

À l'origine, ce dolmen était recouvert de pierres et de terre pour former une butte artificielle appelée tumulus. Une entrée permettait d'y accéder pour y placer les morts. Érodée par le temps et la pluie, la butte s'est dégradée et seules les plus grosses pierres sont restées. Les tumulus de Bougon dans le département voisin des Deux-Sèvres permettent de se donner une idée de ce que devait être ces sites à la Préhistoire

Le dolmen de Maisonneuve est orienté nord-sud mais son entrée n'est pas localisée.

Les alentours du dolmen ont livré quelques silex taillés, dont un provenant de Pressigny, des fragments de lames et des nuclei, ainsi qu'une remarquable flèche en forme de poire allongée.

La "Pierre Levée" de Maisonneuve est classée comme Monument Historique depuis 1956

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de Claunay, classée comme Monument Historique depuis 1926 pour son abside et son clocher.
  • L'église de Bouchet, inscrite comme Monument Historique depuis 1925.

La forêt de Scévolles[modifier | modifier le code]

Dans le nord-ouest du département, entre Châtellerault et Loudun, la forêt de Scévolles forme un massif boisé de près de 5000 hectares à l’interface entre les paysages d’openfield céréalier de la plaine de Neuville à Thouars, au sud-ouest et la région du tuffeau au nord-est.

La forêt de Scévolles est une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Son nom évoque le grand poète français du XVIe siècle, Scévole de Sainte-Marthe, issu d'une illustre famille loudunaise. Il fut l'ami intime de Ronsard, fut reçu avec Renaudot et bien d'autres dans son salon littéraire à Loudun.

La forêt occupe une importante dépression sur sables cénomaniens intercalés de strates argileuses surmontées de sols sableux, acides et hydromorphes qui peuvent être localement imprégnés de remontées carbonatées issues du ruissellement sur les couches de calcaires turoniens bordant la dépression.

Ce contexte particulier explique le caractère ambigu de la végétation, qui mêle de façon originale des plantes calcicoles et calcifuges, xérophiles et hygrophiles. La forêt est ainsi une chênaie mixte dominée par le chêne pédonculé, mêlé d’essences variées s’accommodant bien des sols sableux - châtaigniers, trembles, bouleaux, robiniers, ormes - alors que des secteurs marécageux, comme le marais de la Fondoire, ajoutent à la diversité écologique de l’ensemble. Malgré des évolutions naturelles comme l'embroussaillement de milieux sableux ouverts ou la réalisation par l'homme d’une base de loisirs,ou des peuplements forestiers par l’introduction d’essences exotiques, la forêt de Scévolles a conservé jusqu’à nos jours une part de son intérêt biologique qui en faisait, dès le XIXe siècle, un site très prisé des botanistes, notamment.

Bien que de nombreuses plantes rares et précieuses signalées aux siècles précédents aient disparu, la forêt abrite encore une flore originale, souvent liée aux sables calcaires, un type de substrat rarement rencontré ailleurs dans la région : le peucédan des montagnes trouve ainsi ici une de ses trois stations de la région du Poitou-Charentes, de même que l’armérie des sables, inconnue ailleurs que sur quelques dunes de Charente-Maritime, alors que les dépressions humides constituent le biotope de plusieurs plantes rares de bas-marais alcalins, telles que la laîche de Maire ou l’epipactis des marais.

La faune comprend également plusieurs espèces remarquables : des oiseaux rares ou menacés tels que :

Dans la forêt, on trouve aussi des amphibiens menacés en Europe comme le triton crêté, le crapaud calamite, la rainette verte.

De nombreux animaux y trouvent refuge : cerfs, chevreuils, sangliers, renards, blaireaux, fouines, martres etc., ainsi que des mammifères plus rares, notamment des chauves-souris :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN 2-7171-0838-6, p. 19
  2. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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