La Roche-Bernard

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La Roche-Bernard
La Roche-Bernard et son port de plaisance.
La Roche-Bernard et son port de plaisance.
Blason de La Roche-Bernard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton La Roche-Bernard (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Daniel Bourzeix
2014-2020
Code postal 56130
Code commune 56195
Démographie
Gentilé Rochois, Rochoises
Population
municipale
726 hab. (2011)
Densité 1 815 hab./km2
Population
aire urbaine
8 338 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 08″ N 2° 17′ 51″ O / 47.5188888889, -2.2975 ()47° 31′ 08″ Nord 2° 17′ 51″ Ouest / 47.5188888889, -2.2975 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 58 m
Superficie 0,4 km2
Localisation

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Liens
Site web www.arc-sud-bretagne.fr

La Roche-Bernard [la ʁɔʃ bɛʁnaʁ] est une commune française, chef-lieu du canton de La Roche-Bernard, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Elle fait également partie des 12 communes de l'intercommunalité Arc Sud Bretagne et de l'arrondissement de Vannes.

Son nom en gallo est « La Roch », son nom en breton est « ar Roc'h-Bernez », mais dans les communes bretonnantes les plus proches, les gens disent ar Roc'h, prononcé [ə ʁoa].

Faisant partie des petites cités de caractère, la commune est surtout connue pour son port de plaisance sur les berges de la Vilaine ainsi que son Vieux Quartier. Elle fait également partie des 12 communes de l'intercommunalité Arc Sud Bretagne et de l'arrondissement de Vannes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune.
La Roche-Bernard
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Localisation de la commune.

La Roche-Bernard est une commune qui se situe à 36 km au nord-ouest de Saint-Nazaire, à 41 km au sud-est de Vannes et à 70 km au nord-ouest de Nantes. L'axe Vannes-Nantes (N165) passe par le pont du Morbihan aux abords de la commune. L'océan Atlantique s'étend lui à une vingtaine de kilomètres.

La commune de La Roche-Bernard est bordée au sud par la presqu'île guérandaise, à l'ouest par la presqu'île de Rhuys et au nord par le pays de Questembert.

Enfin, La Roche-Bernard se situe à la limite entre les régions Bretagne et Pays de la Loire mais elle appartient au département du Morbihan quoique située sur la rive gauche de la Vilaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune ne dépassant pas les 42 ha, La Roche-Bernard est l'un des plus petits chef-lieux de canton de France. Elle est aussi connue pour être le point d'entrée routier du sud de la Bretagne par le pont de La Roche-Bernard et le pont du Morbihan. Son territoire est entouré par des communes d'une superficie bien plus importante : Nivillac, Marzan ou Herbignac.

Rose des vents Marzan Nivillac Nivillac Rose des vents
Arzal N Saint-Dolay
O    La Roche-Bernard    E
S
Férel Herbignac Herbignac

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'occupation du site est attestée, dès l'âge du bronze par la découverte d'un dépôt d'épées dites en « langues de carpe »[1]. Le territoire de la Roche-Bernard était situé à la frontière occidentale de la cité des Namnètes, face à celle des Vénètes, sur la rive droite de la Vilaine[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La fondation de la ville[modifier | modifier le code]

Cette fondation est associée à une tradition: en 919 en période d'invasion normande, les vikings remontent la Vilaine et remarquent un promontoire rocheux. Ils décident de s'y installer en raison de sa position stratégique car ce lieu était facile à défendre (vue imprenable sur La Vilaine, protection naturelle du rocher...). Leur chef s'appelle Bern-Hart, ce qui signifie Fort comme un ours. Son nom et celui de ses successeurs est mentionné pour la première fois dans une charte datée du XIe siècle et qui se trouve dans le Cartulaire de Redon. Un dénommé Simon, fils de Bernard, fonda avec l'abbé Hélogon, l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois en 1026. En 1089, on retrouve ensuite le nom d'un certain Bernard de La Roche au nombre des témoins présents lors d'un jugement rendu par le duc Alain de Fergent au profit des moines de Redon.

La bourgade que ces normands auraient donc créer aura pour nom La Roche-Bernard, c'est-à-dire Le rocher de Bernard. Leurs successeurs prêteront allégeance au duc de Bretagne qui, en échange, leur fera don de terres et leur accordera le titre de baron de La Roche-Bernard.

Le développement de la baronnie[modifier | modifier le code]

Un château, siège d'une seigneurie puissante, y est édifié dans le premier tiers du XIe siècle[3]. Sur 5 000 km2, le territoire de la baronnie s'étendait jusqu'à la mer, était clairement délimité par la Vilaine et les forêts le séparaient des marais du Brivet. Les Barons de La Roche-Bernard fréquentent, parfois assidument, la cour des comtes de Nantes puis ducs de Bretagne qui sont soucieux de s'assurer la fidélité de seigneurs qui contrôlent un passage stratégique sur la Vilaine. Sans doute inquiet pour le repos des âmes de son père Bernard et de son frère Rivallon, l'un et l'autre assassinés[4], Simon de la Roche-Bernard dote largement les religieux  : il effectue en 1031 une dotation à Saint-Sauveur de Redon et semble, dès cette époque, avoir fondé l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois où mourut vers 1100 un de ses successeurs, Bernard II, qui s'y était retiré[5].

Pendant la guerre de Succession de Bretagne (1341-1365), qui oppose Jean de Montfort à Jeanne de Penthièvre, épouse de Charles de Blois, les barons de La Roche-Bernard prennent le parti du Roi de France. Leur château est alors entièrement détruit par les partisans de Jean de Montfort. Ils quittent la ville et se réfugient à Missillac au château de la Bretesche.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1547, François de Coligny, marquis d'Andelot et mari de Claude de Rieux, devient baron de La Roche-Bernard. En introduisant le culte protestant en 1558, il en fait l'un des premiers centres établis de Bretagne. À son instar, nobles et bourgeois se convertissent. Cité réformée au sein d'une province catholique, elle est occupée en 1590 par des troupes espagnoles commandées par le duc de Mercœur.

De 1629 à 1634, sous l'ordre du Cardinal de Richelieu, La Roche-Bernard abrite un important chantier de construction navale duquel sortira la Couronne, premier vaisseau de ligne à trois ponts de la marine royale. D'autres vaisseaux, notamment consacrés à la traite négrière contribuent à la prospérité du port.

En 1665, les baronnies de La Roche-Bernard et de Pontchâteau sont unies au marquisat de Coislin, érigé en duché-pairie de Coislin en faveur d'Armand du Cambout qui interdit le culte protestant à La Roche.

En 1666, La Roche-Bernard est érigée en Communauté de ville par Louis XIV, privilège fort recherché à l'époque, ce qui permet à la ville de députer aux États de Bretagne.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

  • 1788 : avant la Révolution française, La Roche-Bernard relève de l'évêché de Nantes et de la baronnie appartenant au seigneur Louis-Bruno de Boisgelin alors notamment président des États de Bretagne. Les barons de La Roche-Bernard ne demeurent pas dans la ville mais au château de la Bretesche à Missillac et ce depuis le XIVe siècle.
  • 1789 : en 1789, de grandes tractations au sein des députés bretons attribua ce bout du pays nantais au département du Morbihan.
  • 1790 : la ville fut nommée chef-lieu de district en 1790. Elle le restera jusqu'en 1795.
  • 1791 : des troubles éclatent dans la soirée du 18 septembre 1791. Ce soir là, plusieurs patriotes sont exaltés par l'annonce de la Constitution sanctionnée par le roi. Pour veiller à la sécurité du Vieux Quartier sombre et mal éclairé, la Municipalité de la ville envoie un corps de garde de 8 hommes faire des rondes. Lorsque les patriotes rencontrent les gardes, le ton monte puis des combats éclatent, les gardes ripostent à l'attaque et repoussent leurs agresseurs. L'ordre fut ensuite donné de sonner le tocsin de la ville pour appeler la garde de la ville aux armes mais les assaillants envahissent l'église et tuent l'un des sonneurs, un dénommé Pierre Morice. Les troubles continuent une bonne partie du reste de la nuit jusqu'à ce que la Garde Nationale réussisse à maîtriser définitivement les assaillants.
  • 1793 :
    Mort de Joseph Sauveur
    la Révolution connait son point culminant à La Roche-Bernard en 1793 lorsque 6000 Chouans envahissent la cité. Dans la soirée, ils allument un feu de joie pour y brûler les archives publiques, le mobilier du tribunal ainsi que l'Arbre de la Liberté. Par la suite, les Chouans emprisonnent deux chefs républicains, Le Floch du Cosquer et Joseph Sauveur. Le premier fut tué alors qu'il tentait de s'échapper. Pendant ce temps, Joseph Sauveur est conduit en dehors de la prison. Emmené au milieu des halles, les Chouans le somment de crier « Vive le Roi! » auxquels il répond « Vive la Nation, vive la République! ». Il reçoit un premier coup de pistolet au visage mais l'arme n'étant chargée qu'avec de la poudre, le coup ne fait que lui brûler la peau. Le captif est ensuite emmené plus loin dans la ville. Là encore, il reçoit plusieurs autres coups face à son refus de prêter serment au Roi et à Dieu. On le traîne ensuite près d'un fossé où il a ces dernières paroles pour ses tortionnaires : « Mes amis, achevez-moi, ne me faites pas languir. Vive la Nation ! ». À ces mots, les Chouans l'achevèrent. En l'honneur de ce dernier, la ville sera rebaptisée La Roche-Sauveur de 1793 à 1802. Après leur passage dans la ville, les Chouans se dirigent ensuite vers Guérande suite à l'appel de Thomas Caradeuc. L'ordre et le calme sont ensuite rétablis à La Roche-Bernard.
  • 1794 : Louis-Bruno de Boisgelin ainsi que son épouse sont guillotinés le 7 juillet 1794. Sa mort met fin à la baronnie de La Roche-Bernard.

Le XIXe siècle : apogée de l'activité portuaire[modifier | modifier le code]

C'est au XIXe siècle que l'activité portuaire atteint son apogée à La Roche-Bernard, notamment dans les années 1880-1890. Près de 200 navires venant de tout l'arc atlantique transitent par son port car c'était le port d'approvisionnement de Redon qui lui-même l'était pour Rennes. Dans les cales des navires : du sel, du vin, de la chaux mais aussi des poteaux de mine. La construction navale atteint aussi son apogée à cette période.

Le XIXe siècle sera marqué par les grands travaux, parmi lesquels la construction d'un premier pont pour franchir la Vilaine (inauguré en 1839, aujourd'hui disparu), la réalisation du quai Saint-Antoine puis du quai de la Douane, le percement du rocher afin de faciliter le passage entre les deux quais.

La difficile première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Face au développement des autres modes de transport dans la fin de la seconde moitié du XIXe siècle, notamment ferroviaire, le trafic fluvial dans le port de la ville va rapidement décroître. De plus, les salines des marais salants de Guérande ne peuvent plus rivaliser avec l'émergence de nouvelles zones de production de sel notamment dans le Sud de la France. La rapidité toujours croissante des transports rendent le transport à pied caduc. C'est toute une région qui s'enfonce dans une crise économique majeure et La Roche-Bernard, dont la richesse était en partie liée au commerce du sel, n'y échappe pas.

Lorsque la Première Guerre mondiale débute en 1914, l'ordre de mobilisation générale est affiché devant la mairie. Plusieurs soldats partent au front en partant de la gare de Vannes. Attenant à la Mairie s'élevait un hôpital qui deviendra plus tard un dispensaire où seront soignés les soldats blessés au front. En 1917, alors que les États-Unis entrent en guerre aux côtés des Alliés puis qu'ils débarquent à Saint-Nazaire, La Roche-Bernard accueille un détachement du génie qui s'installe alors au Rhodoir. Pour les Rochois, l'arrivée de ces nouveaux occupants provoquent l'émerveillement car ils découvrent l'avancée technologique des Américains notamment de l'automobile.

Durant la Seconde Guerre mondiale, La Roche-Bernard acquiert une importance stratégique pour l'armée allemande en raison de sa situation géographique et de la présence du seul pont sur la Vilaine depuis son embouchure jusqu'à Redon. Pour cette raison, un important contingent allemand stationnait dans la ville dont l'état-major était établi au Manoir du Rhodoir situé un peu en retrait de la ville.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à La Roche-Bernard comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.
Dès le début de cette période, les Allemands décidèrent de miner le pont de La Roche-Bernard datant du XIXe siècle afin de stopper la progression des Alliés. Cependant, le 15 août 1944, la foudre tombe sur l'une des mines posées et fait sauter le pont. La commune ne sera libérée qu'au moment de la reddition de la Poche de Saint-Nazaire, soit le 11 mai 1945.

Le nouveau visage de la ville au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant la seconde moitié du XXe siècle, la ville prend un nouvel essor avec le développement de la navigation de plaisance et de son activité touristique. Après la guerre, la trafic maritime est stoppé à cause de la passerelle flottante, construite en 1948 à partir d'éléments de Port Mulberry, installée pour pallier la destruction du précédent pont. Le tour de France cycliste y passera durant l'été 1954. En 1960, après 10 ans de travaux, le pont de La Roche-Bernard est inauguré et la ville devient alors le passage obligé pour franchir la Vilaine.

Des travaux d'aménagement des bords de Vilaine sont réalisés : agrandissement du port de plaisance, aménagement d'une promenade le long du quai Saint-Antoine. La ville attire alors aussi une forte proportion de résidents britanniques. Face au trafic routier grandissant, on pouvait voir jusqu'à 20 km de bouchon par jour durant la saison estivale car le pont ne possède que 2 voies de circulation. On décide de la construction d'un Pont du Morbihan à 4 voies de circulation qui contourne la commune par le nord.

Le 23 décembre 1993, la Communauté de communes du Pays de La Roche-Bernard est créée suite au regroupement de 4 communes : La Roche-Bernard, Marzan, Nivillac et Saint-Dolay. Son existence sera brève puisque le 1er janvier 2011, elle fusionne avec la Communauté de communes du Pays de Muzillac pour ainsi créer l'intercommunalité Arc Sud Bretagne regroupant 12 communes.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Roche-Bernard (Morbihan).svg

Les armoiries de La Roche-Bernard se blasonnent ainsi :

D'or à une aigle éployée bicéphale de sable, becquée, lampassée et membrée de gueules.
(Armes de la famille de La Roche-Bernard.)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19.. 1995 Michel Prou DVD Conseiller général (1973-1998)
mars 1995 octobre 2003 Jean-François Daty - -
novembre 2003 mars 2008 Jean Gatin - -
mars 2008 en cours Daniel Bourzeix - Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 726 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 300 1 243 1 278 1 227 1 227 1 388 1 270 1 283 1 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 251 1 198 1 218 1 213 1 234 1 307 1 264 1 184 1 180
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 145 1 150 1 151 1 004 999 955 964 1 013 1 044
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 063 979 1 038 838 766 796 761 749 726
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d'hommes (0 à 14 ans = 16,3 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 25,1 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 11,1 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 39,1 %).
Pyramide des âges à La Roche-Bernard en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
3,9 
8,3 
75 à 89 ans
18,2 
16,0 
60 à 74 ans
17,0 
17,1 
45 à 59 ans
17,6 
21,5 
30 à 44 ans
19,9 
19,9 
15 à 29 ans
12,4 
16,3 
0 à 14 ans
11,1 
Pyramide des âges du département du Morbihan en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,0 
14,6 
60 à 74 ans
16,0 
21,4 
45 à 59 ans
20,7 
20,4 
30 à 44 ans
19,0 
17,8 
15 à 29 ans
15,2 
18,8 
0 à 14 ans
16,8 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine matériel[modifier | modifier le code]

Le Vieux Quartier[modifier | modifier le code]

La Promenade du Ruicard

C'est le quartier historique de la ville. Situé en bordure du promontoire granitique, le Vieux Quartier de La Roche-Bernard est un ensemble de maisons et d'anciens entrepôts datant majoritairement du XVIe siècle. La rue de la Saulnerie témoigne de l'ancienne fonction commerciale et de transit de marchandises de ce quartier mais aujourd'hui le quartier historique de la ville abrite plusieurs artisans et ateliers d'arts : potier, maroquinier, calligraphe... Plusieurs bâtiments remarquables se situent dans ce secteur :

  • Château des Basses-Fosses (actuel Musée de la Vilaine maritime) : cette bâtisse, l'une des plus imposantes de la ville, n'a de château que le nom puisqu'il s'agit en réalité d'un ancien hôtel particulier datant principalement des XVIe siècle et XVIIe siècle (la partie la plus récente date de 1604). Il a la particularité de comporter 2 niveaux d'élévation sur la façade avant (côté Ruicard) et 5 sur la façade arrière dont des caves construites à flanc de roche. L'importance de ces caves permet de supposer que le bâtiment appartenait à un riche négociant ou armateur. Certains personnages illustres ont séjourné dans cet hôtel particulier : Henriette Marie de France (fille du roi Henri IV et de Marie de Médicis) ou encore Jacques II d'Angleterre, roi d'Angleterre et cousin de Louis XIV. En 1983, le bâtiment est racheté par la municipalité et depuis 1987 il abrite Le musée de la Vilaine maritime comprenant des collections d'objets liés à la construction navale notamment des maquettes du navire de guerre français la Couronne et d'autres objets consacrés aux traditions rurales.
  • La Maison au Canon (classé aux Monuments historiques) : construite en 1599 par le Seigneur de Lourmois. Les 4 fenêtres centrales sont des ajouts postérieurs datant du XVIIIe siècle tout comme le clocher et le cadran solaire qui eux datent du XIXe siècle. Sur le cadran solaire est inscrite une devise latine signifiant « Moi, c'est le soleil qui me règle, vous c'est mon ombre ». Une petite statue en haut de l'édifice représente un homme nommé le Père La Roche dont on retrouve l'équivalent féminin sur la façade du château des Basses-Fosses, la Mère La Roche. Le nom de la Maison au Canon provient de la pièce d'artillerie située au coin du bâtiment et qui provient du vaisseau français L'Inflexible coulé en novembre 1759 durant la bataille des Cardinaux. Aujourd'hui, la Maison au Canon abrite l'hôtel de ville ainsi qu'une médiathèque et une salle d'exposition.
  • L'auberge des Deux Magots : ancien hôtel particulier bâti probablement par un armateur ou un officier de marine au XVIIe siècle. Le bâtiment tire son nom des deux sculptures sur la façade qui représentent des singes magots qui seraient un souvenir de voyage du propriétaire de l'édifice. Comme son nom l'indique, le bâtiment abrite aujourd'hui une auberge-restaurant.
  • Crêperie de la Roche : Maison à colombages datant du XVe siècle qui servait probablement de lieu de stockage de marchandises provenant du port. L'un des plus vieux édifices de la ville, c'est aussi le seul de ce type qui subsiste à La Roche-Bernard.
  • La chapelle Notre-Dame : la fondation de cette chapelle est attestée par le cartulaire de Redon en 1063. Les fondations romanes ont aujourd'hui disparu et ne restent désormais que des parties datant essentiellement XVIe siècle et XIXe siècle. Au niveau architectural, la chapelle ne présente pas un grand intérêt mais c'est son importance historique en tant que symbole du protestantisme en Bretagne qui fait de ce lieu un endroit intéressant. C'est ici en 1558 que le seigneur d'Ancelot de Coligny introduit le culte protestant dans la ville qui devient en peu de temps un noyau du protestantisme dans la région. En 1551, on y aurait célébré le 1er mariage protestant de Bretagne. À cette époque, la bâtiment possédait 2 portes d'entrée. Ne voulant pas passer sous la même porte que les catholiques et ainsi ne pas passer sous une représentation de la Vierge, les protestants auraient décidé de construire une nouvelle porte. En 1570, suite à la paix de Saint-Germain, la chapelle Sainte-Anne est rendue au culte catholique. La porte percée par les protestants est alors murée par les catholiques. Durant la Révolution française, elle perd sa fonction religieuse puisque le tribunal révolutionnaire s'y installe. Elle sera ensuite vendue comme bien national. Laissée à l'abandon pendant des décennies et alors qu'elle menace de s'écrouler, une association de sauvegarde du patrimoine (ASPAH) décide de restaurer le bâtiment entre 1974 et 1984.
  • L'Hôtel du cardinal Odet de Chatillon-Coligny : cet édifice doit son nom à son ancien propriétaire, Odet de Coligny, qui fut cardinal-archevêque de Toulouse avant de se convertir au calvinisme. L'hôtel affiche des influences artistiques de la Renaissance. Au XVIe siècle, c'est le seigneur Gabart de Rollieuc qui s'y installe jusqu'en 1793 lorsque sa demeure devient le siège du District et de la Municipalité durant la période révolutionnaire. Plus tard, la famille Cornudet, dont l'un des membres fut maire de la ville de 1915 à 1945, rachète le bâtiment qui sera par la suite vendu à une communauté religieuse. Cependant, l'hôtel demeure actuellement inoccupé.
  • La Place du Bouffay : c'est l'ancien centre névralgique de la ville. Des halles s'étendaient autrefois de la Maison au Canon jusqu'à l'actuelle crêperie de La Roche mais elles ont été détruites au début du XXe siècle pour laisser de la place aux différents marchés notamment le marché aux bêtes. La prison, ainsi que la dernière tourelle de l'ancien château de la ville, jouxtaient ces halles côté Ruicard. Ces halles ressemblaient à celles que l'on trouve encore aujourd'hui à Questembert. Enfin, il faut noter que ce fut aussi le lieu de nombreux supplices : anciennement nommée Place du Pilori, elle a aussi accueilli la guillotine durant la révolution Française.
  • La rue de la Quenelle : son nom aurait pour origine le nom donné à un impôt sur les barriques de vin. C'était avant l'une des seules rues d'accès de la ville pour les marchands venant de Pénestin et de Guérande car La Roche-Bernard était une ville d'étape pour ces derniers avant de se rendre dans des villes plus importantes comme Vannes, Nantes ou Redon. On y acheminait toutes sortes de marchandises souvent à dos de mule en raison du fort dénivelé de cette rue. Cette dernière était autrefois entièrement pavée et la rigole d'écoulement des eaux était située au milieu de la rue.
  • La rue de la Saulnerie : elle tire son nom de l'activité des saulniers, c'est-à-dire des personnes qui achetaient et revendaient le sel. Leur costume faisait qu'ils étaient facilement reconnaissables par le reste de la population. De par son ancienne fonction marchande, cette rue est constituée d'anciens greniers, échoppes, ateliers et entrepôts datant pour la plupart du XVIe siècle. Le baron de La Roche-Bernard y entreposait le sel qu'il percevait grâce aux impôts sur cette marchandise qui transitait en abondance sur sa baronnie.

Le port[modifier | modifier le code]

L'activité portuaire de La Roche-Bernard est attestée dès le XIIIe siècle. La plaisance est désormais l'activité et le trait principal du port de la ville.

  • L'Ancien Port: il correspond à l'étier qui s'étend le long du quai Saint-Antoine. Depuis la fondation de la ville jusqu'au début du XXe siècle, c'était l'endroit principal de transit des marchandises. Il y avait principalement 4 produits échangés dans le port : le sel, en provenance des Marais salants de Guérande, le vin principalement issu des coteaux de Guérande, de la chaux puis, plus tard au XIXe siècle, les poteaux de mine constituaient l'une des marchandises phares de la ville. La construction navale fut aussi très importante avant de décliner rapidement au XXe siècle. On y construisait principalement des bateaux de pêche. Le poisson péché dans l'Atlantique était remonté via la Vilaine à La Roche-Bernard pour ensuite être vendu dans le reste de la région. Aujourd'hui, les bateaux de plaisance ont remplacé ceux de marchandises et de pêche.
  • Le Port Neuf: ce port correspond à l'actuel quai de la Douane et le front de Vilaine qui s'étend jusqu'en contrebas du pont de La Roche-Bernard. Avant le XXe siècle, c'était principalement un lieu de construction navale. C'est à cet endroit que fut construit le 1er vaisseau de guerre à 3 mâts appelé la Couronne. Terrain vague suite à l'abandon de la construction navale, ce bord de Vilaine fut ensuite aménagé durant la seconde moitié du XXe siècle. On y trouve désormais des emplacements et des installations liées aux sports nautiques.
Le pont de La Roche-Bernard et le Port Neuf, vus du site du Rocher.

Les ponts[modifier | modifier le code]

La traversée de la Vilaine au niveau de La Roche-Bernard a toujours été une affaire compliquée. Aujourd'hui, sur les 4 ponts construits durant les siècles précédents, seuls deux d'entre-eux ont subsisté.

  • L'ancien pont de La Roche-Bernard : autrefois, la traversée de la Vilaine se faisait grâce à un système de bac entre le passage du Guédas côté Marzan à une cale située sur l'autre rive côté La Roche-Bernard. Les vents forts et les effets de la marée rendaient la traversée périlleuse. C'est en 1709 qu'a eu lieu l'accident le plus grave lorsque 70 pèlerins meurent noyés durant la traversée. De plus, les passeurs n'étaient pas reconnus pour leur grande fiabilité. Il faut attendre la première moitié du XIXe siècle et le règne de Louis-Philippe Ier pour que soit décidée la construction d'un pont à La Roche-Bernard. Un premier pont est donc inauguré en 1839. Deux imposantes piles de pierre portaient une passerelle à sens unique. Un système de cloches de chaque côté permettait d'avertir que l'on franchissait le pont et ainsi éviter les embouteillages. Cependant, la force du vent fragilisait la structure globale, les câbles se sont rompus une première fois.
Le pont en arc articulé construit en 1911.

En 1911, le pont est alors remplacé par un pont à arches métalliques. Ce chantier a été conduit sans interruption de la circulation, les arches ayant été mises en place de part et d'autre de l'ancier tablier qui a été progressivement remplacé par le nouveau. À la suite de cette modification, la ligne des Chemins de fer du Morbihan construite à voie étroite (1 m), a pu traverser la Vilaine et ainsi assurer la liaison entre Vannes et Saint-Nazaire. L'ancien pont de La Roche-Bernard connut un destin tragique puisqu'il fut miné durant la Seconde Guerre mondiale puis, pendant la journée du 15 août 1944, la foudre s'abat sur l'une des mines provoquant la destruction de l'édifice (ceci a été vu par plusieurs personnes).

  • Le pont de La Roche-Bernard : après la guerre, on revient à un système de traversée par bac puis on installe ensuite une passerelle flottante entre 1950 et 1960 qui fut récupérée sur le matériel du débarquement de Normandie. En 1954, le tour de France cycliste passe sur cette passerelle. Cette dernière avait deux inconvénients majeurs : elle résistait de moins en moins au trafic routier (on réduisit à 2 tonnes le poids total supporté) et elle bloquait complètement le trafic fluvial. C'est alors qu'en 1960 est inauguré le second pont de La Roche-Bernard, un pont suspendu sur le modèle du Pont de Tancarville.
  • Le Pont du Morbihan : victime du développement de la circulation routière, le pont de La Roche-Bernard ne parvient pas à absorber tous les flux et les deux voies de circulation ne répondent plus aux impératifs du trafic routier. Durant les périodes estivales, entre 30 000 et 40 000 véhicules transitaient chaque jour sur le pont. Afin de désengorger la ville, on décide alors la construction d'un nouveau pont entre les communes de Marzan et Nivillac à peine 1 km en amont du précédent pont. Il sera inauguré en 1996. D'une longueur de 600 m, une arche piétonne située juste en dessous permet aux piétons de traverser.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Malgré la surface réduite de la commune, La Roche-Bernard possède plusieurs espaces naturels.

Fleuve[modifier | modifier le code]

La Vilaine s'écoule près de La Roche-Bernard. La ville se situe à 20 km de l'embouchure entre le fleuve et l'Océan Atlantique et c'est au niveau du quai de la Douane que la profondeur de ce cours d'eau est la plus élevée de tout son parcours depuis sa source jusqu'à son embouchure.

Le site classé du Rocher[modifier | modifier le code]

Situé rue du Passage, ce promontoir granitique surplombe la Vilaine et le port. On y trouve aussi 2 canons ayant appartenu au vaisseau de guerre français « Le Juste » coulé durant la bataille des Cardinaux en 1759. Une plaque commémorative signale que c'est à La Roche-Bernard que fut construit au XVIIe siècle le vaisseau de guerre la Couronne.

Le jardin des Garennes[modifier | modifier le code]

C'est l'unique parc de la ville. Situé en contrebas du Vieux Quartier, ce parc était à l'origine un espace occupé par une multitude de potagers individuels dont un subsiste encore aujourd'hui. Les terrains furent ensuite rachetés par la municipalité pour en faire un jardin d'agrément tout en préservant le patrimoine végétal existant. Un ruisseau, qui part de l'ancien lavoir, traverse le parc pour ensuite se jeter dans la Vilaine. Depuis 1997, le Festival les Garennes s'y tient chaque année durant l'été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henriette Marie de France, fille du roi Henri IV et de Marie de Médicis ; ainsi que Jacques II (roi d'Angleterre et cousin de Louis XIV) ont tous deux séjourné à La Roche-Bernard au château des Basses-Fosses.

Vie de la commune[modifier | modifier le code]

Équipements culturels et de loisirs[modifier | modifier le code]

Salles d'exposition[modifier | modifier le code]

La commune compte 3 salles d'exposition :

  • la galerie Turner, rue du Docteur Cornudet ;
  • la chapelle Notre-Dame, rue Haute Notre-Dame ;
  • la salle de danse située à l'hôtel de ville.

Musée[modifier | modifier le code]

  • Musée de la Vilaine maritime : musée comprenant des collections d'objets liés à la construction navale notamment des maquettes du navire de guerre français la Couronne et d'autres objets consacrés aux traditions rurales.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Cinéma La Couronne : cinéma associatif situé près de l'église. Son nom vient du vaisseau de guerre construit à La Roche-Bernard.

Manifestations et évènements[modifier | modifier le code]

  • Marché traditionnel : marché qui a lieu tous les jeudis matin dans le bourg de la ville, principalement le long de la rue Saint-James et autour de l'église.
  • Festival les Garennes : c'est un festival annuel et gratuit de musique en plein air créé et organisé par l'association OMCSL (Office Musique Culture Sports et loisirs) depuis 1997 et qui tire son nom du parc dans lequel il a lieu.
  • Vilaine en Fête! : rassemblement de vieux gréements de la flotille traditionnelle de Basse-Vilaine.
  • Marché aux livres anciens & cartes postales : ce marché se tient annuellement sur la place du Bouffay et ses environs. Y sont vendus par des amateurs et des professionnels, des livres anciens, des cartes postales, des affiches, etc.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles primaires : école des Petits Murins, école Saint-Michel
  • Collèges : collège Saint-Joseph

Sports[modifier | modifier le code]

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

  • Le circuit des Ponts (5,7 km, environ h 30) : La Roche-Bernard est le départ du circuit des ponts qui permet une découverte de la Vilaine et des différents ponts. Il permet notamment de passer sur l'arche piétonne qui se situe en dessous du pont du Morbihan.
  • Passage vers le chemin de grande randonnée no 39 (GR39) : un chemin partant de l'extrémité du quai Saint-Antoine permet de rejoindre le GR39 entre Guérande et le Mont Saint-Michel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. P.-R. Giot, J. Briard, L. Pape, Protohistoire de la Bretagne, Rennes, 1995, p 135;
  2. lLouis Pape, La Bretagne romaine, Rennes, 1995, p.21.
  3. A. Chédeville, N.-Y. Tonnerre, La Bretagne féodale, Rennes, 1987, p.119.
  4. ibid., p.141.
  5. ibid., p.132;
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à La Roche-Bernard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 septembre 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population du Morbihan en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 septembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]