La Princesse de Clèves (film, 1961)

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La Princesse de Clèves

Description de cette image, également commentée ci-après

La dauphine Marie Stuart, protagoniste du film
Dessin pierre noire et sanguine par François Clouet
(vers 1558, fonds BnF)

Titre original La Princesse de Clèves
Réalisation Jean Delannoy
Scénario Jean Cocteau
Jean Delannoy
Acteurs principaux
Sociétés de production Silver Films
Enalpa Film
Produzioni Cinematografiche Mediterranee
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Drame
Film historique
Sortie 1961
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Princesse de Clèves est un film franco-italien réalisé par Jean Delannoy d'après le roman éponyme de Madame de La Fayette, sorti en 1961.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les tourments intérieurs d'une princesse qui a juré fidélité à son mari, un homme vieillissant. Éprouvant de l'amour pour le jeune et séduisant duc de Nemours, la princesse révèle ces sentiments à son époux, exacerbant une jalousie qui lui est fatale. Elle lui reste fidèle jusqu'à ce qu'elle aille le rejoindre dans la tombe.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Période de prises de vue : 2 août[1] à mi-novembre 1960[2].
  • Intérieurs : studios de Billancourt (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine).
  • Extérieurs :
  • Marina Vlady[4] : « Pour La Princesse de Clèves, ce sont plusieurs mois d'intense travail et de plaisir quotidiens, ponctués d'évanouissements liés aux extrêmes contraintes des costumes d'époque : corset plat écrasant la poitrine, enserrant la taille et les hanches à étouffer, fraises montées sur baleines étranglant le cou et à la longue creusant des plaies autour de la gorge, poids des robes chargées de bijoux atteignant dans les trente kilos, mais aussi jouissance de la danse réglée par Léone Mail, de l'Opéra de Paris, euphorie du texte mâché pendant des heures pour en faire ressentir la pureté classique et ressortir les beautés profondes. Que dire de partenaires plus émouvants les uns que les autres. […] De la rigueur de Jean Delannoy, glacé, retenu, mais bouillonnant intérieurement, semblable à la princesse qui meurt de passion contenue et de désir inassouvi, Jean Delannoy si injustement décrié, méconnu, qui sut guider sans concession cette aventure de seize semaines de création orgueilleuse. »

Accueil[modifier | modifier le code]

  • Marina Vlady[4] : « Ce film pour lequel nous obtînmes le plus grand succès public des années 1960, plusieurs prix dans les festivals, un prix d'interprétation Femina Belge pour le rôle-titre, fut littéralement assassiné par la grande majorité de la critique parisienne. En province et à l'étranger, nous ne recevions que des éloges. Dans la capitale du « bon goût », une cabale de snobs s'attaqua à Jean Delannoy d'une manière inique, comme si le talent se devait d'être toujours inversement proportionnel à la satisfaction des spectateurs. Qu'importe : le film a résisté à l'épreuve du temps et ceux qui l'ont dénigré ne sont déjà plus de ce monde... Bien après nous, il restera comme l'une des adaptations les plus achevées du premier roman psychologique à la française. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : BiFi/Ciné-Ressources.
  2. Estimation selon 16 semaines de tournage précisées par Marina Vlady dans ses mémoires.
  3. a et b Source : IMDb.
  4. a et b Extrait des mémoires de Marina Vlady, 24 images/seconde : séquences de mémoire, Paris, Éditions Fayard,‎ 2005, 374 p. (ISBN 9782213623580, lien notice BnF?, résumé).

Lien externe[modifier | modifier le code]