La Princesse de Clèves (film, 1961)
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La Princesse de Clèves
La dauphine Marie Stuart, protagoniste du film
Dessin pierre noire et sanguine par François Clouet
(vers 1558, fonds BnF)
| Titre original | La Princesse de Clèves |
|---|---|
| Réalisation | Jean Delannoy |
| Scénario | Jean Cocteau Jean Delannoy |
| Acteurs principaux | Marina Vlady Jean-François Poron Jean Marais |
| Sociétés de production | Silver Films Enalpa Film Produzioni Cinematografiche Mediterranee |
| Pays d’origine | |
| Genre | Drame Film historique |
| Sortie | 1961 |
| Durée | 113 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
La Princesse de Clèves est un film franco-italien réalisé par Jean Delannoy d'après le roman éponyme de Madame de La Fayette, sorti en 1961.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
Les tourments intérieurs d'une princesse qui a juré fidélité à son mari, un homme vieillissant, alors qu'elle éprouve de l'amour pour le jeune et séduisant duc de Nemours. Mais même après le décès de son époux, elle lui reste fidèle jusqu'à ce qu'elle aille le rejoindre dans la tombe.
[modifier] Fiche technique
- Titre : La Princesse de Clèves
- Titre italien : La principessa di Cleves
- Réalisation : Jean Delannoy
- Scénario : Jean Cocteau et Jean Delannoy, d'après le roman La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette (1678)
- Décors : René Renoux
- Costumes : Pierre Cardin et Marcel Escoffier
- Photographie : Henri Alekan
- Son : Jacques Lebreton
- Montage : Henri Taverna
- Musique : Georges Auric
- Photographe de plateau : Marcel Dolé
- Pays d'origine :
France,
Italie - Langue de tournage : français
- Producteur : Robert Dorfmann
- Directeur de production : Léon Carré
- Sociétés de production : Silver Films (France), Enalpa Film (Italie), Produzioni Cinematografiche Mediterranee (Italie)
- Sociétés de distribution : Tamasa Distribution (France), Les Acacias (France)
- Format : couleur par Eastmancolor — 35 mm — 2.35:1 Dyaliscope — son monophonique
- Genre : drame, film historique
- Durée : 113 minutes
- (fr) Mentions CNC : tous publics, Art et Essai (visa d'exploitation no 23710 délivré le 31 janvier 1961)
- Dates de sortie :
[modifier] Distribution
- Marina Vlady : la princesse de Clèves
- Jean-François Poron : Jacques de Savoie, duc de Nemours
- Jean Marais : le prince de Clèves
- Henri Piégay : le vidame de Chartres
- Lea Padovani : Catherine de Médicis
- Renée-Marie Potet : la dauphine Marie Stuart
- Piéral : le bouffon de Chastelard
- Annie Ducaux : Diane de Poitiers
- Raymond Gérôme : le roi Henri II
- Georges Lycan : le majordome
- Alain Féral : le dauphin François
- Ivan Dominique : Charles de Guise
- Léa Gray : Madame de Mercœur
- Jacques Hilling : le médecin
- Hubert de Lapparent : Ambroise Paré
- Pierre-Jacques Moncorbier : le peintre
- Josée Steiner : Madame de Martigues
- Anthony Stuart : l'ambassadeur d'Angleterre
- Jean Sylvain : l'arbitre du jeu de paume
- Henri Coutet : un homme du peuple
[modifier] Autour du film
- Marina Vlady[1] : « Pour La Princesse de Clèves, ce sont plusieurs mois d'intense travail et de plaisir quotidiens, ponctués d'évanouissements liés aux extrêmes contraintes des costumes d'époque : corset plat écrasant la poitrine, enserrant la taille et les hanches à étouffer, fraises montées sur baleines étranglant le cou et à la longue creusant des plaies autour de la gorge, poids des robes chargées de bijoux atteignant dans les trente kilos, mais aussi jouissance de la danse réglée par Léone Mail, de l'Opéra de Paris, euphorie du texte mâché pendant des heures pour en faire ressentir la pureté classique et ressortir les beautés profondes. Que dire de partenaires plus émouvants les uns que les autres. […] De la rigueur de Jean Delannoy, glacé, retenu, mais bouillonnant intérieurement, semblable à la princesse qui meurt de passion contenue et de désir inassouvi, Jean Delannoy si injustement décrié, méconnu, qui sut guider sans concession cette aventure de seize semaines de création orgueilleuse. […] Ce film pour lequel nous obtînmes le plus grand succès public des années 60, plusieurs prix dans les festivals, un prix d'interprétation Femina Belge pour le rôle-titre, fut littéralement assassiné par la grande majorité de la critique parisienne. En province et à l'étranger, nous ne recevions que des éloges. Dans la capitale du « bon goût », une cabale de snobs s'attaqua à Jean Delannoy d'une manière inique, comme si le talent se devait d'être toujours inversement proportionnel à la satisfaction des spectateurs. Qu'importe : le film a résisté à l'épreuve du temps et ceux qui l'ont dénigré ne sont déjà plus de ce monde... Bien après nous, il restera comme l'une des adaptations les plus achevées du premier roman psychologique à la française. »
[modifier] Lien externe
- La Princesse de Clèves (film, 1961) sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
[modifier] Notes et références
- Extrait de ses mémoires, 24 images / seconde, Éditions Fayard, Paris, 2005 (ISBN 2-213-62358-9).