La Péri (Burgmüller)

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Le « pas du songe » de La Péri

La Péri est un ballet en deux actes et trois tableaux de Théophile Gautier, chorégraphie de Jean Coralli, musique de Friedrich Burgmüller, représenté à l'Opéra de Paris le .

Carlotta Grisi et Lucien Petipa y interprètent les rôles principaux[1].

Le personnage de la Péri provient d’un conte des Mille et Une Nuits, « Histoire du prince Ahmed et de la fée Pari-Banou » : les péris sont des génies de la mythologie arabo-persane, ayant l'apparence de jeunes femmes au charme ensorcelant.

Thomas Moore avait mis en scène les péris dans The Story of Paradise and Peri, dans le poème d'inspiration orientale Lalla Rook 1817[2].

Avec Giselle, La Péri fut l'un des ballets romantiques de plus grand succès. Il présentait tous les aspects en vogue à l'époque: l'exotisme, l'élément surnaturel, une vision de la femme spiritualisée, ainsi qu'une intrigue pleine de passion.

Les chorégraphes de l'époque n'ayant pas peur des métissages, on trouve dans ce ballet, qui pourtant était situé dans un pays arabe, un pas espagnol s'inspirant du style tacqueté de Fanny Elssler. Le pretexte des danses de différents pays est donné par le choix qu'Achmet doit faire d'une esclave, entre plusieurs jolies danseuses de différente provenance.

Une célèbre scène du ballet dite Pas du songe, représentant la vision qu'Achmet avait du Paradis des péris, culminait de façon périlleuse dans un saut que la Péri effectuait du haut d'un décor, pour tomber directement dans les bras du prince[3].

Au cours d'une autre scène acclamée par le public de l'époque, le Pas de l'abeille, la Péri fuyant une abeille, se dépouillait progressivement d'une grande partie de son costume en effectuant un des premiers strip-teases, d'ailleurs très pudique[4].

Argument[modifier | modifier le code]

Argument de La Péri

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Moal Dictionnaire de la danse - Larousse Bordas, 2008
  2. Alberto Testa, 100 grands ballets, Gremese, 2009
  3. magazine Danse n° 248, avril 2010.
  4. Jean-Louis Tamvaco, Les Cancans de l'opéra.