La Naissance de Vénus (Bouguereau)

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La Naissance de Vénus
Image illustrative de l'article La Naissance de Vénus (Bouguereau)
Artiste William Bouguereau
Date 1879
Technique huile sur toile
Dimensions (H × L) 300 × 217 cm
Localisation Musée d'Orsay, Paris

La Naissance de Vénus est un tableau mythologique de William Bouguereau. Réalisé en 1879 et ayant une dimension de 300 cm × 217 cm, il est exposé à Paris au Musée d'Orsay.

Analyse[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

Le sujet principal est la Vénus mythologique, dans sa forme anadyomène (sortant de l'écume de mer) ; elle est en pleine forme : couronnée de tresses luxuriantes, elle paraît ainsi au monde entourée de ses zélotes.

La modèle pour Venus est Marie Georgine née Princesse de Ligne, avant qu’elle se marie avec Sosthène de la Rochefoucauld. Elle a posé avec son âme soeur à Bouguereau's "L'Enlèvement de Psyché" et "Flore et Zéphyr". Elle est également représentée par Léon Bonnat et par Antoine Samuel Adam-Salomon.

Jugements[modifier | modifier le code]

« Il me faut bien, hélas ! Commencer par l'œuvre de M. Bouguereau. M. Gérôme avait rénové déjà le glacial ivoire de Wilhem Miéris, M. Bouguereau a fait pis. De concert avec M. Cabanel, il a inventé la peinture gazeuse, la pièce soufflée. Ce n'est même plus de la porcelaine, c'est du léché flasque ; c'est je ne sais quoi, quelque chose comme de la chair molle de poulpe. La naissance de Vénus, étalée sur la cimaise d'une salle, est une pauvreté qui n'a pas de nom. La composition est celle de tout le monde. Une femme nue sur une coquille, au centre. Tout autour d'autres femmes s'ébattant dans des poses connues. Les têtes sont banales, ce sont ces sydonies qu'on voit tourner dans la devanture des coiffeurs ; mais ce qui est plus affligeant encore, ce sont les bustes et les jambes. Prenez la Vénus de la tête aux pieds, c'est une baudruche mal gonflée. Ni muscles, ni nerfs, ni sang. Les genoux godent, manquent d'attaches ; c'est par un miracle d'équilibre que cette malheureuse tient debout. Un coup d'épingle dans ce torse et le tout tomberait. La couleur est vile, et vil est le dessin. C'est exécuté comme pour des chromos de boîtes à dragées ; la main a marché seule, faisant l'ondulation du corps machinalement. C'est à hurler de rage quand on songe que ce peintre qui, dans la hiérarchie du médiocre, est maître, est chef d'école, et que cette école, si l'on n'y prend garde, deviendra tout simplement la négation la plus absolue de l'art ! »

— « Salon de 1879 » paru dans L'Art moderne.

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