La Motte-d'Aigues

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La Motte-d'Aigues
Temple
Temple
Blason de La Motte-d'Aigues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Intercommunalité Communauté territoriale du Sud Luberon
Maire
Mandat
Guy Genty
2014-2020
Code postal 84240
Code commune 84084
Démographie
Gentilé Mottassins, Mottassines
Population
municipale
1 340 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 27″ N 5° 31′ 18″ E / 43.7741666667, 5.5216666666743° 46′ 27″ Nord 5° 31′ 18″ Est / 43.7741666667, 5.52166666667  
Altitude 385 m (min. : 295 m) (max. : 1 057 m)
Superficie 14,63 km2
Localisation

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La Motte-d'Aigues est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les habitants de la commune de la Motte-d'Aigues sont les Mottaiguois et les Mottaiguoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est posé sur le contrefort sud du massif du grand Luberon, au pied de son sommet, le Mourre Nègre.

Accès et transport[modifier | modifier le code]

La route départementale 120, qui dessert le nord de la commune, et la route départementale 27, qui dessert le sud de celle-ci, passent dans le village.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

L'entrée du village de la Motte-d'Aigues par la RD 120

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par quatre rivières au régime torrentiel :

  • le Torrent le Riou, 11,3 km, qui passe par les communes de La Motte-d'Aigues, Peypin-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque et La Tour-d'Aigues[2].
  • le Vallat des Cayoux, 2 km, qui se retrouve sur la commune de la Tour-d'Aigues[3].
  • le Ruisseau l'Ourgouse, 13,2 km, qui traverse les communes de Cabrières-d'Aigues, la Motte-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque et la Tour-d'Aigues[4].
    Il a lui-même un affluent : le Torrent de Pissay, 3,1 km, qui prend sa source dans la commune de La Motte-d'Aigues[5].

Situé en bordure de la commune, l'étang de la Bonde, le plus grand plan d'eau du département, est alimenté principalement par la source du Mirail, il se déverse dans de nombreux petits cours d'eau affluents directs en rive droite de la Durance comme l'Èze. Il y a aussi d'autres sources de plus faible importance sur la commune :

  • Le Rocher de l'Aigle
  • Cante Bonne

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[6]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Lieux-dits, Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de La Motte-d'Aigues
  • Le village
  • Le Plan
  • La Bonde
  • Le Moulas
  • La Petite Bonde
  • Le Desen
  • Félicianne
  • Les Garrigues
  • Sainte-Jeanne
  • Saint-Jean
  • La Vallée d'Or
  • La Colétine
  • Le Moulin Neuf
  • Cante-Bonne
  • Les Gouirands
  • Vaucèdes
  • Ferréol
  • Les Gaudin
  • Les Barret
  • La Calade
  • le Claux

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[7] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 4,13 % 60,52
Zones agricoles 45,81 % 671,59
Zones naturelles 50,05 % 733,72
Total 100 % 1 465 97

Les zones naturelles (la moitié du territoire) sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le celtique Mota et le bas-latin Motta désigne une petite élévation, naturelle ou artificielle, la motte sur laquelle s'éléve le château seigneurial. On retrouve ces termes : Oppido Muta en 1096, La Mota en 1168, La Motta au XVIe siècle[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Près de la ferme Saint-Jean a été découverte et fouillée une nécropole gallo-romaine. Six corps ont été retrouvés ainsi qu'un bloc sculpté, des débris de verres, un vase en céramique intact et des morceaux de tuiles. Cet ensemble a été daté du Ier siècle[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village fut fondé vers le XIe siècle. Il est désigné en tant de Mota Aiguerii et comme une dépendance de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon dans les bulles des papes Gélase II et Alexandre III. En 1168, le castrum de la Motte ainsi que ceux de Saint-Martin-de-la-Brasque et de Cadenet sont cédés par Bertrand II à Alix, épouse de Giranud Amic, de la branche cadette de la maison de Sabran[10].

Ce fief, sous la première et seconde maison d'Anjou, qui régnaient sur le royaume de Naples et le Comté de Provence, dépendait de la viguerie d'Apt[10]. Au début du XVe siècle, ce fief était revenu par héritage à Elzéar de Sabran, le petit-neveu du comte d'Ariano. Il dut l'hypothéquer en favaur d'Antoine Brodoqui qui en rendit hommage à Louis II d'Anjou, Comte de Provence, en 1417. Puis ayant apuré ses dettes, la seigneurie lui revint en 1428[9].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Complètement déserté pendant la seconde moitié du XVe siècle[11], ce fief fut donné par le roi René, Comte de Provence, aux Agoult[10]. Fouquet d'Agoult, baron de Sault et chambellan du roi, décida de créer une réserve d'eau pour le château de La Tour-d'Aigues et fit construire un aqueduc au XVe siècle. L'Étang ainsi constitué permit l'irrigation de toute la vallée d'Aigues.

Le Roi René confirma le 13 février 1459 le rattachement de Cabrières-d'Aigues, La Motte-d'Aigues et Villelaure à Pertuis[12].

Mais la Motte étant restée inhabitée, en 1505, Louise d'Agoult, tutrice de son neveu François de bolliers, seigneur de la Motte, la Toursd'Aigues et Cabrières, signa un acte d'habitation pour repeupler ces terres. Elles fit appel pour cela à des Piémontais, adeptes du valdéisme. Ils furent parmi les premiers Vaudois du Luberon[9] mais pas les seuls : une quarantaine de localités, de part et d'autres du Luberon[13] accueillent au moins 1400 familles de vaudois des Alpes, soit environ 6 000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers de ces futurs Vaudois du Luberon sont arrivés entre 1490 et 1520 et la plupart subissent le massacre de Mérindol, qui détruit 24 villages et cause 3 000 morts.

En 1545, condamné par l´édit de Mérindol en tant que village vaudois, la Motte, tout comme 23 autres villages vaudois du Luberon, fut attaqué. Avec comme chefs militaires Paulin de La Garde et Joseph d'Agoult, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Jean Maynier, baron d’Oppède, les villages vaudois furent pillés, les hommes massacrés ou envoyés aux galères, les femmes violées avant d’être tuées. Certains furent même vendus en esclavage. Il y eut près de 3 000 personnes exterminés en cinq jours et 670 hommes rescapés envoyés aux galères du Capitaine Paulin. Enfin, les terres furent confisquées et les biens pillés bradés au dixième de leur prix pour payer les soldats.

Le 12 février 1560, Paulon de Mauvans rallia les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise, et ce fut deux mille hommes qui rejoignirent le parti huguenot[14]. Ralliés au protestantisme après le synode de Chanforan de 1532, les Vaudois du Luberon fournirent près du quart des effectifs des huguenots d'Afrique du Sud lors de la révocation de l'édit de Nantes, qui provoque au total l'exil de plus de 200 000 huguenots.

En 1585, La Motte ainsi que la Tour d'Aigues et Ansouis furent pris par le baron de Vins, chef de la Ligue en Provence[10].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

La Motte-d'Aigues au début du XXe siècle

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le Luberon fut un centre actif des maquis de la Résistance. Le territoire de la Motte était inclus dans le triangle formé par Grambois, Cabrières-d'Aigues et Mirabeau[15]. En août 1944, ces maquisards reçurent l'ordre de bloquer le Pont de Mirabeau afin de couper toute retraite par la vallée de la Durance aux armées allemandes. Ils firent sauter une partie du tablier du pont dans la nuit du 17[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Listes des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 en cours Guy Genty    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et juridiques[modifier | modifier le code]

La Motte-d'Aigues est une des quatorze communes du canton de Pertuis qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance no 2009-935 du 29 juillet 2009 elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse). La Motte-d'Aigues fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Cucuron de 1793 à 1801[17].

La Motte-d'Aigues fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d' affaires de Sécurité sociale d’Avignon[18].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté de communes Luberon-Durance.

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal crée en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vie-président du Conseil général de Vaucluse)[19]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[20].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à La Motte-d'Aigues en 2009[21]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,50 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,00 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 21,72 % 0,25 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[22]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 340 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412 349 428 428 462 457 462 443 441
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
454 446 426 453 428 415 409 335 329
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
411 414 429 417 409 405 413 286 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
295 371 442 591 748 1 010 1 253 1 288 1 340
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de la Motte-d'Aigues a une école primaire[24],[25]., ensuite les élèves sont affectés au Collège Albert Camus à La Tour d'Aigues[26],[27], puis le Lycée Val de Durance[28] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[29] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[30] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Sports[modifier | modifier le code]

La commune permet la pratique de la randonnée.

Grâce à l'étang de la Bonde, la pratique de la baignade, ainsi que la pèche et la planche à voile sont possibles. Le plan d'eau de la Bonde est ainsi ouvert à la baignade toute l'année et est surveillée à partir du 1er juillet jusqu'au 31 août sur la plage principale côté ouest (commune voisine) de l'étang face au camping. L'entrée du parking de cette plage est payant durant la période estivale mais on peut se garer librement vers la digue sud sur le parking du restaurant du lac. Quatre courts de tennis sont à disposition toute l'année.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est à Pertuis.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le Temple de la Motte d'Aigues

L'église catholique, sous le vocable de Saint-Jean, date du XVIIe siècle, en effet, sur le linteau d'une de ses portes a été gravée la date de 1618. Elle fut agrandie et restaurée dans le goût du XIXe siècle[9].

Le temple de la commune a eu une histoire plus mouvementée. Après la Révolution on assista au retour de quelques familles exilées à la suite du massacre des Vaudois. Le village de la Motte vit son temple reconstruit en 1817. Celui-ci menaçant de tomber en ruines dès la fin du XIXe siècle, il fut décidé de le reconstruire. Ce fut fait au cours de l'année 1904 et il put être inauguré le 30 juillet 1905. Cette paroisse est de nos jours fusionnée avec celles de Lourmarin et de Cabrières-d'Aigues[31].

Il existe aussi une chapelle privative au château de la Bonde (XIX° siècle).

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Cave coopérative vinicole de la Motte d'Aigues

L'irrigation a permis de développer des cultures de primeurs. Mais la commune s'est résolument tournée vers l'exploitation des vergers (cerise), des oliviers et de la vigne[11]. Le vignoble de la commune est classé dans l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) côtes du Luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[32]. La quasi-totalité de ces vins sont vinifiés et élevés à la « cave de la Motte-d'Aigues »[33] ou par « La Bastide du Claux »[34].

Les agriculteurs disposent en ligne d'un service météo qui couvre leur commune[35].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[36].

En plus, fait unique, elle offre une base nautique sur l'étang de la Bonde[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il y aurait sur la commune deux lavoirs et quatre fontaines alimentées par des mines d’eau[37].

  • L'Étang de la Bonde (30 hectares), le plus grand plan d'eau du département, créé au XVe siècle par Fouquet d'Agout pour alimenter son château de La Tour-d'Aigues.
  • Le Château de La Bonde, grande bâtisse jouxtant l’étang, fut le centre d’un domaine viticole établi au XIXe siècle, comprenant 130 hectares de terres, plusieurs métairies (La Ferme du Château, la Petite Bonde, la Félicianne), une colline et l’étang (30 hectares). Le château à proprement parler est une maison de maître édifiée au bout d’une allée de platanes bicentenaires, prolongée par une aile en retour abritant une chapelle domestique et flanquée par l’élégante tour de l’horloge. Propriété de la famille Fagniez pendant 150 ans, puis de la famille Trafford depuis 1939.
  • Un monument aux morts.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Marché artisanal nocturne le jeudi, en été.
  • Fête communale le 2e dimanche de juillet.
  • Fête de la Vigne et du vin le samedi de l'Ascension.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Joubert, un vaudois de La Motte-d'Aigues, exilé en Afrique du Sud où il fonda les villages de Provence, de Lamotte et de La Roque.
  • Gustave Fagniez (1842-1927), écrivain et académicien, était propriétaire du château de la Bonde au bord de l'étang du même nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de La Motte-d'Aigues

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent au château de gueules, ajouré et maçonné de sable, ouvert du champ, posé sur une terrasse aussi de sable.[38]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • L. F. Frossard & L. Frossard, Les Vaudois de Provence, 1848
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gabriel Audisio, Les vaudois du Luberon Une minorité en Provence (1460-1560), Association d'Etudes Vaudoises et Historiques du Luberon (ISBN 2-9500679-0-5)
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. a. Barthélemy, Avignon, 1985, (ISBN 2903044279) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, Carnets d'un voyageur attentif, Edisud (ISBN 2-85744-523-7)
  • Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2035751055) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Pierre Muret, La Motte d'Aigues, Editions Pour le Luberon (ISBN 2-912097-30-4)
  • Alfred Maille, Pertuis et ses environs, Paris, Res Universis,‎ 1989, 158 p. (ISSN 0993-7129)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. (fr) SANDRE, « Fiche torrent le riou (X3110560) » (consulté le 6 septembre 2008)
  3. (fr) SANDRE, « Fiche vallat des cayoux (X3110580) » (consulté le 6 septembre 2008)
  4. (fr) SANDRE, « Fiche ruisseau l'ourgouse (X3110600) » (consulté le 6 septembre 2008)
  5. (fr) SANDRE, « Fiche torrent de pissay (X3111060) » (consulté le 6 septembre 2008)
  6. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  7. (fr) « La Motte-d'Aigues », Parc du Luberon
  8. Michel Fraysset, Pertuis Capitale du Pays d'Aigues, Maison de la Culture Pertuis,‎ 1995 (ISBN 2-908810-01-8)
  9. a, b, c et d Robert Bailly, op. cit., p. 295.
  10. a, b, c et d Jules Courtet, op. cit., p. 179.
  11. a, b et c Dictionnaire Provence, op. cit., p. 527.
  12. Alfred Maille, op. cit., p. 55.
  13. "Guide historique du Luberon vaudois", par Gabriel Audisio, page 17, Éditions du Parc naturel régional du Luberon mars 2002
  14. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 211-212
  15. Aimé Autrand, Le département de Vaucluse, de la défaite à la Libération (mai 1940-25 août 1944), p. 89-90.
  16. Robert Bailly, op. cit., p. 273.
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  19. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  20. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  21. « Impots locaux à La Motte-d'Aigues », taxes.com
  22. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  24. l'école
  25. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  26. Carte scolaire du Vaucluse
  27. « Site du collège Albert Camus », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  28. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  29. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  30. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  31. Jules Courtet, op. cit., p. 296.
  32. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles.
  33. (en) Cave de la Motte-d'Aigues
  34. (en) Ludmila et Sylvain Morey, Domaine de la Bastide du Claux à La Motte-d'Aigues
  35. Météo la Motte-d'Aigues
  36. Voir Massif du Luberon
  37. La Motte d'Aigues GS-CP - le jeu de l'oie… Le patrimoine au fil de l'eau
  38. Armorial des communes du Vaucluse.