La Mort (mythologie)

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La Faucheuse est l'une des allégories de la mort
La faucheuse sur les tombeaux des églises
La grande faucheuse de Nikolay Tarkhov

La Mort a été représentée en tant que figure anthropomorphe ou comme personnage fictif dans de nombreuses mythologies et cultures populaires. La personnification de la mort en tant qu'entité vivante, consciente et sensible, est lié à l'idée de la mort et à son poids historique et philosophique considérable. Selon les langues, elle est un personnage soit féminin, soit masculin. Elle est souvent représentée sous forme d'un squelette (ou d'un squelettoïde présentant quelques rares lambeaux de peau sur certains os), parfois vêtu d'un grand manteau noir à capuche.

Dans le folklore occidental moderne, La Mort est généralement représentée comme un squelette portant une robe, une toge, noire avec capuche, éventuellement une grande faux. La Mort est alors connue sous le nom de « la Grande Faucheuse » ou tout simplement « la Faucheuse ». Ce symbole d'origine italienne est très présent durant tout le Moyen Âge et à la Renaissance, dans les peintures apocalyptiques et macabres comme celle de Pieter Brueghel l'Ancien (Le Triomphe de la Mort). À une époque où la peste noire faisait des ravages, la faucheuse représentait un être terrifiant venu happer les vivants d'un coup de lame. Les allégories de la mort ont été reprise maintes fois dans des œuvres plus récentes, notamment liées à la fantasy, avec la même symbolique qu'à leur origine.

Représentations notables[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Âge, la Mort est imaginée comme un corps humain momifié ou en décomposition, qui deviendra plus tard le squelette vêtu d'une toge qui nous est familier.
  • Inversement, la Mort est parfois représentée sous les traits d'une belle femme souvent vêtue de noir et d'une longue faux.
  • À cause de l'intime lien entre le Temps, la Vieillesse et La Mort, le Temps en tant que figure mythologique est parfois associé à La Mort
  • Un psychopompe est un esprit, une déité ou un être dont la tâche est de conduire les âmes récemment décédées dans l'autre monde.
  • La représentation de la mort portant une faux remonte à l'image du titan grec Cronos. Celui-ci était fréquemment représenté en portant un globe surmonté d'une faux. Cronos est le père des dieux de l'Olympe, dont Zeus. Cependant, pour échapper à la malédiction lancée par son père Ouranos, il décide de dévorer ses enfants. Au sixième enfant, son épouse Rhéa, lassée de ces infanticides lui donne une pierre à manger à la place de l'enfant : Zeus. Ce dernier combat son père et en le frappant au ventre lui fait « vomir » les autres enfants, qui le renverseront plus tard. Exilé sur Terre, en qualité de simple mortel, il fonde une communauté agricole, désignée par les Anciens sous le nom d'Âge d'Or. De là viendrait l'attribut de la faux, outil qui symbolise les récoltes, et de cette manière les saisons qui rythment l'existence, que Cronos a cru pouvoir maîtriser[1].

La mort dans les mythologies[modifier | modifier le code]

Il existe dans toutes les mythologies des divinités qui incarnent la Mort ou certains de ses aspects :

La mort dans la mythologie hindoue[modifier | modifier le code]

Dans les écrits hindous connus sous le nom de Vedas, le maître des morts est appelé Yama ou Yamaraj (littéralement le seigneur de la mort). Yamaraj monte un bœuf noir et possède un lasso torsadé avec lequel il attrape les âmes pour les emmener dans sa demeure, Yamalok. Ce sont ses suivants, les Yamaduts, qui portent les âmes jusqu'à Yamalok. Ici, les bonnes et les mauvaises actions sont comptabilisées par Chitragupta, qui autorise alors Yama à décider où iront les âmes dans leur prochaine vie, suivant la théorie de la réincarnation. On croit que les âmes peuvent renaître sur Terre aussi bien dans un univers paradisiaque qu'infernal, en fonction des actions de la vie passée. Celles qui peuvent se prévaloir d'un bon karma et d'un bon bakhti dans leurs vies atteignent le Moksha, la libération du cycle des morts et des renaissances, ainsi que des souffrances induites par la vie emprisonnée dans le corps. Yama est également mentionné dans le Mahabharata comme un grand philosophe et comme un dévot de Krishna.

De façon intéressante, Yama est aussi connu comme Dharmaraj ou roi du Dharma ou de la justice. Le raisonnement est que justice soit faite équitablement pour tous - s'ils sont vivants ou morts, basé sur leur karma ou leur destin. C'est davantage consolidé par le fait que Yudhishthira, l'aîné des Pândava est considéré comme la personnification de la justice, à Mahabharata où il était né en raison des prières de Kunti à Yamaraj.

Au Japon[modifier | modifier le code]

Dans le Kojiki, on raconte qu'après avoir donné naissance au dieu du feu Hinokagutsuhi, la déesse Izanami mourut, blessée par ce feu, et entra dans le royaume de la nuit perpétuelle, Yaminokuni. Par la suite, Izanagi, son époux, la trouva dans le pays de Yomi alors qu'il tentait de la ramener chez les vivants. Hélas, Yomi est situé dans le monde souterrain, et Izanagi retrouva son épouse ravagée par la décomposition. Lors d'une dispute avec lui, Izanami proclama que prendre 1000 vies chaque jour était la preuve de sa position de déesse des morts. Dans la culture populaire, la mort est également représentée sous les traits d’Enma (Yama), Enma Ō ou Enma Daiō (Enma-Roi ou Enma-Grand Roi, traductions de यम रज Yama Raja). Le Yama hindouiste a également inspiré le Yanluo chinois et le Enma japonais. Enma règne sur le monde souterrain, pareil à l'Hadès grec, et décide si les morts vont au paradis ou en enfer. Les parents japonais menaçaient ainsi leurs enfants : s'ils mentaient, Enma leur couperait la langue dans l'au-delà.

Il existe d'autres dieux de la mort, les shinigamis, qui ressemblent à la vision occidentale de la mort sous la forme de faucheuse. Les représentations des shinigamis (le terme est souvent au pluriel en français) sont courantes dans l'art et la fiction du Japon moderne, et totalement absentes dans la mythologie japonaise traditionnelle.

Dans le paganisme slave[modifier | modifier le code]

Les anciennes tribus slaves voyaient la mort comme une femme vêtue de blanc, tenant à la main des jeunes pousses qui ne fanaient jamais. Être touché par ces pousses faisait tomber dans un sommeil perpétuel. Cette représentation a survécu au christianisme durant tout le Moyen Âge, et n'a été remplacée par l'image plus répandue dans la tradition européenne d'un squelette allant et venant qu'à la fin du XVe siècle.

Dans le paganisme lituanien[modifier | modifier le code]

Les Lituaniens appelaient la Mort Giltinè, du mot "gelti" qui signifie "piquer". Giltinè était représentée sous les traits d'une vieille femme laide, avec un long nez bleu et une langue empoisonnée. La légende raconte que Giltinè était une jolie jeune femme enjouée qui fut emprisonnée durant sept ans dans un cercueil. La déesse de la Mort était la sœur de la déesse de la Vie et de la Destinée, Laima, ce qui symbolisait les relations entre le début et la fin de la vie.

Par la suite, les Lituaniens ont adopté la vision chrétienne de la Mort, avec sa robe noire et sa faux.

Dans les trois religions monothéistes[modifier | modifier le code]

Dans la Bible, le quatrième cavalier de Révélation 6 est appelé la Mort : L'Ange du Seigneur a ainsi fauché 185 000 hommes dans un camp assyrien (2 Rois; 19,5). Quand Dieu décide de tuer les premiers-nés égyptiens, il ordonne au "destructeur" (shâchath) d'épargner les maisons marquées par du sang sur le linteau et les montants des portes (Exode; 12, 23). L'ange de la destruction mal'ak ha-mashḥit, se déchaîne contre le peuple de Jérusalem (2 Samuel; 24,15). Dans les Chroniques (21, 16), le roi David voit "l'ange de Yahvé qui se tenait entre le ciel et la terre, l'épée dégainée à la main, tendue vers Jérusalem."[2] Dans le livre de Job (33,2), on trouve le terme de "destructeur" (memitim) que la tradition a identifié à "l'ange destructeur" (mal'ake Khabbalah), alors que le livre des Proverbes (26, 14) fait mention des "anges de la mort" (mal'ake ha-mavet). On trouve également le nom d'Azraël comme ange de la mort.

Dans le judaïsme[modifier | modifier le code]

Formes et fonctions[modifier | modifier le code]

D'après le Midrash, l'ange de la mort a été créé par Dieu lors du premier jour. Son domaine est le paradis, d'où il atteint la Terre en huit jours, alors même que la pestilence n'en met qu'un. Il possède 6 paires d'ailes.

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Le Triomphe de la Mort, peinture de Pieter Brueghel l'Ancien, XVIe siècle

La Mort est quelquefois mentionnée dans le Nouveau Testament, que ce soit sous forme de personnification, ou bien comme un état de fait. Elle est assimilée à l'ange diabolique Samaël. On trouve une allusion dans les Actes des Apôtres (2,24): "Mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir."

Quelques passages après, cependant, sont plus explicites. L'Épître aux Romains 5 parle de la Mort comme ayant « dominé de la période d'Adam à Moïse », et divers passages dans les Épître parlent du labeur du Christ sur la Croix et sa Résurrection comme une confrontation avec la Mort. Des versets de cette sorte incluent l'Épître aux Romains (6,9) et la Deuxième épître à Timothée (1,10).

Malgré la victoire de Jésus sur cela, la Mort est encore vue durablement dans les Écrits. La Première épître aux Corinthiens (15,26) affirme, « Le dernier ennemi à détruire est la mort », qui implique que la Mort n'a pas été détruite une fois pour toutes. Cette affirmation est prouvée plus tard comme vrai dans l'Apocalypse.

Au Mexique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Jour des morts (Mexique) et Catrina.

La christianisation de la société mexicaine s'est faite par le syncrétisme religieux avec les rituels et les croyances mésoaméricaines. Il en résulte, dans la tradition chrétienne (et même laïque) du Mexique contemporain, que la Mort est symobolisée sous des formes héritées à la fois des coutumes mésoaméricaines, chrétiennes et mexicaines. Pour la fête des morts, en particulier, on met en scène la Mort par de nombreuses représentations, telles que la Catrina ou les calaveras.

Dans l'islam[modifier | modifier le code]

Dans la tradition islamique, l'Ange de la Mort s'appelle Malak Al Mawt. Al-Ghazâlî, dans son ouvrage La perle précieuse (Ad-Doura al-fâkhira)[3] compile un ensemble de traditions, issues du Coran, de la sunna, des sentences des maîtres spirituels rapportées sous forme symbolique, relatives à la mort en islam[4].

La mort dans les arts et la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le personnage de la Mort apparaît dans de nombreuses œuvres de fiction, que ce soit des films dramatiques ou comiques, de science-fiction ou de fantasy.

Films[modifier | modifier le code]

  • En 1957, le réalisateur suédois Ingmar Bergman tourne Le Septième Sceau. Dans ce film, il brosse un des portraits les plus marquants et les plus symboliques de la mort, cette description influencera par la suite fortement le cinéma. On y voit un chevalier médiéval de retour des croisades (Max von Sydow) jouer aux échecs avec la Mort (Bengt Ekerot), dont l'enjeu est sa vie même. Le critique américain Roger Ebert a dit de cette représentation qu'elle était « si parfaite qu'elle survivrait à toutes les parodies ». L'influence de la Mort de Bergman se fait ressentir notamment dans les films suivants :
  • Dans le dernier sketch du film Monty Python : Le Sens de la vie, la Mort arrive dans une maison pour emmener tous ses occupants, morts à cause d'une mousse au saumon. Elle les entraîne (ainsi que leurs voitures) dans l'au-delà.
  • Dans Fantômes contre fantômes, sorti en 1996, Peter Jackson met en scène une figure invisible de la Mort, armée d'une faux et meurtrière. Il s'avère à la fin du film que ce n'est pas la Mort elle-même, mais le fantôme déguisé d'un tueur en série mort exécuté.
  • Dans Les Aventures de Bill et Ted (Peter Hewitt, 1991), la Mort est un personnage hilarant, paresseux et sarcastique. Elle porte une robe noire, une faux, a la peau blanche, et est chauve. Elle escorte ceux qui le désirent vers trois destinations : la Terre, l'Enfer ou le Paradis, si on réussit à la battre au jeu. Lors des flashs spéciaux d'informations qui émaillent le générique de fin, on apprend que la Mort a gagné la course automobile Indy 500. On lui prête alors les propos suivants : Je n'imaginais pas pouvoir aller aussi vite !. On apprend également qu'elle a monté son éphémère groupe de rock.
  • Dans la série animée Les Maîtres de l'univers, le personnage de Skeletor rappelle lui aussi la Mort, puisque son visage n'est également qu'un crâne nu. Comme le méchant cité plus haut, il porte un capuchon sur sa tête et sa peau est d'un gris bleuâtre, identique à celle d'un cadavre fraîchement décédé.
  • Dans la série télévisée Supernatural, la mort est présente dans les saisons 5 et 6 sous la forme d'un vieil homme aux cheveux longs. Il a été libéré par Lucifer qui avait pour projet de déclencher l'apocalypse.
  • Dans la série Destination finale de James Wong, les personnages de chaque film sont tués un à un par la Mort elle-même, qui se manifeste notamment dans le premier volet par une sorte de fumée noire que l'on apercevoit indirectement dans un reflet. Elle les tue de façon assez horrible par des accidents invraisemblables, car ils lui ont tous échappée une fois lors d'un accident normal au début du film à cause d'une prémonition du personnage principal. Or, la Mort n'apprécie pas qu'on contrevienne à sa volonté.
  • Dans Hellboy 2, l'ange de la mort sauve Hellboy à la demande d'Elizabeth Sherman, en dépit des conséquences funestes que cela implique pour le monde.
  • Dans Billy et Mandy, aventuriers de l'au-delà, la mort est représentée par un sequelette vêtu de la traditionnelle toge à capuche noire. Sous le nom du Faucheur d'Âmes, il s'est vu affublé le rôle de nourrice des deux enfants turbulents. Bien qu'ayant un esprit dans le fond plutôt sadique, il ne perd jamais une occasion de venter son goût prononcé pour les bonnes actions. Le Faucheur est bien sûr un personnage drôle et burlesque puisque la série s'adresse à un public d'enfants de 7 à 10 ans.
  • Dans Charmed l'ange de la Mort n'appartient ni au bien ni au mal. Il emporte les personnes qui doivent mourir et on ne peut pas l'en empêcher. Il est personnifié par un homme vêtu de noir et n'ayant aucune autre particularité que d'être invincible.

Littérature[modifier | modifier le code]

Le Fantôme de Noël futur montre sa tombe à Ebenezer Scrooge dans Un chant de Noël.
  • Dans le deuxième livre du Paradis perdu de John Milton, la Mort garde avec Péché les clés de La Porte de l'enfer. Après que Dieu et ses anges ont défait Lucifer (désormais appelé Satan), qu'ils l'ont banni avec ceux qui l'ont suivi en Enfer, Dieu ordonne à Péché et à Mort de garder la Porte perpétuellement verrouillée. Satan, ayant appris que Dieu avait créé un nouveau monde et de nouveaux êtres, Adam et Ève, chercha un moyen de causer leur perte. À la Porte, il discute avec Péché et Mort et apprend ainsi l'histoire de Mort. Péché était la fille de Satan, et tomba enceinte de ses œuvres. L'accouchement fut douloureux, à tel point qu'elle s'écria "Mort !" quand la chose inconnue naquit. Les caves de l'Enfer portèrent l'écho de ce nom, et depuis son fils est appelé Mort. Celui-ci viola sa mère qui mit alors au monde des chiens monstrueux qui la mordirent et la déchirèrent en se frayant en chemin à travers son ventre. Selon Péché, la Mort méprise tout ce qui est vivant et a le pouvoir de détruire tout, sauf Dieu. Elle prévient Satan que Mort peut le détruire, et que s'il ne l'a pas anéanti, elle, c'est parce que Mort n'existe pas sans Péché.
  • La Mort est un des personnages récurrents les plus importants dans l'univers du Disque-Monde de Terry Pratchett. Il[note 1] apparaît dans tous livres de la série, sauf un. S'il est au début un personnage vaguement malfaisant (Dans le premier tome de la série quand Rincevent refuse d'aller à l'endroit ou il est censé mourir elle inflige une crise cardiaque a un marchand qui était là), il évolue pour devenir quelqu'un qui effectue sa tâche non pas par méchanceté, mais par intérêt, et qui finit même par penser que c'est un mal nécessaire à l'humanité. Parmi les éléments notables qui le caractérisent, on peut relever la phrase « Il n'y a pas de justice, il n'y a que moi. », les effets de style dramatiques qui accompagnent ses paroles « ...dit-il avec une voix de pierre tombale », effets encore exagérés par l'usage systématiques des CAPITALES dans son discours. Tout ceci fait de la Mort un personnage attachant, et pas seulement drôle. Terry Pratchett parodie aussi les visions stéréotypées, en la faisant par exemple jouer aux échecs, mais sur un mode comique. Cet aspect est visible notamment dans l'épisode De bons présages, quand il est un des quatre cavaliers de l'Apocalypse.
  • Dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, on trouve un conte pour enfants : L'histoire de trois frères-sorciers qui réussirent à traverser une rivière où la majorité des gens périssaient en la traversant. Irrité de ne pas avoir récupéré les âmes des trois frères, La Mort leur tendit un piège en leur permettant de réaliser un vœu à chacun. L'aîné demanda une baguette qui lui ferait gagner tous les combats : il l'eut et vainquit effectivement tout ses adversaires. Néanmoins, la baguette ne le protégea pas de la convoitise et il se fit assassiner pendant son sommeil. Le cadet demanda une pierre qui lui permettrait de rappeler les morts. Il appela ainsi son amour d'enfance, décédé jeune, mais la femme rappelée n'était que l'ombre de ce qu'elle était jadis. Ne supportant plus la situation, le cadet se suicida alors pour la rejoindre. Quant au troisième, il demanda la cape de La Mort qui lui permettrait de devenir invisible aux yeux de tous, et en particulier de La Mort elle-même. Il vécut jusqu’à un âge avancé et cessa enfin de se cacher laissant la mort l'entrainer à son tour.
  • La Mort est le personnage principal de la série Les aventures de la Mort et de Lao-Tseu de Philippe Delan.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le groupe Blue Öyster Cult fait référence à la mort dans son tube de 1976 (Don't Fear) The Reaper (trad. « Ne crains pas la Faucheuse »).
  • Le groupe de heavy métal britannique Iron Maiden a utilisé la mort comme figure de son album Dance of Death (2003).
  • Grim Reaper est le nom d'un groupe de heavy metal britannique.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • La Mort est un personnage non jouable dans les jeux Les Sims, Les Sims 2 et Les Sims 3. Elle apparait quand un sim meurt, tout type de mort confondu, et elle emporte ce sim dans l'Au-delà, et si la tombe est placée sur un terrain jouable, le fantôme du sim apparaîtra la nuit pour hanter les lieux de sa mort. Il existe cependant quelques "astuces" pour échapper au jugement dernier comme offrir un chrysanthème à La Grande Faucheuse ou jouer au pierre-feuille-ciseaux (dans les Sims 1) ou aux échecs avec elle (dans les Sims 3) avec un sim vivant. La Grande Faucheuse apparaît avec une grande robe noire, une faux et une trainée de nuages noirs à ses pieds. Il arrive parfois qu'elle fasse des choses étranges, tel aller au toilettes, et elle peut se téléporter.
  • La Mort est l'un des boss du jeu Magicka, elle y est dépeinte comme un "agent de voyage". Une fois vaincue elle laisse son numéro aux personnages joueurs (555-DEATH), et ces derniers apprennent à invoquer la faucheuse qui est capable de tuer en un coup tout et n'importe quoi, y compris les joueurs.
  • La Mort est un boss récurrent de la série de jeu castlevania : selon l'histoire de la série (avant le reboot Castlevania: Lords of Shadow) La Mort a juré son entière dévotion au possesseur de la Pierre Cramoisie, qui n'est autre que Dracula.
  • La mort est également un des principaux personnages du jeu "Medievil : Resurrection". En effet, plutôt qu'être un ennemi, la mort sera votre seul allié. Elle se caractérise comme une créature en grande robe noire portant une capuche et des épaules placés sur l'extrémité de sa capuche (sa capuche étant très grande) et une imposante faux de bois et de fer. Elle passe son temps à regretter le temps de la grande guerre où les affaires étaient "florissante" et à trouver des idées pour que vous parveniez à vos fins, le tout en faisant preuve d'humour.
  • La mort (Death) est le personnage principal du jeu vidéo Darksiders II.

Dessins animés[modifier | modifier le code]

  • Dans Les Simpson, saison 15 épisode no 1 Simpson Horror Show XIV, Homer tue la mort qui avait l'intention de tuer Bart. En voulant enfiler son costume il devient lui-même ce personnage qu'est La Mort.
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Le personnage déguisé au Mexique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Attention, si en français on dit « La » Mort, en anglais et dans la traduction de Patrick Couton elle est bien un personnage masculin (NdT)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Commelin, Pierre Maréchaux, Mythologie grecque et romaine, Paris, éd. Nathan, coll. Lettres Sup, 2002
  2. Toutes les traductions de la Bible proviennent de la Bible de Jérusalem, Paris, éditions du Cerf, 2001
  3. Une traduction par Mohamed Al Fateh est disponible aux éditions Iqra.
  4. En voici quelques unes:
    • Quand le mort a été mis dans sa tombe et que la terre a été recouverte sur lui, la fosse l'interpelle en ces termes : « Autrefois tu te réjouissais au-dessus de moi et maintenant les vers te mangent dans mes entrailles ». Elle ne cesse de lui infliger autant de paroles dures et de réprimandes jusqu'à ce que la terre ait été entièrement aplanie au-dessus de lui.
    • Vient ensuite le tour de l'Ange appelé Rouman d'interpeller le défunt. En effet, on rapporte qu'Ibn Mas'oud a dit: "O envoyé de Dieu! Quelle est la première chose que rencontre le mort après son entrée dans la tombe?" Il lui dit: "O Ibn Mas'oud! Tu me pose là une question que personne d'autre ne m'a faite avant toi. La première chose qui lui arrive, c'est un Ange appelé Rouman qui l'interpelle. En effet, cette Ange qui sillonne les tombes l'interpelle en ces termes: "O serviteur de Dieu! Tu vas transcrire tous tes actes". Le mort lui répond : "Je n'ai ni encrier ni papier". L'Ange lui dit :"Quoi donc ? Ton linceul sera ton papier, ta salive ton encre et ton doigt ta plume", puis il lui coupe un morceau de linceul et le mort se met à écrire, quand bien même il n'aurait pas su écrire pendant sa vie terrestre. Il écrit alors et se souvient de ses bonnes et de ses mauvaises actions comme s'il les avait faites toutes en un seul jour. Ensuite, l'Ange plie ce morceau d'étoffe et l'enroule autour du cou du mort. Puis l'Envoyé de Dieu récite ce verset: "Nous attachons son destin au cou de chaque homme". (Coran S.17/V.12)
    • Une fois cela terminé, le mort voit entrer auprès de lui les deux Provocateurs de la tombe. Ce sont deux Anges noirs qui déchirent la terre avec leurs dents; leur longue chevelure traîne sur le sol, leur voix gronde comme le tonnerre, leurs yeux brillent comme l'éclair et leur souffle s'apparente au vent mugissant. Chacun d'eux tient à la main une barre de fer si énorme que toutes les créatures, humains et Djinns, ne pourraient la soulever ensemble. Si l'un de ces deux Anges frappait la plus grande montagne avec cette barre, il l'anéantirait. Quand l'âme aperçoit ces deux Anges, elle tremble d'épouvante puis s'enfuit et se réfugie dans les narines du mort. Elle fait ainsi renaître la vie dans la poitrine du défunt qui reprend l'apparence qu'il avait à ses derniers instants. Il ne peut pas se mouvoir mais il voit et entend autour de lui. Alors les deux Anges l'interrogent violemment et l'interpellent sauvagement. À ce moment, la terre devient pour lui comme de l'eau: il peut se mouvoir à son aise et ne rencontre pas d'obstacle. Ces deux Anges lui disent alors : "Qui est ton seigneur? Quelle est ta religion? Qui est ton prophète? Quelle est ta Qibla?". Il est dit que celui que Dieu a assisté et raffermi par une parole ferme leur répond : "Qui vous a demandé de vous charger de moi?". Puis il ajoute : "Dieu est mon seigneur, Mohammed est mon prophète, l'Islam est ma religion". C'est la réponse que ne peuvent formuler que les élus qui savent vraiment. Alors l'un des deux Anges dit à son compagnon : "Il dit vrai. Nous ne pouvons le maltraiter, car il connaît sa preuve". Ils agrandissent le tombeau au-dessus de lui en lui donnant la forme d'une voûte immense, et ils lui ouvrent sur son côté droit une porte donnant sur le Paradis. Ensuite, ils tapissent sa tombe de soie et la décorent de plantes aromatiques provenant du Paradis, et lui font parvenir la brise et les odeurs de celui-ci. Ses œuvres terrestres viennent vers lui, sous la forme de la plus aimable des créatures pour lui tenir compagnie, s'entretenir avec lui et remplir sa tombe de lumière. Ainsi, le mort ne cesse de se réjouir et de jubiler aussi longtemps que dure le monde terrestre et tant que la dernière Heure n'a pas sonné, car rien ne lui est plus agréable que de la voir arriver.
    • Mais il y a des hommes qui n'arrivent pas à articuler des réponses correctes lors de leur interrogatoire avec les deux Anges. Ainsi, l'homme dont la foi était imparfaite, inférieure à la vrai foi, ne peut répondre correctement : "Dieu est mon seigneur" et se met à balbutier d'autre paroles. Alors les deux Anges lui administrent un coup si brutal que tout son tombeau prend feu, puis s'éteint pour quelques jours avant de s'embraser de nouveau. Tel est l'état de cet homme aussi longtemps que dure le monde terrestre.
    • Il y en a aussi qui éprouvent beaucoup de difficultés et n'arrivent pas à dire : "l'Islam est ma religion", à cause d'un doute qu'ils entretenaient ou d'une tentation qui les avait assailli au moment de leur agonie. Alors ils les frappent d'un seul coup et leur tombeau s'embrase comme celui du précédent.
    • Tel autre éprouve bien des difficultés pour dire : "Le Coran est mon Guide", car il le récitait sans tenir compte de ses enseignements, sans appliquer ses commandements et sans respecter ses interdits. Il le parcourait toute sa vie et n'en tirait aucun profit pour son âme. Aussi, le traite-t-on comme les précédents.
    • Il y en a aussi dont l'œuvre terrestre se métamorphose sous l'apparence d'un animal pour les châtier dans leur tombeau en proportion de leur degré de culpabilité. On rapporte également dans les récits traditionnels que pour d'autres hommes leurs œuvres se métamorphosent en pourceaux.
    • Il y en a encore qui n'arrivent pas à dire : "Mohammed est mon prophète" parce qu'ils ont négligé sa Sunna (parole et acte du Prophète qui constituent un modèle de comportement pour les fidèles). De même, il y a celui qui n'arrive pas à dire : "La Kaaba est ma Qibla", à cause du manque de scrupules dans sa prière ou de négligence dans l'accomplissement de ses ablutions mineures, ou à cause de ses retournements dans ses prières ou du mauvais accomplissement des gestes de son Soujoud (prosternation).


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