La Mort, entre autres

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La Mort, entre autres
Auteur Philip Kerr
Genre Roman policier historique
Version originale
Titre original The One From the Other
Éditeur original Putnam
Langue originale anglais
Pays d'origine Écosse Écosse
Lieu de parution original New York
Date de parution originale 2006
ISBN original 9780399152993
Version française
Traducteur Johan-Frédérik Hel Guedj
Lieu de parution Paris
Éditeur Éditions du Masque
Date de parution 2010
Nombre de pages 410
ISBN 9782702433140
Série Bernhard Gunther
Chronologie
Précédent Un requiem allemand Une douce flamme Suivant

La Mort, entre autres est un roman policier historique de Philip Kerr paru en 2006 (soit 15 ans après Un requiem allemand), avec comme héros, dans sa quatrième apparition, le détective Bernhard Gunther.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un prologue ramène le lecteur en 1937, lorsque Bernhard Gunther, déjà détective privé, est envoyé par la Gestapo (alors qu'il n'en fait pas partie, ni même du Parti nazi d'ailleurs) en mission en Palestine, notamment pour espionner un certain Adolf Eichmann ainsi que son chef, Herbert Hagen, lesquels ont été mandatés par leur service, le SD, pour étudier la possibilité d'une émigration massive des Juifs allemands vers cette contrée.

1949, Munich, Allemagne, et Vienne, Autriche.

L'ancien détective allemand (et ancien inspecteur de police) Bernhard Gunther (qui se fait appeler Bernie et qui a 51 ans) a survécu à la Seconde Guerre mondiale malgré de longs mois à essayer de survivre dans les camps soviétiques de prisonniers de guerre allemands. Sa femme Kirsten est gravement malade et il essaie tant bien que mal de gérer l'hôtel de celle-ci, sis à Dachau dans la banlieue de Munich. Un officier américain, Jacobs, qui croit reconnaître Gunther, débarque un jour avec un prisonnier, un ancien responsable du camp de concentration voisin, afin de déterrer un trésor enfoui par ce dernier dans le jardin de l'hôtel. Chose faite, ils disparaissent.

Sa femme meurt peu après et Gunther décide alors de reprendre son travail de détective. Les affaires reprennent assez vite, principalement des recherches de personnes, souvent nécessaires en cette période d'après-guerre.

Une belle et mystérieuse cliente, Britta Warzok, le charge de s'informer si son mari, Friedrich Warzok, est toujours vivant ou non, car, catholique très pratiquante, elle désire se remarier et ne peut pas le faire si elle est toujours statutairement mariée. Par l'entremise de l'église catholique, cela amène Gunther dans les réseaux nazis de fuite vers l'étranger et l'organisation ODESSA. Il s'avère que Warzok a été un tortionnaire nazi dans le camp de Lemberg-Janowska. Gunther ne respecte pas forcément les avertissements qu'on lui adresse pendant son enquête et il peut également informer Madame Warzok que son mari est plus que probablement décédé ; elle disparaît de la circulation. Gunther est attaqué, enlevé, menacé, battu et, en guise de dernier avertissement, on lui coupe un doigt ! Pour le traiter et le guérir, il est envoyé dans une clinique privée, où il se lie avec son médecin, le Dr Henkell.

Le Dr Henkell l'invite à venir se reposer dans une maison qu'il possède à la montagne à Garmisch-Partenkirchen. Là, Gunther fait la connaissance d'un patient dans une chaise roulante, Eric Gruen, avec qui il se lie également. En ville, il retombe sur l'officier américain Jacobs, qui a des liens professionnels avec Henkell. Une des infirmières a remarqué une chose cocasse : Gunther et Gruen se ressemblent beaucoup physiquement. Gruen apprend que sa très riche mère, avec qui il était fâché, est décédée. En profitant de cette ressemblance, Gunther se propose de prendre l'identité de Gruen, se faire passer pour lui et aller s'occuper de l'héritage - des millions - à Vienne.

À Vienne, les événements s'accélèrent, pas pour le bien de Gunther. Il apprend, un peu tard, que Gruen et Henkell sont d'anciens médecins de camp de concentration, qui effectuaient d'horribles expériences sur les prisonniers. La CIA, par l'entremise de son officier Jacobs, veut les rapatrier en secret aux États-Unis pour qu'ils puissent y poursuivre des recherches médicales. Plusieurs cadavres jonchent la route de Gunther, qui sont manifestement attribués à Gruen (donc à lui, Gunther), et enfin, il comprend que, quasiment depuis Dachau et sa rencontre avec Jacobs, il a été manipulé par Jacobs, Henkell et Gruen ; Madame Warzok s'avère être la femme du vrai Gruen.

Maintenant, toutes les forces alliées sont à la poursuite du criminel de guerre Gruen, alias Bernhard Gunther ! Celui-ci arrive néanmoins à ourdir une vengeance subtile (et médicale) à l'encontre de ses bourreaux mais il sait aussi qu'il doit définitivement fuir l'Allemagne, toujours sous le nom de Gruen. Il s'embarque sur un bateau pour l'accueillante Argentine, sur lequel se trouve également Eichmann.

Personnages historiques apparaissant dans le roman[modifier | modifier le code]