La Monstrueuse Parade (film)
La Monstrueusee di Parade
| Titre original | Freaks |
|---|---|
| Réalisation | Tod Browning |
| Scénario | Tod Robbins |
| Acteurs principaux | |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1932 |
| Durée | 64 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
La Monstrueuse Parade[1] (Titre original : Freaks) est un film culte américain réalisé par Tod Browning, sorti en 1932.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
L'histoire se déroule dans les années 1930, dans le Cirque Tetrallini en tournée à travers l'Europe.
Hans, une personne atteinte de nanisme (dit « lilliputien »), illusionniste, fiancé à l'écuyère Frieda, une naine elle aussi, tombe amoureux de la grande et belle Cléopâtre, la trapéziste. Au départ, celle-ci, amusée, se moque doucement de lui, acceptant ses avances et surtout ses cadeaux, sous l’œil jaloux et impuissant de Frieda. De son côté, Cléopâtre cultive en secret sa relation avec le beau et fort Hercule, le Monsieur muscle du cirque. Ainsi lorsqu'ils apprennent que Hans a hérité d'une fortune, ce qui n'était qu'un jeu se transforme en plan machiavélique.
Ils organisent le mariage de celui-ci et de Cléopâtre. Lors du banquet de noces en compagnie de tous les « monstres » du cirque (que l'on a découverts durant le film), Cléopâtre, dont la seule occupation était d'empoisonner Hans, se voit proposer d'entrer dans la « famille ». Mais, enivrée par l'alcool, elle s'y oppose violemment, congédiant de même les invités et dévoilant ainsi son mépris pour ces « freaks » (mot anglais pour « monstres »).
La machination du vrai couple est découverte et la vengeance s'organise, car comme nous prévient le bonimenteur lors du prologue, « en offenser un, c'est les offenser tous ». La belle Cléopâtre se verra ainsi transformée à son tour en un de ces « monstres » qu'elle méprisait tant.
Fiche technique [modifier]
- Titre original : Freaks
- Titre français : La Monstrueuse Parade [2]
- Réalisation : Tod Browning
- Scénario : Al Boasberg, Willis Goldbeck, Leon Gordon et Edgar Allan Woolf d'après la nouvelle Spurs de Tod Robbins [traduction française : Les Éperons, éditions du Sonneur].
- Direction artistique : Cedric Gibbons
- Directeur de la photographie : Merritt B. Gerstad
- Prises de vues additionnelles : Oliver T. Marsh et Paul Vogel (non-crédités)
- Montage : Basil Wrangell
- Musique : Gavin Barns
- Production : Tod Browning et Irving Thalberg
- Société de production et de distribution : Metro-Goldwyn-Mayer
- Budget : 310 600 $ (estimation)
- Pays d'origine :
États-Unis - Langue : anglais, allemand
- Format : Noir et blanc - 1,37:1 - Mono - 35mm
- Genre : drame
- Durée : 64 minutes
- Date de sortie :
Distribution [modifier]
- Wallace Ford : Phroso
- Leila Hyams : Venus
- Olga Baclanova : Cléopâtre
- Roscoe Ates : Roscoe
- Henry Victor : Hercules
- Daisy Earles : Frieda
- Harry Earles : Hans
- Daisy et Violet Hilton : les Sœurs siamoises
- Johnny Eck : Demi-Boy
- Rose Dione : Madame Tetralini
- Schlitze : lui-même (de son vrai nom, Simon Metz)
- Frances O'Connor : La jeune fille sans bras
- Olga Roderick : La femme à barbe
- Pete Robinson : Le compagnon de la femme à barbe
- Angelo Rossitto : Angeleno
- Edward Brophy, Matt McHugh : Les frères Rollo
Et, parmi les acteurs non-crédités :
- Mathilde Comont : Madame Bartet
- Albert Conti : Le propriétaire
- Michael Visaroff : Jean
Autour du film [modifier]
Dans le montage original, une scène a été retirée. La scène en question apparaissait à la fin, quand Cléopâtre fuit les monstres et Hans sous la pluie. Dans la scène originale, Cléopâtre tombe et ses jambes sont frappées par la foudre, puis son corps est recouvert de feuillages et de branchages (d'où sa métamorphose à la fin du film). Cette scène a été supprimée car le public jugeait le comportement de Hans trop agressif.
Freaks est désormais un classique du cinéma, et le film qui rend le plus grand hommage à ce chef-d'œuvre est certainement Elephant Man de David Lynch, où l'on retrouve les mêmes thématiques.
D'autres œuvres y font référence :
- Dans Blanche-Neige et les Sept Nains, sorti en 1937, la reine porte un manteau au col vertigineux qui fait fortement penser à celui qu'arbore Cléopâtre lorsqu'elle sort de scène, au tout début du film.
- Dans la série des polars "Le Poulpe", le titre "Aztèques Freaks" (Editions Baleine/Stéphane Pajot/janvier 2012) fait un clin d'oeil à l'univers des freaks dans un cirque de Nantes, l'Olympic Circus.
- Dans l'épisode Love Stinks de la série animée Kick Kasskoo, une pom-pom girl échafaude avec ses amies un plan pour humilier le garçon qu'elle a séduit. Puis ensemble, elle chante une variante de la chanson du mariage de Freaks en faisant une série de roulades.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Parfois intitulé Freaks, la monstrueuse parade.
- Encyclo-ciné