La Meignanne
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| La Meignanne | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Maine-et-Loire |
| Arrondissement | Angers |
| Canton | Angers-Nord |
| Code Insee abr. | 49196 |
| Code postal | 49770 |
| Maire Mandat en cours |
Marcel Maugeais 2008-2014 |
| Intercommunalité | C. A. d'Angers Loire Métropole |
| Site internet | Site officiel de la commune de La Meignanne |
| Démographie | |
| Population | 2 087 hab. (2006[1]) |
| Densité | 89 hab./km² |
| Gentilé | Meignannais, Meignannaise |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 22 m — maxi. 99 m |
| Superficie | 23,39 km² |
La Meignanne est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Commune du Maine-et-Loire, située à 11 km au nord-ouest d'Angers.
[modifier] Histoire
Il y a 10 000 ans, à l’époque de la pierre polie, la vallée du Brionneau était déjà habitée, comme en témoigne le dolmen situé sur la rive droite du ruisseau à Fessine[2].
A l’époque gallo-romaine, le reste du pays n’a pas dû évoluer beaucoup. Il demeure tout entier couvert de bois, au milieu desquels on trouve des exploitations de fer qui tirent partie de situation géologique de la région. Les terrains du Silurien et du Grès armoricain qui forment une bande d’environ trois kilomètres au nord de la commune, sont très riches en filons renfermant des oxydes de fer.
La Meignanne tire son nom de ces anciennes mines de fer et de la vocation métallurgique attribuée aux premiers habitants. En fait, la racine ancienne maignan ou meignan évoque bien le travail du fer, le métier de chaudronnier.
Telles furent sans doute les activités que rencontra Saint Venant lorsqu’il arriva au pays des « Meignans ». La légende veut qu’il soit l’évangélisateur des populations païennes trouvées sur les bords du Brionneau.
Aujourd’hui, Saint Venant demeure le patron de la paroisse. Dans le parc du château Saint Venant, on trouve encore sous les arbres séculaires, la fontaine et la statue du saint.
Jusqu’à la Révolution, le bourg de la Meignanne présente cet aspect typique des siècles passés que n’offrent plus que quelques rares villages : église et cimetière en occupent le centre.
Le cimetière entourait cette église. C’est en 1813 qu’il fut transféré de la place de l’église à son emplacement actuel.
Au moment où l’administration née de la Révolution se met progressivement en place, entre Brumaire an IV (novembre 1795) et Messidor an VII (juin 1799), la Meignanne est choisie comme chef-lieu de canton. Vu d’Angers, le choix des législateurs s’explique par la position centrale de la Meignanne, ainsi que par sa population (150 feux, soit 675 habitants environ, en 1789) relativement importante pour l’époque.
Hélas, sur place il fallut déchanter. Les chemins qui mènent au chef-lieu sont absolument impraticables et il n’y a aucune maison propice pour loger une administration.
Celle-ci devra se contenter du presbytère. Construit en 1738 et vendu, il est alors réquisitionné. La commune le rachètera le 1er novembre 1826. Pour l’heure, le percepteur y loge et les administrateurs du canton y tiennent leurs séances.
Quelques mois plus tard, le 21 messidor an VII (9 juillet 1799), le chef-lieu du canton est transféré à Montreuil-Belfroy, avant de revenir à Angers. La vocation administrative de la Meignanne avait été de courte durée.
Dès 1832, la commune crée une école de charité, qu’elle établit dans une grange du presbytère. En 1839, le conseil nomme comme instituteur Monsieur Lenepveu et des cours sont donnés aux adultes.
Le 24 novembre 1867, un projet de reconstruction d’une nouvelle mairie et d’une « maison d’école de garçons » est établi. La première pierre est posée le 30 avril 1868. Les ressources de la commune, à la veille de la Révolution, sont exclusivement agricoles et ce n’est que vers la seconde moitié du XIXe siècle que les fours à chaux sont leur apparition pour exister jusqu’en 1914. Il n’en reste plus aujourd’hui que la « butte » et la carrière au Nord du centre-bourg.
En 2006, la mairie déplace ses bureaux dans l'ancien presbytère, après rénovation et extension du bâtiment, inauguré le 28 octobre 2006.
[modifier] Anciens noms
- Johannes monachus de Magnenia (1085), forme la plus ancienne connue de La Meignanne[3].
- Presbiteratus de Magnenia (1118)[3]
- La Mengnenne (1373)[3]
[modifier] Administration
| Période | Identité | |||
|---|---|---|---|---|
| 2001- en cours | Marcel Maugeais[4] | |||
| 1977-2001 | Louis Bossé[4] | |||
| ?-? | Geoffroy de la Celle[4] | |||
| ?-? | Henri Brisset[4] | |||
| 1896 - 1902 | Baron Pierre Le Guay[5] | |||
| 1893 - 1896 | Henri-Hébert de la Rousselière[5] | |||
| 1878 - 1889[5] | Baron Léon Le Guay[5],[6] | |||
| 17/09/1865 - 1878[5] | Auguste Joubault[5] | |||
| Juillet 1852 - 16/09/1865[5] | Urbain Thouin[5] | |||
| 05/10/1848 - Juillet 1852[5] | René Dady[5] | |||
| 1840 - 04/10/1848[5] | Urbain Thouin[5] | |||
| Septembre 1830 - ?[5] | G. Dubignon[5] | |||
| 1827 - Septembre 1830[5] | Jacques René Charnacé[5] | |||
| 1793 - ?[5] | Gui Michel Guillotin[5] | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1789 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 675 | 728 | 713 | 731 | 1 163 | 1 576 | 2 054 | 2 129 | 2 153 |
Source Insee (Population sans doubles comptes).
[modifier] Lieux et monuments
- Église du XIXe siècle.
- Château Saint-Quentin XIXe siècle.
- Château Saint-Venant XIXe siècle.
- Château La Goujonnaie XVIIIe siècle/XIXe siècle.
- Presbytère du XVIIIe siècle, réhabilité en mairie en 2006.
- Château La Cailleterie du XVIIIe siècle.
- Château de la Filotière
- Dolmen de Fessine
- Tour du moulin de la Coudre
- Moulin de la Tansolière
- Moulin de La Farauderie
[modifier] Cours d'eau
- Le Brionneau, ruisseau.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Joseph de Joannis, homme d'église et entomologiste amateur (° 6 juin 1864 à la Meignanne - † 27 octobre 1932 à Paris).
- Saint Venant, évangélisateur.
[modifier] Entreprises[7]
- 37 exploitations agricoles
- 17 artisans entrepreneurs
- 5 commerçants
[modifier] Jumelage
[modifier] Espaces verts
- Ville fleurie: 1 fleur
au palmarès 2006 du concours des villes et villages fleuris
[modifier] Notes et références
- ↑ populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
- ↑ (fr) Mégalithes en Anjou de Michel Gruet et Charles-Tanguy Le Roux - Editions Cheminements, 2005 - Page 158 - (ISBN 284478397X).
- ↑ a b c (fr) Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire de Pierre-Louis Augereau - Editions Cheminements, 2004 - Page 108 (ISBN 2844783384).
- ↑ a b c d La Mairie de La Meignanne
- ↑ a b c d e f g h i j k l m n o p q r (fr) Archives départementales - La Meiganne
- ↑ Sénateur et Officier de la Légion d'honneur
- ↑ www.lameignanne.fr

