La Mauvaise Réputation (album)

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La Mauvaise Réputation

Album par Georges Brassens
Sortie 1952
Enregistré Studio Chopin, salle Pleyel
Paris 8e Drapeau de la France France
Durée 19’ 37’’
Genre Chanson française
Producteur Jacques Canetti
Label Polydor

Albums par Georges Brassens

La Mauvaise Réputation est le premier album édité en France du chanteur Georges Brassens. À l'origine, il est sorti sous le titre 'Georges Brassens chante les chansons poétiques (...et souvent gaillardes) de... Georges Brassens', (accroche inscrite au recto et verso de la pochette). Il est identifié ici par le titre de la première chanson du disque. L’édition originale est sortie en novembre 1952.

Édition originale de l’album[modifier | modifier le code]

Novembre 1952 : Georges Brassens chante les chansons poétiques (…et souvent gaillardes) de… Georges Brassens, disque microsillon 33 tours/25cm, Polydor, 1re série (LP 530.011).

– Pochette : photo réalisée par le Studio Harcourt, illustration réalisée par Philippe Barthil.
– Texte de présentation : Jean-Jacques Gautier.
– Enregistrement : monophonique.

Interprètes[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont écrites et composées par Georges Brassens, sauf mention contraire.

Face 1
No Titre Paroles Durée
1. La Mauvaise Réputation 2'16
2. Le Parapluie 2'31
3. Le Petit Cheval Adaptation de la Complainte du petit cheval blanc de Paul Fort. 2'18
4. Le Fossoyeur 2'04
Face 2
No Titre Musique Durée
1. Le Gorille Eugène Metehen[1] 3'16
2. Corne d'Auroch[2] 2'49
3. La Chasse aux papillons 2'02
4. Hécatombe 1'55

Notes sur les chansons[modifier | modifier le code]

  • Le Parapluie : cette chanson fut utilisée par le cinéaste Jean Becker, pour son film, Rue de l’Estrapade.
  • Le Petit Cheval et Le Fossoyeur : évoquent la mort, un des thèmes les plus présents dans l'œuvre de Brassens.
  • Le Gorille : intitulée, Gorille vendetta dans un premier temps[3], cette chanson est une charge contre la peine de mort mais Brassens dira : « Là, j’ai voulu raconter une histoire pour m’amuser. Mais à la fin de cette histoire un peu burlesque une sorte de morale est venue. En prime, je n’y avais pas pensé[4]».
La chanson fut interdite sur les radios nationales et sur Radio Luxembourg. Il faudra attendre l’arrivée de la station Europe 1, en 1955, pour qu’elle soit diffusée sur les ondes.
En 2006, le chanteur de rap, Joey Starr, a revisité Le Gorille pour écrire Gare au Jaguarr en empruntant quelques vers à Brassens. Le juge y est présent mais la vieille dame est remplacée par une hôtesse de l'air[5].
  • Corne d’Auroch : En 1945, avec Émile Miramont (un ami d’enfance Sétois) et André Larue (un ami du camp de Basdorf), Brassens avait fondé le « Parti préhistorique » qui préconisait un retour à un mode de vie plus simple. À l'occasion, Miramont fut surnommé « Corne de roc », puis « Corne d’Auroch », plus en accord avec leur mouvement mais, suite à son désistement, le « Parti préhistorique » ne vit jamais le jour. Brassens en prit ombrage et composa cette chanson vengeresse.
Brassens a orthographié Auroch avec un A majuscule. Quant au s final, il l’a aussi supprimé dans sa pièce poétique, Les amoureux qui écrivent sur l’eau, dans son roman, La Tour des miracles et dans ses Lettres à Toussenot. Une première mouture de cette chanson fut intitulée, L’Épitaphe de Corne d’Aurochs[6].
  • La Chasse aux papillons : chanson évoquant les amours de jeunesse, dans un cadre très champêtre.
  • Hécatombe : seule chanson de Brassens où se trouve le mot « anarchie ».

Discographie liée à l’album[modifier | modifier le code]

Disques 78 tours[modifier | modifier le code]

Les chansons de l’album furent exploitées sur disques microsillon 78 tours/25 cm (2 titres).
Le premier fut :

– Face 1 : Le Gorille (G. Brassens - E. Metehen[1])
– Face 2 : Le Mauvais Sujet repenti[7].

Le quatrième fut distingué par l’Académie Charles-Cros, en recevant le Grand Prix du disque 1954[8] :

  • 1953 : Polydor (560.436).
– Face 1 : Le Fossoyeur
– Face 2 : Le Parapluie (du film, Rue de l’Estrapade)

Disques 45 tours[modifier | modifier le code]

Les chansons de l’album furent également exploitées sur disques microsillon 45 tours. Seules les premières éditions sont listées ci-dessous, car la plupart de ces disques ont fait l’objet de nombreuses rééditions sous le label de Philips, jusqu’en 1966.

Identifications :
SP (Single Playing) = Microsillon 45 tours/17 cm (2 titres).
EP (Extended Playing) = Microsillon 45 tours/17 cm (4 titres et plus), ou super 45 tours.
  • 1953 : SP Minigroove/Philips (N 372.327 F).
– Face 1 : Le Gorille (G. Brassens - E. Metehen[1])
– Face 2 : La Chasse aux papillons
  • 1953 : SP Minigroove/Philips (N 372.328 F).
– Face 1 : Hécatombe
– Face 2 : Corne d’Auroch[2]
  • 1953 : EP Polydor, 1re série (576.004).
– Face 1 : Le Parapluie (du film, Rue de l’Estrapade) – Il n’y a pas d’amour heureux (Louis Aragon)[9].
– Face 2 : J’ai rendez-vous avec vous[9]La Chasse aux papillons.
  • 1953 : EP Polydor, 2e série (EP 576.012).
– Face 1 : La Marine (Paul Fort)[9]Corne d’Auroch[2].
– Face 2 : Pauvre Martin[9]Le vent[9]Hécatombe.
  • Février 1956 : EP Minigroove/Philips, 3e série (432.067 NE).
– Face 1 : Chanson pour l’Auvergnat « Elle est à toi cette chanson » – La Prière (Francis Jammes)[7].
– Face 2 : Une jolie fleur « dans une peau de vache »[7]La Mauvaise Réputation.
  • 1956 en musique|1956 : Le Gorille, EP Minigroove/Philips, 5e série (432.147 NE).
– Face 1 : Le Gorille (G. Brassens - E. Metehen[1]) – Le fossoyeur.
– Face 2 : Je suis un voyou[7]Le petit cheval (Paul Fort).

Rééditions de l'album[modifier | modifier le code]

Identifications :
LP (Long Playing) = Microsillon 33 tours/25cm
CD (Compact Disc) = Disque compact
  • Décembre 1953 : LP Minigroove/Philips, n° 1 (N 76.061 R).
  • 1956 : LP Minigroove/Philips, n° 1 (N 76061 R).
– Nouvelle pochette : photo réalisée par Henri Guilbaud.
Fac-similé de l’édition originale, enregistrement remasterisé.
  • 2002 : CD Mercury/Universal, Récital n° 1 (063 028-2).
Digipak avec réplique du recto de la pochette originale.
  • Novembre 2010 : CD Mercury/Universal (274 897-5)[10].
– Réplique recto/verso de la pochette originale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d La musique est créditée à Eugène Metehen mais c'est bien Georges Brassens qui l'a composée. À l'époque, Georges n'étant pas sociétaire de l'organisme chargé du respect des droits d'auteur, Metehen servit de prête-nom pour déposer cette chanson à la Sacem. Ainsi, par défaut, Eugène Metehen apparaît officiellement comme compositeur (Sacem, réf ISWC : T-003.136.083.4).
  2. a, b et c Contrairement à ce qui sera écrit pour certaines rééditions, Auroch est ici orthographié sans s final.
  3. Source : Œuvres complètes, éd. Le Cherche midi, 2007, p. 35.
  4. Brassens interrogé par André Sève in Toute une vie pour la chanson, coll. Les interviews, éd. Le Centurion, (ISBN 2.227.32003.6[à vérifier : isbn invalide]), octobre 1976, p.48.
  5. Le 6 novembre 2006, l'album sera retiré du commerce. Joey Starr n'aurait pas eu l'autorisation d'emprunter des paroles et de s'inspirer de la chanson de Brassens. Par ailleurs, ses démêlés avec une hôtesse de l'air avaient défrayés la chronique, leur évocation semblerait être aussi la cause du retrait. L’album ressortira dans le commerce en conservant son titre mais sans la chanson incriminée (CD Gare au Jaguarr, Jive Epic/Sony BMG, 2006).
  6. Sources : Œuvres complètes, éd. Le Cherche midi, 2007, p. 45 et 566.
  7. a, b, c et d Chanson présente sur le troisième album.
  8. Victor Laville - Christian Mars, Brassens, le mauvais sujet repenti, éd. l’Archipel, 2006, p. 160/161.
  9. a, b, c, d et e Chanson présente sur le deuxième album.
  10. Issu du coffret, L’Intégrale des albums originaux, mentionné dans la section « Coffrets discographiques » de l'article consacré à Georges Brassens.