La Mauvaise réputation (album)

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La Mauvaise réputation
Album par Georges Brassens
Sortie 1952
Enregistrement studio Chopin, salle Pleyel
Paris 8e France France
Durée 19’ 37’’
Genre(s) Chanson Française
Producteur(s) Jacques Canetti
Label Polydor
Albums de Georges Brassens
Le Vent
(1953)
Le Vent
(1953)
Le Vent(1953)


Premier album édité en France du chanteur Georges Brassens. Malgré l’accroche inscrite au recto de la pochette : Georges Brassens chante les chansons poétiques (…et souvent gaillardes) de… Georges Brassens, il est identifié par le titre de la première chanson du disque : La Mauvaise réputation.

Première édition : novembre 1952. Disque microsillon 33 tours/25cm, Polydor, 1ère série (063 028-2). Photo et dessin de couverture : Studio Harcourt et Barthel. Texte de présentation : Jean-Jacques Gautier. Enregistrement monophonique.

Sommaire

[modifier] Mise en perspective de l’album

[modifier] Interprètes

[modifier] Paroles et musique

de Georges Brassens, sauf :

  • Le Gorille, musique d’Eugène Metehen
  • Le Petit cheval, poème de Paul Fort

[modifier] Notes sur les chansons

  • La Mauvaise réputation : chanson irrévérencieuse, faisant la critique de l’autorité et l’éloge de la marginalité. Elle ouvrait les premiers récitals de Brassens.
  • Le Parapluie : fut utilisée par le cinéaste Jean Becker, pour son film, Rue de l’Estrapade. Cette chanson fut distinguée par l’Académie Charles-Cros, en recevant le Grand Prix du disque 1954.
  • Le Petit Cheval et Le Fossoyeur : évoquent la mort, un des thèmes les plus présents dans l'œuvre de Brassens.
  • Le Gorille : Une charge contre la peine de mort qui fut interdite sur les radios nationales et sur Radio Luxembourg. Il faudra attendre l’arrivée de la station Europe 1, en 1955, pour qu’elles soient diffusées sur les ondes.

    « Là, j’ai voulu raconter une histoire pour m’amuser. Mais à la fin de cette histoire un peu burlesque une sorte de morale est venue. En prime, je n’y avais pas pensé.[1] »

    En 2006, le chanteur de rap, Joey Starr, a revisité Le Gorille pour écrire Gare au Jaguarr en empruntant quelques vers à Brassens. Le juge y est présent mais la vieille dame est remplacée par une hôtesse de l'air.[2]
  • Corne d’aurochs : En 1945, avec Émile Miramont (un copain Sétois) et André Larue (rencontré dans le camp de Basdorf), Brassens avait fondé le Parti préhistorique qui préconisait un retour à un mode de vie plus simple. Surnommé « Corne de roc », Miramont devint « Corne d’aurochs », sobriquet plus en accord avec leur mouvement. Suite à l’abandon de Miramont, le Parti préhistorique n’a jamais vu le jour. Brassens en pris ombrage et composa cette chanson vengeresse.
  • Hécatombe : unique chanson où se trouve le mot anarchie.

[modifier] Les titres

  1. La Mauvaise réputation – 2’16’’
  2. Le Parapluie – 2’31’’
  3. Le Petit cheval (poème de Paul Fort) – 2’18’’
  4. Le Fossoyeur – 2’04’’
  5. Le Gorille – 3’16’’
  6. Corne d'aurochs – 2’49’’
  7. La Chasse aux papillons – 2’02’’
  8. Hécatombe – 1’55’’

[modifier] Discographie connexe

  • 1953 : 33 tours/25cm La Mauvaise réputation, Philips (N 76.061 R), sorti en décembre.
  • 2002 : CD La Mauvaise réputation, Mercury/Universal (063 028-2).

[modifier] Notes et références

  1. Brassens interrogé par André Sève in Toute une vie pour la chanson, coll. Les interviews, éd. Le Centurion, (ISBN 2.227.32003.6), octobre 1976, p.48.
  2. Le 6 novembre 2006, l'album sera retiré du commerce. Joey Starr n'aurait pas eu l'autorisation d'emprunter des paroles et de s'inspirer de la chanson de Brassens. Par ailleurs, ses démêlés avec une hôtesse de l'air avaient défrayés la chronique, leur évocation semblerait être aussi la cause du retrait. L’album ressortira dans le commerce en conservant son titre mais sans la chanson incriminée (CD Gare au Jaguarr, Jive Epic/Sony BMG, 2006).

[modifier] Lien externe



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