La Madone d'Alba

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La Madone d'Alba
Image illustrative de l'article La Madone d'Alba
Artiste Raphaël
Date 1511
Type huile sur bois transférée sur toile
Technique Peinture
Dimensions 94 cm de diamètre
Localisation National Gallery of Art, Washington (États-Unis)

La Madone d'Alba (en italien Madonna d'Alba) est une peinture religieuse de Raphaël. Le tableau est actuellement conservé au National Gallery of Art à Washington;

Histoire[modifier | modifier le code]

L'œuvre a été commissionnée par Paul Jove, qui projetait de la conserver au Sanctuaire Santa Maria dei Miracoli (Nocera de' Pagani, ville dont il était évêque[1].

En 1686 l'œuvre quitta Nocera, et devint propriété du marquis de Caprio, vice-roi de Naples. Au XVIIIe siècle le tableau fut acheté par la maison espagnole D'Alba, (d'où le nom du tableau). En 1836 il fut acheté par le tzar Nicolas Ier de Russie, qui en fit une pièce majeure du Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Au siècle suivant (1931), le gouvernement soviétique le céda au collectionneur américain Andrew W. Mellon pour la somme de $ 1.166.400, la somme la plus importante jamais égalée. Ce dernier en fit don avec son entière collection au National Gallery of Art de Washington, où le tableau se trouve encore aujourd'hui.

Pendant son séjour à l'Ermitage au début du XIXe siècle, le panneau fut transféré de son panneau circulaire sur une toile carrée.

Des analyses effectuées sur la peinture ont révélé que lors du transfert, le panneau original a été fracturé sur la partie droite et centrale[2].

Thème[modifier | modifier le code]

Conformément à l'iconographie chrétienne Madonna leggente, le tableau représente Marie, un livre à la main et tenant dans ses bras, l'Enfant Jésus et saint Jean-Baptiste enfant.

Description[modifier | modifier le code]

Dans une cadre tondo la Vierge est présentée assise, tenant un livre de la main gauche, l'Enfant sur les genoux. Saint Jean Baptiste enfant tient son roseau que l'enfant Jésus saisit dans la partie supérieure croisée. Les regards des trois personnages sont dirigés vers cette croix. Quelques plantes se trouvent aux pieds des personnages, l'arrière-plan représente un paysage lacustre avec un petit bois, des collines, l'horizon situé aux trois quarts et le ciel dans le lointain.

Analyse[modifier | modifier le code]

Comme pour La Belle Jardinière du même auteur, les fleurs du premier plan (violettes et ancolies) symbolisent, les premières l'humilité de la Vierge, les secondes la Passion du Christ.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierluigi De Vecchi, Raffaello, Rizzoli, Milan, 1975.
  • Paolo Franzese, Raffaello, Mondadori Arte, Milan, 2008 (ISBN 978-88-370-6437-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il existe une autre version : Il est probable que le tableau ait été porté en ville en 1527, par Giambattista Castaldo (it), qui avait pris part au sac de Rome, en la déposant dans le sanctuaire que lui-même fonda en 1530 (comme don ex voto)
  2. Christensen, Carol, Examination and Treatment of Paintings by Raphael at the National Gallery of Art, Studies in the History of Art 17, 1986, p. 47-54

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]