La Linea

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La Linea

Titre original La Linea
Genre Série d'animation
Création Osvaldo Cavandoli
Pays d'origine Drapeau de l'Italie Italie
Chaîne d'origine Rai
Nb. d'épisodes 90
Durée 3 minutes
Diff. originale 1971

La Linea est une série télévisée d'animation italienne créée par le dessinateur Osvaldo Cavandoli et diffusée à partir de 1971 sur la Rai.

En France, la série est diffusée à partir de 1977 sur TF1 dans L'Île aux enfants et, dans les années 1990, sur La Cinquième dans Cellulo. Au Canada, elle a été diffusée sur Radio-Canada et TV Ontario.

Ce personnage a été créé en 1969 dans la série de films publicitaires Carosello pour la maison Lagostina.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cette série met en scène un personnage au simple tracé linéaire blanc sur fond uni de couleur. Il se déplace sur une ligne horizontale qui n’a de limite que par la volonté du crayon du dessinateur. Celui-ci, dont on ne voit ponctuellement qu’une main tenant un crayon, crée l’univers de ce héros élémentaire anonyme parfois appelé Balou ou Monsieur Linea selon les pays. Quand il se retrouve devant un problème, Balou appelle le dessinateur qui ajoute, au fur et à mesure, les éléments du décor. À la fin de l'épisode, Cavandoli laisse généralement son personnage tomber dans le vide.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Même si les épisodes sont numérotés jusqu'à 225, il existe seulement 90 épisodes de La Linea.

La série Lagostina comprend les épisodes 1 à 8, de cinq minutes, réalisés à partir de plans tirés des publicités Carosello.

La série 100 suivante comprend les 56 épisodes 101 à 156.

La série 200 finale comprend les 26 épisodes 200 à 225.

C'est au milieu des années 1970 que La Linea connut son plus grand succès en Europe. Les possesseurs de téléviseurs noir et blanc ignoraient que la couleur du fond changeait avec l'humeur du personnage et de ses rencontres.

Le langage particulier de Monsieur Linea est interprété par Carlo Bonomi.

La musique est composée par Franco Godi. Celle qui ouvre et clôt chaque épisode est caractérisée par un "Baiubadu" fredonné qui lui donne son nom. La ligne de jazz qui accompagne les aventures de Balou est un tre jazz rapido traduisant l'excitation permanente du protagoniste.

Description[modifier | modifier le code]

La Linea 1[modifier | modifier le code]

Le tout premier épisode, intitulé La Linea 1, a été réalisé à partir de plans tirés des pubs de Carosello. Au son d’une répétitive musique de jazz, une ligne au crayon blanc se trace de la main du dessinateur. Le long de ce tracé blanc, situé aux deux tiers bas de l’écran, apparaît une forme humaine au gros nez et au sourire béat : un personnage prend vie. Heureux, il saute de joie et remercie son créateur en regardant vers le hors champ droit d’où sortait la main au crayon. Il marche rapidement vers la gauche, non sans toujours regarder derrière lui. Il évite de justesse de tomber dans le vide : la ligne s’arrête à ses pieds. Il s’accroche tant bien que peu et retourne, sauf, sur le tracé blanc, furieux. Balou râle sur le dessinateur n’ayant pas daigné tracer une plus longue ligne. La main revient, le temps de dessiner une forme absorbant l’attention du personnage. C’est ainsi que commencent couramment les épisodes de La Linea. Les aventures qui suivent sont par contre à chaque fois différentes.

Une tortue prend vie, au bonheur étonné de M. Linea regardant vers son créateur — pour l’instant — bien aimé. Il saute sur la carapace et se laisse conduire. Malheureusement, la tortue change de direction et revient vers la droite. Revenu sur la ligne, furibond, il hurle après la tortue. Celle-ci lui répond en lui mordant le nez, ce qui a pour effet de l’étirer élastiquement et propulse Balou vers l’arrière - qui laisse sa « forme » sur la ligne mais qui s'en moque et poursuit son chemin. Se retrouvant une fois encore au bord de la ligne, il en appelle, mécontent, au crayon. Une forme rectangulaire, aux coins arrondis, est dessinée. Le personnage, anxieux, appuie sur un bouton. Une image apparaît  : c’est lui. Il rigole puis se moque de se voir dans ce que nous comprenons être un poste de télévision. L’image disparaît, le personnage râle et bouscule le récepteur. D’un coup, celui-ci disparaît en se fondant dans la ligne blanche. Une troisième fois, au bord de la ligne, il fait remarquer sa situation. La main dessine un double symétrique du personnage qui lui fait des grimaces. Balou s’énerve et lui envoie un violent coup de poing. Le double rebondit et se divise en deux pénibles petits personnages larmoyants qui commencent à pleurer. Il en fait une bobine de laine en prenant un bout de la ligne, qu’il jette, ravi, dans le vide. Le crayon intervient et dessine un robinet au bout de la ligne. Avisé, il ouvre l’arrivée d’eau, laissant, sans s’en rendre compte, la ligne et lui-même s’effacer goutte à goutte.

Le crayon revient : le montage est assurément rythmique car les gags s’enchaînent de plus en plus vite. Le personnage, encore une fois reproduit, râle. Une balle, un trou : prenant la pose d’un golfeur, il attend qu’on lui dessine un bâton, ce qui est fait. La balle rebondit élastiquement autour du trou et, à la satisfaction de Balou, y rentre. Mais son poids emporte, dans le vide, une partie de la ligne. Celle-ci, réapparue d’un coup de crayon, le grincheux personnage remarque une protubérance caoutchouteuse. En sautant dessus, il la fait apparaître plus à droite et inversement pour enfin la faire exploser. Une petite voiture est dessinée à sa place. Propulsé d’un coup de doigts de son créateur, il traverse les monts et plaines de la ligne pour finalement tomber dans le vide. Des escaliers dessinés le ramènent à l’écran, en morceaux. On le répare à sa demande. De loin, il remarque une jolie demoiselle et s’empresse de la rejoindre. Un bisou le fait fondre, littéralement, laissant la femme seule un rien déçue de voir apparaître le mot fin. Il s’est donc passé relativement beaucoup de choses au fil des quatre minutes écoulées.

Concurrence[modifier | modifier le code]

La Linea fut en concurrence avec Les Shadoks.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ranko Munitié, « Le plus terrible, c’est de s’ennuyer », Interview avec O. Cavandoli, Animafilm, numéro 4, p. 43-48.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]