La Leçon de musique (Vermeer)

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La Leçon de musique
Image illustrative de l'article La Leçon de musique (Vermeer)
La Leçon de musique
Artiste Johannes Vermeer
Date vers 1662-1665
Type Huile sur toile
Dimensions (H × L) 74 × 64,1 cm
Localisation Palais St. James,
parfois au Palais de Buckingham, Londres Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

La Leçon de musique est un tableau de Johannes Vermeer (huile sur toile, 74 × 64,1 cm) peint vers 1662-1665. Il est conservé dans la Royal Collection et peut être exposé au Palais de Buckingham ou au Palais St. James de Londres.

Description[modifier | modifier le code]

La plupart des experts pensent qu'il a été peint entre 1662 et 1665, bien que d'autres pensent à 1660.

Dans une pièce éclairée par la lumière du jour, une jeune écolière vue de dos, prend sa leçon de musique en jouant de l'épinette. Un homme debout à côté, probablement son professeur, la regarde et l'écoute attentivement. Sur l'instrument une inscription indique : « La musique est le compagnon de la joie et la guérison de la détresse ». Sur le mur, au-dessus de la femme, un miroir tel un spectateur reflète ce qui se passe.

Au premier plan, une table est recouverte d'un tapis multicolore, sur lequel se tient une carafe blanche sur un plateau.

Sur le mur de droite, on peut deviner une partie d'un tableau, probablement Caritas Romana (de miséricorde romaine), dans le style de Caravage ou de Dirck van Baburen, montrant la charité condamné à mourir de faim mais dont le lait doit nourrir sa propre fille Pero.

Analyse[modifier | modifier le code]

Le travail représente une scène d'intérieur, avec peu de personnages, éclairée par la gauche. La perspective est scrupuleusement respectée, comme on le voit sur le miroir, les carreaux du sol et la viole de gambe.

La lumière naturelle pénètre par la fenêtre sur le côté gauche de l'image, en se concentrant sur des surfaces travaillées, faisant rejaillir des paillettes sur le tapis de soie ou réfléchi le pichet de cuivre porcelaine blanche.

Vermeer transmet son grand détail la qualité tactile des différentes surfaces: marbre, soie ou de velours.

La relation étroite entre la musique et l'amour est une question pour Vermeer lorsqu'il a peint cette toile dans les premières années des années 1660, peu de temps après avoir été nommé récepteur de la guilde des peintres de Delft en 1662. Ce travail semble l'éloigner temporairement des intérieurs bourgeois et il va vers une classe sociale plus élevée, comme le montre la présence du miroir ou le tapis oriental sophistiqué recouvrant la table au premier plan.

L'application de couleur avec «pointillisme» donne une lumière étincelante sur la surface picturale, dans un style qui a attiré influencé des impressionnistes comme Renoir et Van Gogh.

Historique[modifier | modifier le code]

Le tableau a probablement appartenu à Pieter van Ruijven. Puis il a fait partie des collections de Grande-Bretagne depuis George III, mais à l'époque, il était attribué à Frans van Mieris de Oudere à cause d'une mauvaise interprétation de la signature. Le roi ne désirait pas particulièrement l'acheter mais il faisait partie d'un lot comprenant des livres qu'il désirait. Il a été ensuite vendu en 1696. Giovanni Antonio Pellegrini, un vénitien l'a acquis en 1718. Puis il a été acheté par Smith[1].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

En 2013 un documentaire Tim's Vermeer tente de reconstituer la création de ce tableau en montrant les optiques utilisées par Vermeer[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. "The Royal Collection". The Royal Collection. Retrieved 2013-12-24.
  2. Kurt Andersen, « Reverse-Engineering a Genius (Has a Vermeer Mystery Been Solved?) », Vanity Fair,‎ 29 novembre 2013