La Leçon

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La Leçon est une pièce de théâtre en un acte d'Eugène Ionesco.

Écriture et création[modifier | modifier le code]

Écrite en juin 1950, la première représentation a lieu le au Théâtre de Poche Montparnasse, dirigé alors par France Guy, dans une mise en scène de Marcel Cuvelier. La mise en scène de la création est toujours représentée (avec celle de La Cantatrice chauve) au Théâtre de la Huchette, à Paris.

Résumé[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'histoire d'un vieux professeur qui reçoit chez lui une jeune bachelière pour lui donner des cours. Au fil du temps, les cours augmenteront en difficulté et l'élève ne comprendra plus le maître, qui deviendra de plus en plus agressif, tandis que la jeune élève va devenir petit à petit un objet mou, inerte, épuisé.

Un fossé de connaissance les séparera finalement et c'est le maître qui finira par tuer son élève. À noter que cette élève sera la 40e victime du maître de la journée.

Interprètes lors de la création[modifier | modifier le code]

Interprétation[modifier | modifier le code]

Pièce qui comprend une évolution des personnages à la façon de « Rhinocéros » ou du « Roi se meurt » ; l’absurde est présent, par exemple, au travers des prétendues traductions de mots dans des langues étrangères qui s’avèrent identiques.[interprétation personnelle]

Le meurtre à la fin de la pièce marque une volonté nouvelle chez l’auteur, celle de noter la nécessité d’assouvir un besoin inhérent à un état transcendantal issu d'un enseignement qui se révèle fatal. On peut y voir l'antinomie entre deux psychologies, la jeunesse symbolisant l'ignorance et le professeur le savoir qui tuera par dépit et pulsion cette candeur qui s'oppose en quelque sorte à sa science de par sa condition même ; de cela l'exaspération puis le meurtre qui assouvit cette frustration. Une attitude typiquement humaine de souiller l'innocence à défaut de la préserver.[interprétation personnelle]

Dans ses Notes et contre-notes Ionesco explique vouloir passer du burlesque au tragique, uniquement avec le jeu des acteurs, le langage étant vide de sens selon lui : "Sur un texte burlesque, un jeu dramatique. Sur un texte dramatique, un jeu burlesque. Faire dire aux mots des choses qu'ils n'ont jamais voulu dire[1]."

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notes et contre-notes Ionesco A propos de "la cantatrice chauve" (journal)