La Jeune Fille de l'eau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Jeune Fille de l'eau

Titre québécois La Dame de l'eau
Titre original Lady in the Water
Réalisation M. Night Shyamalan
Scénario M. Night Shyamalan
Sociétés de production Warner Bros.
Blinding Edge Pictures
Legendary Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre fantastique
Durée 109 minutes
Sortie 2006

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Jeune Fille de l'eau, ou La Dame de l'eau au Québec (Lady in the Water), est un film fantastique américain, réalisé par M. Night Shyamalan, sorti en 2006.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un gardien d'immeuble nommé Cleveland Heep découvre un jour une femme dans la piscine de sa résidence, qui dit être poursuivie par des créatures maléfiques qui veulent l'empêcher de rejoindre son monde. Celle-ci affirme que l'entrée de son monde parallèle est tout au fond de la piscine, mais malheureusement fermé. Pour l'ouvrir, il faut décrypter une série de codes. Cleveland va faire donc tout son possible pour réussir…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf mention contraire, les informations mentionnées proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le film est l'adaptation cinématographique d'un conte que M. Night Shyamalan a imaginé pour ses enfants : « Je raconte des histoires à mes enfants de manière très libre : n'importe quelle idée qui germe dans mon esprit est intégrée à l'histoire ». Il avait demandé à ses filles « Saviez-vous que quelqu'un vit sous notre piscine ? [...] À partir de là, le récit s'est transformé en véritable odyssée. Il y avait quelque chose dans cette histoire qui me donnait envie de la raconter chaque nuit, et de la prolonger. Une fois que j'en ai eu fini, mes filles et moi continuions d'en parler et de parler des personnages. C'est un récit qui a eu une étrange résonance dans notre famille »[3]. En parallèle au scénario, le réalisateur-scénariste développe avec l'artiste Crash McCreery (qui a travaillé sur Le Village, Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, Van Helsing et la saga Jurassic Park) les créatures qui apparaissent dans cette histoire[3].

« Mes films expriment l'état d'esprit dans lequel je me trouve, émotionnellement parlant. Chaque film aborde des questions auxquelles je suis confronté en tant qu'être humain. J'essaye d'être le plus honnête possible avec les spectateurs, donc j'essaye de parler honnêtement des choses qui me touchent personnellement, dans le contexte d'une fiction que tout le monde peut apprécier. (...) J'ai eu l'idée du Village et de La Jeune fille de l'eau au même moment, mais j'étais dans un état d'esprit plus sombre à cette époque, et Le Village était un moyen d'exprimer les questions qui me hantaient. Jusqu'où serais-je prêt à aller pour protéger ma famille ? Est-ce que je me couperais de la société ? Ferais-je les bons choix ? Je n'étais pas prêt pour une histoire optimiste. Mais aujourd'hui, je me sens inspiré et plein d'espoir, et La Jeune fille de l'eau est un reflet de ça. (...) Chaque fois que je dévie de ce que je suis censé faire sur cette Terre, je me sens malheureux. Quand je vois des gens qui ne rayonnent pas, qui n'ont pas cette aura que vous discernez chez les gens qui vous inspirent, c'est parce qu'ils ne font pas ce qu'ils sont censés faire. Ils n'ont pas encore trouvé leur but ici bas. Quand les gens verront ce film, j'espère qu'ils auront à nouveau de l'espoir en eux-mêmes et pour les autres. Un espoir que chacun trouve son but et que nous puissions tous faire ce à quoi nous sommes destinés[3]. »

— M. Night Shyamalan

Le film devait être produit par le Walt Disney Motion Pictures Group, qui avait financé les précédents films de M. Night Shyamalan, comme Sixième Sens et Signes. Le réalisateur s'entretient avec Nina Jacobson de Disney, cette dernière lui révèle que Dick Cook, le président du groupe n'apprécie par trop l'idée globale du film[4]. Très déçu par cette décision, Shyamalan est très énervé. Il décide alors de proposer le projet à Warner Bros., qui accepte de le financer. La gestation difficile du film est retracée dans le livre The Man Who Heard Voices écrit par Michael Bamberger[5],[6],[7].

Casting[modifier | modifier le code]

Dès l'écriture du script, Shyamalan a pensé à Paul Giamatti pour le rôle de Cleveland Heep, après l'avoir vu dans Sideways (Alexander Payne, 2004) : « J'ai été emballé par son humour, son humanité et sa capacité à tenir le rôle principal. J'ai ressenti pour lui ce que peu d'acteurs m'ont fait ressentir. (...) Giamatti est mon Richard Dreyfuss. Il peut vous faire rire et cependant vous faire ressentir la profondeur et la confusion de son personnage. S'en dégage alors un espoir pour l'humanité[3] ».

Bryce Dallas Howard retrouve M. Night Shyamalan après avoir tourné dans son film précédent, Le Village. Il lui a d'ailleurs proposé le rôle de Story lors du tournage du Village. Elle raconte : « Je me suis assise par terre et je me suis mise à pleurer. Ça peut sembler très dramatique comme ça, mais je me sens très proche de Night et c'était énorme à mes yeux qu'il m'invite sur ce film[3] ».

Habitué des caméos ou petits rôles dans ses films, M. Night Shyamalan incarne ici un personnage plus important : Vick Ran, un jeune écrivain qui va trouver l'inspiration et des réponses à ses questions quand il rencontre Story. Il explique : « Vick est un type très ordinaire, qui découvre que s'il termine ce qu'il a commencé à écrire, cela va provoquer quelque chose d'extraordinaire et son œuvre trouvera une résonance à travers le temps. Mais il devra donner sa vie pour cela. J'étais intéressé par l'idée de jouer un homme normal confronté à ce choix[3] ».

Tournage[modifier | modifier le code]

Comme tous les films de M. Night Shyamalan depuis Éveil à la vie (1998), le tournage de La Jeune Fille de l'eau a eu lieu autour de Philadelphie en Pennsylvanie, là où il a grandi[3].

La plupart des scènes ont été tournées dans l'ordre chronologique de l'histoire, exceptées les scènes aquatiques qui ont été faites à la fin du tournage[3].

Musique[modifier | modifier le code]

Lady in the Water
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de James Newton Howard
Sortie [8]
Durée 59:40
Genre musique de film
Label Decca Records
Critique

Albums de James Newton Howard

La musique du film est composée par James Newton Howard, qui avait déjà travaillé avec Shyamalan pour Sixième Sens (1999), Incassable (2000), Signes (2002) et Le Village (2004). Les quatre dernières chansons de l'album sont des reprises de Bob Dylan, qui a beaucoup inspiré Shyamalan durant l'écriture du film[3].

Liste des titres
  1. "Prologue"
  2. "The Party"
  3. "Charades"
  4. "Ripples In The Pool"
  5. "The Blue World"
  6. "Giving The Kii"
  7. "Walkie Talkie"
  8. "Cereal Boxes"
  9. "Officer Jimbo"
  10. "The Healing"
  11. "The Great Eatlon"
  12. "End Titles"
  13. "The Times They Are A-Changin'" – A Whisper in the Noise
  14. "Every Grain of Sand" - Amanda Ghost
  15. "It Ain't Me Babe" – Silvertide
  16. "Maggie's Farm" – Silvertide

Sortie[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film reçoit globalement des critiques négatives. Sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, il n'obtient que 24% d'opinions favorables pour 211 critiques recensées[9]. Sur Metacritic, il récolte la note moyenne de 36/100 pour 36 avis enregistrés[10].

Sur le site français Allociné, La Jeune Fille de l'eau obtient une moyenne de 2,7/5, pour 23 titres de presse[11]. Parmi les critiques positives, Jean-Philippe Tessé écrit dans les Cahiers du cinéma : « Shy est un burlesque, catégorie primitif, qui se rêve fabuliste plein d'humour quand il est avant tout comique (...) Avec [lui], le fantastique se détache de l'univocité du genre et se fait Janus, dont l'étonnement est un des deux visages, l'autre étant le grotesque - l'un est la vérité de l'autre, ils sont la vérité du fantastique »[11]. Dans Mad Movies, Laurent Duroche écrit « La candeur (...) de cette profession de foi est à la fois le meilleur ami et le pire ennemi du film »[11]. Hélèna Villovitch de Elle remarque que l'« on s'immerge avec une flopée de personnages au caractère bien trempé » mais pense que le film est aussi « un conte quelque peu dilué »[11]. Dans Le Monde, Jacques Mandelbaum est assez partagé : « un spectacle qui, parce qu'il prend le risque de sa candeur, n'en est pas moins recommandable »[11]. Gaël Golhen du magazine Première pense que « La Jeune fille de l'eau est un pur objet théorique dans lequel Shyamalan réfléchit sur son propre cinéma, dissèque son travail d'écriture et dévoile les arcanes de son œuvre-rébus »[11].

Du côté des avis négatifs, Stéphanie Belpêche du Journal du dimanche écrit « On excuse la naïveté du propos, pas le manque de rythme ni les dialogues laborieux »[11]. Dans Le Parisien, Charlotte Moreau regrette quant à elle un manque « à la fois de féérie et de réalisme »[11]. Dans Ouest-France, on peut lire « on se prend à rire et à sourire de certaines scènes incongrues dans un scénario de bons sentiments »[11]. Aurélien Ferenczi de Télérama est lui beaucoup plus virulent : « Shyamalan réinvente une cosmogonie bien à lui pour dire à quel point le monde moderne va dans le mur, on est vaincu par tant de bêtise, assénée avec tant de sérieux », tout comme Olivier Bonnard de TéléCinéObs : « Ce n'est pas un vulgaire ratage : c'est un suicide artistique »[11]. Dans Libération, Philippe Azoury écrit que c'est un « film village global ­ qui boit la tasse »[11].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film est un échec cuisant au box-office, avec seulement 72 785 169 $ de recettes mondiales, pour un budget presque équivalent de 70 millions[1].

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
42 285 169 $[1] [12] 10[12]
Drapeau de la France France 442 068 entrées[13] - -
Monde Monde 72 785 169 $[1] - -

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[14]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Lady in the Water », sur Box Office Mojo.com (consulté le 26 janvier 2015)
  2. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Secrets de tournage », sur Allociné.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  4. (en) « Horror Director Impales Disney in Tell-All Book », sur Los Angeles Times.com,‎ (consulté le 26 janvier 2015)
  5. (en) « Review: Lady in the Water », sur Variety,‎ (consulté le 26 janvier 2015)
  6. (en) « Lady in the Water », sur Rolling Stone,‎ (consulté le 26 janvier 2015)
  7. (en) « Sink or Swim », sur Entertainment Weekly,‎ (consulté le 26 janvier 2015)
  8. a et b (en) « Lady in the Water (Original Motion Picture Soundtrack) », sur Allmusic.com (consulté le 26 janvier 2014).
  9. (en) « Lady in the Water (2006) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 26 janvier 2015)
  10. (en) « Lady in the Water », sur Metacritic (consulté le 26 janvier 2015)
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) « La Jeune Fille de l'eau - critiques presse », sur Allociné (consulté le 26 janvier 2015)
  12. a et b (en) « Lady in the Water - weekly », sur Box Office Mojo.com (consulté le 26 janvier 2015)
  13. « La Jeune fille de l'eau (Lady in the Water) », sur JP box-office.com (consulté le 26 janvier 2015)
  14. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database