La Huit Production

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La Huit Production

Création 1992
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Gilles Le Mao, Stéphane Jourdain, Caroline Helburg, Guillaume Dero, Jean-Marc Schick
Activité production de films, éditions de DVD, post-production image et son
Site web http://www.lahuit.com/

La Huit est une société de production française de films documentaires et de cinéma, fondée en 1992 et constituée en SAS au capital social de 160 000 €.

Présentation de la société[modifier | modifier le code]

Quatre producteurs se partagent la production déléguée des projets : Stéphane Jourdain, Gilles Le Mao, Laurence Milon et Caroline Helburg.

Son catalogue[1] comptait, fin 2009, plus de 250 productions, dont 90 heures de récréations de spectacle ; chaque année, La Huit produit une vingtaine d’heures de films documentaires de création culture et société.

Les productions de La Huit associent le documentaire télévisuelle, la captation de concerts et de spectacles vivants, le long-métrage documentaire pour le cinéma et les œuvres de fiction. En 2007, La Huit a consacré quelque 200 000 € au développement de projets, soit 20 % de son volume d’affaires[2].

Ses films sont présentés en salles, sur les chaînes du service public, les chaînes thématiques du câble, ou lors de festivals en France et à l’étranger. En 2006, La Huit est devenue éditeur de DVD ; fin 2009, plus d’une soixantaine de ses films sont disponibles.

Un cinéma d’exploration[modifier | modifier le code]

Les productions de La Huit témoignent du monde contemporain à travers la musique, l’histoire contemporaine, l’ethnologie, la création culinaire, le cinéma, l’environnement, la photographie… Ses films ont en commun de laisser libre cours à un cinéma d’exigence et d’exploration, tout en étant sensibles à la recherche formelle, notamment pour ce qui concerne la captation de spectacles vivants. Le principe de la « carte blanche » offerte aux réalisateurs de la collection Freedom Now ![3] est assez rare dans les productions télévisuelles pour être soulignée. Ses films ont souvent été sélectionnés, ou récompensés par des prix, dans de nombreux festivals internationaux.

Recréations de spectacles vivants, concerts documentés[modifier | modifier le code]

La collection Freedom Now !, dont chaque film s’appuie sur un concert donné lors du festival Banlieues Bleues[4], rassemble des films sur les musiques actuelles : le jazz européen et international, les musiques improvisées, les croisements musicaux hybrides, plus généralement l’ensemble des musiques de création sans exclusive de genre, rassemblés sous le terme générique de « musique créative ». (Jazz magazine n°591, avril 2008) « Chaque film est confié à un cinéaste pour qui la musique est un authentique sujet de travail. »

Comme le relève le critique de Citizen Jazz, « l’image est souvent privée de sens quand on regarde de la musique enregistrée. » Capter et restituer à travers des films : concerts, créations, rencontres, le work in progress des artistes et leurs interrogations au monde, sont une constante des productions de La Huit ; des films souvent marqués, comme l'écrit Jazz Magazine, par la volonté de « dépoussiérer les codes plus ou moins figés de la représentation de la musique filmée »[5]. Les documentaires[6] de Jacques Goldstein[7], souvent salués par la critique pour leurs qualités[8], sont représentatifs de cette démarche. Dans son film David Murray, I’m a jazzman[9], le saxophoniste David Murray précise : « L’esprit du jazz permet la connexion naturelle avec toutes les musiques sud-américaines, caraïbes et africaines… Et moi, je cherche à travers tous ces voyages à comprendre qui je suis, quelle est la place de ma communauté dans une histoire plus globale ».

On retrouve dans The Last Poets, le film de Claude Santiago[10], la même volonté de mise en perspective. « Poésie et musique radicales, rencontre avec la jeune génération de slammers et rappers, destins croisés : à travers les vies tourmentées des Last Poets, le film raconte un demi-siècle de l'histoire politique et musicale des Africains-Américains aux États-Unis »[11].

Les films d'Anaïs Prosaïc[12], de Stéphane Jourdain, de Guillaume Dero, de Gilles Le Mao, de Fleur Albert, de Guy Girard ou de Jérôme de Missolz…, produits par La Huit, s'articulent le plus souvent selon une approche transversale de la musique, autour de croisements, de rencontres, qui tendent à éclairer les liens, les généalogies, les implications sociales ou politiques des œuvres et des artistes ; films notamment rassemblés dans la collection Les Escales de Saint-Nazaire[13], et Ethiosonic[14]. Le 11 (ethio-punk) songs[15] de Stéphane Jourdain démontre même une certaine radicalité de cette approche, en captant l’improbable rencontre entre The Ex, groupe punk-rock hollandais, et le saxophoniste sexagénaire Gétatchèw Mékurya, figure de la musique éthiopienne. Comme le film le montre, les musiciens hollandais ne parlent pas amharique, pas plus que Gétatchèw ne parle anglais. Pour autant une « conversation » musicale s'engendre, sa validité nous interroge sur la notion d’appartenance à la communauté humaine, dépouillée des clivages. Une semblable variation, sur la relativité des notions de catégorie et de genre, se déploie dans le film d’Anaïs Prosaïc sur Mahmoud Ahmed & Either/Orchestra, édité lui aussi dans la collection Ethiosonic, perçu par la critique comme « un hommage à tout ce que les musiciens de jazz, de blues, de rock, doivent aux musiques d’Afrique ».

Au-delà donc de la simple captation, la critique décrit volontiers l’ensemble des films musicaux de La Huit comme des recréations de spectacles vivants et des concerts documentés qui constituent des œuvres[16] en tant que telles. En conclusion, et comme symbole de ce jeu de reflets entretenu entre le documentaire, l’artiste, le réalisateur, le producteur, le public et la télévision, on retiendra le film d’Anaïs Prosaïc La corde perdue (2007) sur Marc Ribot. Ce guitariste considéré comme une légende discrète de la scène new-yorkaise, virtuose inspiré, généreux, engagé, « semble chercher davantage à multiplier les interrogations qu’à mettre la main sur une solution définitive »[17].

Une recherche formelle[modifier | modifier le code]

On comprend que les réalisations de La Huit se répondent par des effets de cohérence et de mise en perspective. Et cela se conjugue souvent avec une recherche formelle. L’un des réalisateurs les plus sensibilisés à ce type d’approche est sans doute Jérôme de Missolz, à qui l’on doit entre autres le film de fiction La Mécanique des Femmes (2000), adapté du roman de Louis Calaferte. À propos des enjeux cinématographiques, Jérôme de Missolz précise : « Je ne suis pas totalement séduit par ce qui est de l'ordre du normatif, du narratif hollywoodien, des conflits centraux, mais bon ça ne veut pas dire du tout que je ne sois pas sensible au fait de raconter des histoires plus linéaires[18]. » Venu du cinéma expérimental, Jérôme de Missolz, qui a signé pour La Huit plusieurs films musicaux[19], a réalisé quatre films sur la photographie ; films rassemblés sous le titre Le corps sublimé[20]. Jérôme de Missolz y explore les œuvres du Tchèque Jan Saudek, de l’Américain Joel-Peter Witkin, de l’Américaine Francesca Woodman, ainsi que « I », comme Isabelle, sorte de carnets de vie d’un modèle qui, au cours des années 80, a posé nue pour de grands photographes comme Jeanloup Sieff, Edouard Boubat, Ralph Gibson, Claude Nori, Willy Ronis, Keiichi Tahara… Pour autant, ces quatre films sont reliés entre eux, par ce que Louis-José Lestocart appelle « l’esthétique de la disparition », auquel de Missolz répond : «  … (la photographie est) un médium pour se rassurer, s’apercevoir qu’on est encore là et qui, en même temps, invite à notre disparition progressive. Barthes dans La Chambre claire parle de la photographie comme relation au temps, à la dégradation, à l’instant fugitif. »

Cinéma et saveurs[modifier | modifier le code]

Cette volonté de recherche formelle et de recréations peut dépasser les frontières de l’art plastique, ou de la musique. À ce titre, la collection L’invention de la cuisine est tout aussi révélatrice de cette démarche. Dans cette série, le réalisateur Paul Lacoste[21] s’interroge avec les cuisiniers dont il fait le portrait sur les mécanismes de la création. Si chacun de ces chefs a sa propre approche et, à sa façon, retranscrit dans sa cuisine le monde qui l’entoure, le réalisateur sait donner à chacun la réplique ; entre autres "conversations" celles de Michel Bras, Pierre Gagnaire, Olivier Rœllinger, Michel Guérard, Gérald Passédat, Michel Troisgros, Pascal Barbot, Nadia Santini...

Un cinéma de résistance[modifier | modifier le code]

« Fondateur de toute résistance, l’acte de désobéissance est sans doute une des barrières sociales et mentales le plus difficiles à franchir. » Si cette réflexion de la journaliste Isabelle Poitte à propos du film d’Emmanuel Laborie, produit par La Huit, sur le combat de la Résistance française, n’est pas sans faire écho à ce qu’est aujourd’hui la réalité de petits acteurs culturels qui existent avec la foi du charbonnier dans un paysage audiovisuel de plus en plus formaté.

Ces considérations trouvent en tout cas leur objet dans la collection Enfants de Kaboul, pilotée par Séverin Blanchet[22], coproduite par La Huit et les Ateliers Varan[23]. Pour l’instant, Enfants de Kaboul rassemble cinq films de 26 minutes, tournés en Afghanistan, autour du thème de l’enfance par des réalisateurs et réalisatrices afghans[24] ; « un regard non conventionnel fait de craintes mais aussi et surtout d’espoirs en l’Homme et en l’avenir[25]. »

Malheureusement, le 26 février 2010[26], Séverin Blanchet est assassiné dans sa chambre, à la résidence hôtelière Park Residence de Kaboul, lors d'une attaque menée par un groupe de Talibans. Le réalisateur était arrivé la veille dans la capitale afghane pour un séjour d'une semaine, comme il le faisait régulièrement depuis 2006, pour poursuivre son activité de formation auprès de jeunes cinéastes afghans. Cet événement tragique rappelle qu'un cinéma de résistance qui conjugue courage et dignité, est un combat qui se paie aussi du prix fort ; "un homme difficile à remplacer", a déclaré, au lendemain de l'attentat, Taj Mohamed Bakhtari, le réalisateur du Métier de Sahar, l'un des cinq films produits par La Huit.

Conclusion[modifier | modifier le code]

L’ensemble des documentaires produits par La Huit se décline selon des approches créatives, et souvent non-conventionnelles, en tout cas ces films incarnent plutôt bien ce qu'il est convenu d'appeler « le documentaire de création ». Par ailleurs, La Huit s'est engagée, depuis plusieurs années, dans le cinéma de fiction, notamment avec Jérôme de Missolz[27] ainsi qu'avec Fleur Albert qui, en 2009, a été en résidence au Cent Quatre pour la préparation de son film Stalingrad Lovers, sorti en salles en février 2014[28] ; ces deux films ont obtenu le soutien du Centre National du Cinéma.

Activités[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Son catalogue comptait fin 2009 plus de 250 productions, dont 90 heures de récréations de spectacle. Il s’enrichit chaque année d’une vingtaine d’heures de films documentaires de création culture et société. La Huit effectue la post-production des films produits ainsi que des prestations à la clientèle extérieure.

Exploitation de DVD[modifier | modifier le code]

La Huit exploite en DVD et en Vidéo à la demande des programmes provenant de deux sources.

  1. Les films qu'elle a récemment produits ou dont elle a acquis les droits
  2. Son catalogue de films propre

En 2009, cette exploitation vidéo concernait une soixante de titres, une vingtaine sortant chaque année.

Catalogue[modifier | modifier le code]

Principaux films du catalogue ayant été primés, ou sélectionnés :

  • Parce que j'étais peintre, l'art rescapé des camps nazis de Christophe Cognet (104 min), film écrit par Jean Breschand et Pierre-François Moreau, festival international du film de Rome 2014, diffusé par Jour2fête, sortie en salles mars 2014.
  • Stalingrad Lovers de Fleur Albert (82 min), ACID, Cannes mai 2012, festival international du film de Belfort — Entre Vues, nov. 2012, sortie en salles fév. 2014.
  • Brigitte Fontaine, Reflets et Crudité de Thomas Bartel et Benoît Mouchart (55 min), sortie en salles oct. 2013.
  • Enfants de Kaboul piloté par Séverin Blanchet, écrits et réalisés par cinq jeunes cinéastes afghans (120’) une coproduction La Huit, Ateliers Varan et Ciné Cinéma. Sélectionné aux festivals : Dok-Leipzig 2008. Festival des Trois Continents 2008, Nantes. Festival de Cannes 2009, Pavillon des Cinémas du monde. Les états généraux du documentaire 2009, Lussas. Festival afghanischer Filme in der Kinemathek Hamburg 2009. Traces de Vies 2009, Clermont-Ferrand. Doclisboa 2009. Afghanistan film festival 2009. Festival Cinéma & Cultures d’Asie 2009, Lyon. Film Festival Max Ophüls Preis 2009, Saarbrücken.
  • Le mariage de Gina de Martin Maden (52’), Voyage, Sélection au festival International Jean Rouch 2009.
  • Collisions, de Ursula Bassler et Anaïs Prosaïc (52’) Cinaps TV, CERN. Ministère de la Recherche, sélection au festival Pariscience, 2008.
  • David Murray, I’m a jazzman de Jacques Goldstein & Jacques Denis (52’) Arte France. Compétition FIPA 2008, Radio-France Montpellier 2008, sélection festival d’Amiens 2008.
  • Jenny Bel Air de Régine Abadia (85’) Planète, Cityzen TV, États généraux du documentaire, Lussas 2008, sélection française.
  • Le Drôle de mai de José Vieira (52’) R.F.O, Télessonne, Prix regard sur le dialogue interculturel au festival Traces de Vies de Clermont-Ferrand, 2008.
  • Get on Dakar ! de Sophie Perrin (52’) R.F.O, Cityzen TV, CFI, 2ème prix du jury au festival Territoires en images, 2008, sélection hors compétition aux Escales documentaires de La Rochelle, 2008, sélection au festival Silhouette, 2008.
  • Le corps sublimé de Jérôme de Missolz, 4 films (fiction et documentaire), Jan Saudek, Francesca Woodman, Joel-Peter Witkin, sortie salle 05/09/2007.
  • Jungle Blue de Jacques Goldstein (67’), Arte, nommé au festival de la Rose d'Or de Lucerne 2005, mention spéciale du documentaire de création Sacem, 2005.
  • Le silence des rizières de Fleur Albert (89’), sortie salle 25 janvier 2006, Eurozoom, Festival du cinéma asiatique de Vesoul 2005. Festival Images d'Ailleurs, Paris 2005. Mois du documentaire, Hanoi 2004, Tours 2005. Best Long Documentary Film Award, Ismailia, Égypte, 2005. Escales Documentaires, compétition internationale, La Rochelle, 2005.
  • Zad Moultaka, de Leilla Kilani (52’) Mezzo, FCM, Escales Documentaires, La Rochelle, 2004, Festival des trois continents, Nantes, 2004. Prix de la création au festival Traces de Vies, Vic-Le-Comte 2004. Festival Cinema Africano Asia America Latina, Milan 2005. Festival Panafricana, Roma 2005.
  • Marc Ribot, La corde perdue, d’Anaïs Prosaïc (52’), Mezzo, FCM. Nominé grand prix SCAM 2005.
  • De quelle Papouasie rêve la famille Maden ? de Séverin Blanchet (52’) France 5. Prix Mario Ruspoli Bilan du Film Ethnographique 2003. Prix du documentaire au FIFAP 2003. Prix spécial du jury Festival du film scientifique de Oulin 2003.
  • La musique selon Deben Bhattacharya de Stéphane Jourdain (52’) Ekushey TV, SSR-RTSI, Frémeaux & Associés. Prix Archives ethniques FIFAP 2002. Festival des Trois Continents, Nantes 2004. Nominé Grand Prix SCAM 2005.
  • La Photo Déchirée de José Vieira (52’), Télessonne, RTBF, RTP, FAS, Procirep, FAVI, ICAM, SCAM. En coproduction avec Animais et Les Films de la Mémoire. Diffusion France 2. Fipa 2002, Situation des coproductions françaises internationales, Best Documentary Caminhos Do Cinema Portugues 2002. Prix Planète Festival International du Film d'Amiens 2002. Best Foreign Documentary Doc Lisboa 2002.
  • L’Invention de la Cuisine de Paul Lacoste (3 x 52’), TV5 International, TV10, 1er épisode : Michel Bras, sélectionné au Fipa 2001, Situation de la création française, Most Innovative Film au International festival of Ethnographic Films, 2002. Meilleur Film Gastronomique aux Eurotoques Figeac, 2004. 2ème épisode : Pierre Gagnaire, Most Innovative Film au International festival of Ethnographic Films 2002. 3ème épisode : Olivier Roellinger, Most Innovative Film au International festival of Ethnographic Films, 2002. Sélectionné en compétition documentaire Fipa, 2002.
  • Femi Kuti, what’s going on ? de Jacques Goldstein (52’). Arte, FKO, Barclay. Sélectionné au Fipa 2002, Situation de la création française.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Huit.com
  2. La Huit, rapport interne, 2009.
  3. À l’heure où la musique n’a pratiquement plus droit de cité à la télé, La Huit enfonce le clou et lance, en liaison avec le festival Banlieues bleues, une série de DVD, baptisée Freedom Now ! dédiée au jazzmen dits d’avant-garde : on voit par là que l’esprit de lucre est étranger à ces gens. Merci La Huit. Bernard Loupias. Nouvel Observateur 29 mai 2008.
  4. Banlieues Bleues.org
  5. Jazz magazine n°591, avril 2008
  6. Wadada Leo Smith Golden Quartet « Eclipse » de Jacques Goldstein, « un film bien réalisé », le New York Times, 2 mai 2008. / New York Times Wadada Leo Smith Golden Quartet « Eclipse » de Jacques Goldstein a été remarqué par le A.A.C.M. Legacy, Association for the Avancement of Creative Musicians.
  7. DJ Spooky Matthew Shipp Trio. L’intérêt principal de ce DVD réside dans le parti pris inventif de la réalisation de Jacques Goldstein qui dispose ses quatre caméras sur la scène, au plus près des musiciens, évitant ainsi de placer le téléspectateur dans la salle pour une énième captation frontale. Ce dispositif est en parfaite adéquation avec la musique proposée et se trouve accentué par la pratique d’un montage cut, hyper rapide, en osmose avec l’énergie et l’intensité musicale. Lionel Eskenazi Jazz magazine, octobre 2003. Concert enregistré à Bobigny Banlieues bleues, le 19 mars 2003.
  8. Wadada Leo Smith Quartet de Jacques Goldstein, filmé avec beaucoup de sensibilité, au plus près des musiciens, mais surtout magnifiquement « réinventé » par un montage cherchant constamment à donner à voir la musique en train de se faire, ce concert est un véritable moment de beauté brute et ce DVD un modèle du genre. Jazzman, avril 2008.
  9. I am a jazzman, un film de Jacques Goldstein, diffusé sur la chaîne Arte, le 31 août 2009.
  10. Entre autres films de Claude Santiago, Justo Valdez – hommage à Batata, un concert donné en hommage à ce doyen de la musique de San Basilio de Palenque, refuge de noir marron de côte atlantique colombienne, lors du festival Banlieues bleues en 2004. Une carte de visite de premier choix, qui devrait attirer l’attention de plus d’un programmateur sur ce beau projet. Y.R. Mondomix, n° 30, septembre 2008.
  11. The Last Poets made in Amerikkka de Claude Santiago, une réalisation impeccable – ce qui est suffisamment rare dans ce genre d’exercice pour être souligné – et le grain des images absolument magnifique. Made in Amerikkka conjugue donc le fond et la forme pour devenir un document essentiel de Great Black Music. Kalcha. Vibrations, novembre 2009.
  12. Sylvie Courvoisier Trio, Abaton, (feat. Mark Feldman and Anja Lechner) film d’Anaïs Prosaïc, consacré au trio de Sylvie Courvoisier, évoque les mondes de la musique chambre et de la composition contemporaine. La pianiste et compositrice suisse Sylvie Courvoisier et le violoniste new-yorkais Mark Feldman sont rejoints par la violoniste allemande Anja Lechner pour jouer en concert la musique de l’album Abaton, paru en 2004 chez ECM. Jazz magazine n°591, avril 2008.
  13. Les Escales de Saint-Nazaires.com
  14. Une collection dirigée par le musicologue Francis Falceto.
  15. 11 (ethio-punréférence, citation ou lienk) songs, un film de Stéphane Jourdain, collection dirigée par Francis Falceto, disponible en DVD.
  16. Sainkho Namtchylak, feat. Hamid Drake and William Parker, de Guy Girard, réalisé lors d’un concert du festival Banlieues bleues en 2004. Une approche documentaire et poétique. Jazzman, n°151, novembre 2008.
  17. En suivant le guitariste Marc Ribot dans les rues de New York, la réalisatrice Anaïs Prosaïc signe le portrait sobre et efficace d’un guitariste en quête d’expériences différentes. Chroniqué par Grisli,le 02/11/2007. / dmute.net
  18. Entretien avec Jérôme de Missolz par Louis-José Lestocart, magazine Artpress n°330, janvier 2007.
  19. Yohimbe Brothers (feat. Vernon Reid and DJ Logic) dans lequel Jérôme de Missolz expérimente les rapports image et son dans une musique fusion, à la croisée du funk, du rap et des rythmes sud-américains. Jazz magazine, n°591, avril 2008.
  20. Le corps sublimé, quatre films de Jérôme de Missolz, disponible en DVD, 2009.
  21. « Le réalisateur Paul Lacoste prend la cuisine pour un art à part entière. Rares sont les films qui font ce pari esthétique. Par le soin porté aux textures, aux sons, mais aussi aux relations humaines, cette collection démontre que la cuisine peut être perçue comme le plus merveilleux des moyens de comprendre et d’aimer le monde qui nous entoure et de se faire comprendre des autres ». Télérama, n°2863 du 27 novembre 2004.
  22. Réalisateur d'une dizaine de films documentaires, Séverin Blanchet est, en 1969, à l'initiative, avec le documentariste et ethnologue français Jean Rouch, du Laboratoire de l'Université de Paris X, ainsi qu'en 1980 des Ateliers Varan. Il a contribué à la création de nombreux ateliers de cinéma dans le monde, notamment en Papouasie.
  23. Les Ateliers Varan
  24. Cinq films de la collection Enfants de Kaboul : Bulbul, l’oiseau des villes de Reza Hossaini ; Des briques et des rêves de Sediqa Rezaei ; Le métier de Sahar de Taj Mohammad Bakhtari ; Les petits musiciens de Kharabat de Waheed Nazir ; Il était une fois Noor Jahan d’Ali Hazarat.
  25. Critique à lire sur 3continents.com
  26. Le Parisien du 27 février 2010 [1]
  27. Pour son film Le monde parfait d'Anna N.
  28. En 2009, en résidence au Cent Quatre, établissement artistique de la Ville de Paris, pour son film Stalingrad Lovers, avec le scénariste Laurent Roth.