Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le film sorti en France en 1977 sous le titre « La Guerre des étoiles ». Pour l'univers de fiction, voir Star Wars.

Star Wars, épisode IV :
Un nouvel espoir

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Logo du film Un nouvel espoir.

Titre original Star Wars Episode IV: A New Hope
Réalisation George Lucas
Scénario George Lucas
Acteurs principaux
Sociétés de production Lucasfilm
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Sortie 1977
Durée 121 minutes
125 min (édition spéciale)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Guerre des étoiles (Star Wars) est un film américain de science-fiction de type space opera sorti en 1977 écrit et réalisé par George Lucas. À partir de l'année 2000, il est exploité sous le nom Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (Star Wars Episode IV: A New Hope).

C'est le premier opus de la saga Star Wars par sa date de sortie, mais le quatrième selon l'ordre chronologique de l'histoire. Il est le premier volet de la « trilogie originale » qui est constituée également des films L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi . Le film est également la troisième réalisation de Lucas.

Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir se déroule dix-huit ans après les événements de La Revanche des Sith. L'intrigue se concentre sur l'Alliance rebelle, une organisation qui tente de détruire la station spatiale Étoile noire, l'arme absolue du très autoritaire Empire galactique. Mêlé malgré lui à ce conflit galactique, le jeune ouvrier agricole Luke Skywalker s'engage au sein des forces rebelles après le massacre de sa famille par des soldats impériaux.

Événement majeur à sa sortie de par son innovation en matière d'effets spéciaux, Star Wars est à la fois l'un des plus gros succès commerciaux et l'un des films les plus influents de tous les temps. Parmi les nombreux prix qu'il a reçus, on peut citer les 10 nominations aux Oscars (dont 7 remportés), ainsi que les nominations incluant le meilleur second rôle pour Alec Guinness et la meilleure photographie.

George Lucas a remonté son film à plusieurs reprises, les changements les plus significatifs ayant eu lieu à l'occasion de l'édition spéciale de 1997 et l'édition DVD de 2004 (nouveaux effets générés par ordinateur, altération de dialogues, ajouts de scènes).

Élément fondateur de l'univers de fiction Star Wars qui est décliné par la suite sur divers supports (cinématographique, littéraire, vidéoludique, etc.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Toile de fond[modifier | modifier le code]

Vision depuis l'espace d'une planète noire avec beaucoup de points lumineux.
Vision d'artiste de la planète Coruscant.

L'univers de Star Wars se déroule dans une galaxie théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs Noirs des Sith, personnes sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le Côté Lumineux de la Force, pouvoirs bénéfiques et défensifs, pour maintenir la paix dans la galaxie. Les Sith utilisent le Côté Obscur, pouvoirs nuisibles et destructeurs, pour leurs usages personnels et pour dominer la galaxie[1].

Pour amener la paix, une République galactique a été fondée avec pour capitale la planète Coruscant. Mais, tout au long de son existence, la République est secouée par des sécessions et des guerres. Pour mettre fin à ceci, la République est remplacé en 19 av. BY[Note 1] par un Empire galactique autoritaire et discriminatoire. Cette nouvelle entité est dirigée par le Sith Palpatine, son apprenti Dark Vador et son chef d'état-major Tarkin[2].

Mais après plusieurs années, la brutalité du régime provoque l'apparition d'une opposition armée : l'Alliance rebelle. Le premier coup d'éclat de cette dernière se déroule en 1 av. BY, lorsque des espions rebelles parviennent à mettre la main sur des plans de la station spatiale Étoile noire, une arme absolue que Tarkin construit en secret depuis l’avènement de l’Empire. La princesse Leia, l'une des responsables de l'Alliance, est alors chargée de rapporter en lieu sûr les plans dérobés[a 1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le vaisseau spatial de Leia est arraisonné par l'énorme destroyer Stellaire de Dark Vador alors qu'elle s'apprête à faire escale sur la planète désertique Tatooine. Les Impériaux pénètrent à bord et font prisonniers ses occupants, considérés comme des espions. Se sentant perdue, la princesse prend la décision de confier les plans dérobés au petit droïde R2-D2[3]. Ce dernier s'échappe avec un autre robot du nom de C-3PO grâce à une capsule de sauvetage. Ils arrivent à atterrir sur Tatooine sans trop d'encombres mais se font rapidement capturer par des Jawas, des petites créatures autochtones spécialisées dans la vente de la ferraille et de l'électronique. Peu après, les Jawas vendent les deux droïdes à un couple de fermiers[4]. En s'occupant de nettoyer les robots, leur neveu, Luke Skywalker, découvre incidemment un message de la princesse Leia enregistré à l'intérieur de R2-D2. Ce message est destiné à un général dénommé Obi-Wan Kenobi. Le jeune homme pense qu'il pourrait s'agir d'un vieil ermite, Ben Kenobi, qui vit non loin de là. Le soir venu, R2-D2 s'échappe de la ferme en direction de chez Kenobi. Luke part à sa recherche dès le lendemain matin avec C-3PO mais il se fait attaquer par des dangereux pillards Tuskens. Mais, l'arrivée de Kenobi met les assaillants en fuite[5].

Photo d'une maison taillée dans la roche avec des soubassements blancs.
Ferme de l'oncle de Luke[Note 2].

Kenobi prend connaissance du message de la princesse, qui le supplie de rejoindre la planète Alderaan pour confier les précieux plans volés à son père qui est l'un des dirigeants de l'Alliance rebelle. Le vieil homme explique à Luke qu'il était autrefois un chevalier Jedi. Il révèle également au jeune homme qu'il connaissait son père, un valeureux pilote et guerrier Jedi durant la Guerre des clones. Le père de Luke a été éliminé par le Jedi traître Dark Vador, qui s'est retourné contre les siens. Luke est abasourdi, ayant toujours cru à la version de son oncle selon laquelle son père avait été un navigateur sans histoires. Obi-Wan lui apprend également l'existence de la Force et qu'après une formation, il saura lui aussi la maîtriser[5].

Entre temps, Vador lance ses troupes à la recherche des droïdes. Ils remontent rapidement la piste jusqu'à la ferme de Luke. Après avoir interrogé l'oncle et la tante de celui-ci, ils les exécutent puis poursuivent leurs recherches. De retour chez lui, le jeune Skywalker découvre avec horreur les corps calcinés de son oncle et de sa tante. Il décide alors de s'enfuir avec Kenobi jusqu'à l'astroport de Mos Eisley pour y trouver un pilote capable de les emmener à Alderaan[6]. Dans un bar de la ville, ils font connaissance du contrebandier Han Solo et son pilote, le Wookie Chewbacca. Tous deux acceptent de les emmener à bord de leur vaisseau en échange d'une forte somme d'argent. À peine le marché conclu, ils décollent en catastrophe car ils sont repérés par des soldats de l'Empire[7]. Durant le voyage, Luke fait ses premiers pas dans la Force avec le sabre laser de son père qu'Obi-Wan gardait précieusement depuis près de vingt ans[5]. Le Jedi sent soudainement à travers la Force un terrible évènement mais ne parvient pas à l'identifier. Il s'agit en fait d'un génocide qui vient d'être commis sur ordre de Tarkin. Celui-ci, pour faire avouer à la princesse Leia où se trouve la base de l'Alliance Rebelle, n'a pas hésité à faire annihiler la planète Alderaan par le super-laser de l’Étoile noire[8]. Arrivé dans le champ d’astéroïdes qui marque désormais l'ancien emplacement de la planète, le vaisseau de Solo tombe dans le champ d'action d'un puissant rayon qui le tracte jusqu'à l'Étoile Noire[9].

Photo de bâtiments dans une forêt tropicale.
La base rebelle de Yavin 4[Note 3].

Le groupe se dissimule dans des compartiments cachés pour faire croire aux impériaux que leur vaisseau est vide. Puis, ils se séparent : Obi-Wan désactive le rayon tracteur tandis que Luke, Han et Chewbacca délivrent la princesse retenue prisonnière dans un cachot de l'Étoile Noire[10]. Dark Vador sent rapidement la présence de Kenobi dans la Force et décide d'affronter au sabre laser son ancien mentor et ami. Luke assiste impuissant à la mort d'Obi-Wan qui est facilement vaincu par son adversaire. En réalité, le maitre Jedi a disparu physiquement pour ne faire plus qu'un avec la Force et devenir ainsi un esprit capable de guider le jeune homme. Luke, Han, Chewbacca et Leia parviennent cependant à regagner leur vaisseau et quitter l'Étoile Noire. Ils se rendent à la base secrète de l'Alliance rebelle sur le satellite naturel Yavin 4. Mais grâce à un mouchard électronique implanté dans leur vaisseau, Tarkin parvient à localiser la base rebelle et dirige l'Étoile Noire vers cette destination. De leur côté les rebelles analysent les plans dérobés et trouvent une faille à exploiter. Un missile envoyé dans une bouche d'entrée d'aération qui conduit au cœur même de la station peut en effet anéantir l'Étoile Noire. Le jeune Luke Skywalker décide de se battre avec l'escadron rebelle qui part alors affronter la station[11].

L’assaut est donné sur l'Étoile Noire. Une partie des pilotes rebelles retiennent les vaisseaux ennemis pendant que d'autres tentent d'atteindre la bouche d'aération. Mais Dark Vador en personne décolle pour donner la chasse. Les vaisseaux rebelles tombent ainsi tour à tour sous ses coups. Luke se retrouve alors seul pour mener à bien la mission. Il décide alors d'utiliser la Force, comme Obi-Wan lui a appris. Il est aidé par Han qui vient l'aider à éliminer les sbires de l'Empire. Tandis que le chasseur de Vador, déséquilibré par une manœuvre maladroite de son ailier, part à la dérive dans l'espace, le jeune Skywalker parvient à atteindre sa cible. L'Étoile Noire est alors pulvérisée. Luke et Han reviennent après sur Yavin 4 et y sont accueillis en héros. La bataille de Yavin marque ainsi la première grande victoire de l'Alliance contre la tyrannie de l'Empire[12].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Logo La Guerre des étoiles écrit en jaune sur fond noir.
Ancien logo français de Star Wars.
Information icon with gradient background.svg Sauf mention contraire, les informations mentionnées proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Source : Starwars-universe.com[14].

Personnages[modifier | modifier le code]

Robot bleu et gris et femme en robe blanche.
Cosplay de la princesse Leia alors qu'elle confie une mission à R2-D2.
  • Luke Skywalker : il est un jeune garçon de ferme élevé par son oncle Owen et sa tante Beru sur le désertique planète Tatooine. Il possède une affinité particulière pour les machines et des grandes aptitudes pour le pilotage. Il n'a qu'un rêve, quitter la ferme familiale et partir à l'aventure[15].
  • Han Solo : c'est un contrebandier travaillant pour le puissant trafiquant Jabba le Hutt. Lors d'un voyage de contrebande, il est arraisonné par un vaisseau impérial. Pour ne pas se faire arrêter, il expulse sa marchandise dans l'espace. Depuis lors Jabba, lui réclame un dédommagement pour avoir détruit cette marchandise[16].
  • Princesse Leia Organa : elle est la fille adoptive de Bail Organa, l'un des chefs de l'Alliance rebelle. Elle grandit sur la paisible planète d'Alderaan. Leia se lance très tôt dans la politique et rejoint secrètement les forces rebelles. Devenue la sénatrice de sa planète, elle profite de son immunité diplomatique pour fédérer les opposants à l'Empire[17].
  • Le Grand Moff Tarkin : issu d'une puissante famille aristocrate, il choisit de suivre une carrière d'officier militaire. Ambitieux et sans scrupule, il est rapidement repéré par le futur empereur Palpatine qui favorise son ascension durant la Guerre des clones. Après la proclamation de l'Empire galactique, Tarkin est promu au grade militaire suprême de Grand Moff. Tarkin se voit alors confier le projet de superviser la construction d'une arme secrète, l'Étoile noire[18].
  • Obi-Wan Kenobi : Ce chevalier Jedi est l'ancien mentor et ami de Dark Vador. Après le changement de camp de ce dernier Obi-Wan se voit dans l'obligation de l'arrêter. Leur confrontation laisse Vador gravement blessé et handicapé. Après ce combat, Obi-Wan s'exile sur Tatooine où il surveille de près le fils de son ancien ami : Luke Skywalker[2].
  • C-3PO: c'est un droïde de protocole conçu pour les relations entre les humains et les autres droïdes. Il est le compagnon de toujours de R2-D2. Il appartient au capitaine du vaisseau qui achemine la princesse Leia lors de ses missions diplomatiques[19].
  • R2-D2 : c'est un droïde astromécano conçu pour la réparation et le pilotage automatique des vaisseaux spatiaux. Il appartient au même propriétaire que C-3PO. Il se voit confier par la princesse Leia, une mission d'une importance capitale[20].
  • Chewbacca : il est le copilote et le mécanicien du vaisseau de Han Solo. C'est un Wookiee de très grande taille. Obi-Wan Kenobi s'adresse à lui pour l'acheminer jusqu'à la planète Alderaan[21].
  • Dark Vador : il est l'apprenti de l'empereur et son fidèle second. Ancien Jedi devenu Sith, son combat contre Obi-Wan Kenobi le laisse gravement blessé. Il ne survit par la suite que grâce à une armure noire robotisée. Il est chargé par l'empereur Palpatine de traquer et d'éliminer les rebelles[22].
  • Owen et Beru Lars : ce couple de fermier s'est vu confié par Obi-Wan Kenobi la garde de Luke Skywalker. Owen ne dit jamais la vérité sur les origine de Luke et préfère lui raconter que son père était un navigateur sur un cargo d'épices. Il espère secrètement que Luke reprendra la ferme après sa mort. Beru s'aperçoit rapidement que le jeune homme aspire à une toute autre vie[23].

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Après avoir tourné le film American Graffiti en 1972, le jeune réalisateur George Lucas envisage une adaptation cinéma de la série télévisée de science-fiction Flash Gordon. Cependant devant les exigences de société propriétaire des droits d'auteurs, Lucas abandonne le projet. Il décide alors de travailler sur histoire de science-fiction de son invention[24]. Il rassemble ses premières idées en janvier 1973 sur deux pages intitulées Journal of the Whills. Il y est question d'un Jedi-bendu nommé Mace Windy et de son disciple, le padawan C.J. Thorpe[25].

En mai 1973, Lucas rédige un premier manuscrit de quatorze pages intitulé The Star Wars qui raconte les aventures du général Luke Skywalker. Il le soumet aux sociétés de production United Artists et Universal qui le refusent[25]. En juin, Alan Ladd Jr., un des vice-présidents de la société 20th Century Fox approche Lucas. Ce dernier lui fait alors part de son projet de film. Ladd est rapidement conquit mais ses associés relativement moins. En août, alors qu'ils sont toujours en négociation, American Graffiti sort dans les salles de cinéma. Le film rencontre un succès critique et public. Cette réussite permet à Ladd de convaincre ses associés de signer le contrat de financement du film[26].

En mai 1974, Lucas met au point la première ébauche de son scénario. Il y raconte le combat des pacifiques Jedi contre les maléfiques Sith. Il introduit dans cette version les personnages de la princesse Leia, du contrebandier Han Solo et de deux robots chamailleurs[27]. En janvier 1975, le jeune réalisateur écrit un seconde ébauche de son scénario. Il l'intitule désormais Adventures of the Starkiller. Les deux robots se voient attribuer les noms de R2-D2 et C-3PO[28]. Dans cette ébauche Luke et le pirate Han Solo traversent l'espace à la rescousse de Deak, le frère de Luke qui est emprisonné par Dark Vador dans une ville impériale de la planète Alderaan[29]. Il envisage ensuite de remplacer Luke par un personnage féminin de princesse et finalement décide de garder les deux personnages[30]. En août 1975, Lucas met au point une troisième ébauche de scénario qu'il intitule The Star Wars: From the Adventures of Luke Starkiller. Deak est alors remplacé par la princesse Leia et un vieux Jedi jusqu'alors anonyme prend le nom de général Ben Kenobi. Luke, lui, devient un héros solitaire, fils d'un Jedi mort au combat[31].

Peu de temps après avoir rédigé cette troisième version, George Lucas négocie avec la 20th Century Fox le droit de faire deux suites à son film. Il décide alors de consacrer du temps pour développer une trame de fond assez élaborée pour faciliter son futur processus d'écriture sur les autres films[32]. En janvier 1976, alors que le casting du film est presque complet, le réalisateur termine la quatrième ébauche intitulée The Adventures of Luke Starkiller as taken from the Journal of the Whills. La planète principale de l'action précédemment appelée Utapau devient alors Tatooine[33]. Fin mars alors que le tournage a débuté depuis plusieurs jours, Lucas remanie une dernière fois son scénario. Il abrège le titre du film en Star Wars et décide que l'histoire sera plus percutante si Ben Kenobi meurt et se sacrifiant pour permettre à ses alliées d'échapper à Dark Vador[34].

Préproduction[modifier | modifier le code]

Homme blanc avec des lunettes et des cheveux blancs.
L'artiste Ralph McQuarrie en 2008.

George Lucas engage en novembre 1974 le concepteur de maquettes Colin Cantwell et le dessinateur Ralph McQuarrie pour qu'ils donnent vie à ses idées de vaisseaux spatiaux et de personnages. De janvier à mars 1975, les deux artistes livrent leurs premières créations. Cantwell réalise les maquettes des futurs vaisseaux Faucon Millenium et Y-Wing[35]. McQuarrie peint lui, cinq des scènes clés de l'intrigue[28],[36].

En février 1975, le dessinateur Alex Tavoularis est chargé de la réalisation du story-board de la séquence d'ouverture afin que les producteurs calculs le coût des effets spéciaux qu'elle nécessitera[37]. Par souci d'économie Lucas décide alors de fonder sa propre agence d'effets spéciaux. Pour la diriger, il engage John Dykstra. En mai, il installe cette société baptisée Industrial Light & Magic dans un ancien entrepôt en banlieue de Los Angeles[38],[36].

Les auditions débutent en août 1975 dans les bureaux de la société American Zoetrope. George Lucas auditionne avec le réalisateur Brian De Palma qui recherche des acteurs pour son prochain film tiré du roman Carrie de Stephen King[31]. Des auditions en Angleterre sont également réalisées car c'est dans ce pays que sera tourné la majorité du film. Une grande partie des seconds rôles sont donc attribués à des Anglais. Le rôle d'Obi-Wan Kenobi qui Lucas souhaite confier à l'acteur japonais Toshirō Mifune est lui aussi finalement donné à un acteur anglais : le célèbre Alec Guinness. Le choix des trois rôles principaux se fait en décembre 1975. Harrisson Ford qui au départ est engagé seulement pour donner la réplique aux auditionnés est finalement retenu pour le rôle d'Han Solo. Le rôle de la princesse Leia est confié à Carrie Fisher et celui de Luke Skywalker à Mark Hamill. Les acteurs Amy Irving, William Katt, Kurt Russell, Perry King, Cindy Williams et Charles Martin Smith qui auditionnent pour ces rôles, ne sont pas retenus[39],[36].

John Mollo et Stuart Freeborn sont engagés pour travailler respectivement aux costumes et aux maquillages du film. Ils débutent leurs créations en janvier 1976[33]. Mollo reçoit comme consigne d'imaginer des costumes discrets et d'apparence pessimiste. George Lucas souhaite que les spectateurs se focalisent sur les personnages ou l'action plutôt que sur les costumes. Pour Luke Skywalker qui au départ est un fermier, Mollo utilise comme tunique un tissu bon marché conçu pour réaliser des rideaux, un pantalon treillis et en guise de chaussures des bandages. Han Solo est habillé de manière un peu «plus tape-à-l'oeil et plus dandy ». Le costume de Léia ressemble, lui, à une robe de religieuse, mais en plus pratique. Obi-Wan Kenobi a un costume qui mélange des éléments de samouraï et de prêtre catholique[40].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage démarre le 22 mars 1976 en Tunisie avec les scènes devant se dérouler sur la planète Tatooine. Les deux premières semaines de tournage sont très éprouvantes pour les acteurs et les techniciens américains et anglais qui ne sont pas habitués aux intempéries et aux fortes chaleurs tunisiennes. Les costumes des deux droïdes qui viennent à peine d'être terminés se trouvent également être défectueux et inconfortables pour les acteurs[36].

Le tournage déménage ensuite aux studios d'Elstree dans la banlieue de Londres[41]. Quelques scènes sont également tournées aux studios Shepperton dans la région du Middlesex[42]. Lucas trouve alors les règles de travail imposées par les syndicats britanniques très contraignante, elles l'obligent en autre de finir ses prises avant dix-sept heures trente sans dépassement possible. Lucas est également déçu par les costumes, les décors et plusieurs autres détails. Le budget limité lui impose des compromis qui ne le satisfont pas. Il ne parvient pas non plus à faire entrer ses acteurs dans son univers[36].

Le conseil d'administration de la 20th Century Fox inquiet par les retards du tournage met également la pression à Lucas. Pour combler le retard, le réalisateur répartit le tournage en trois équipes[36]. Cela lui permet de terminer le travail en Angleterre le 23 juillet 1976. Les scènes restantes sont ensuite tournées aux États-Unis[43].

En juin 1976, le documentariste Mike Dodds est engagé pour filmer les coulisses des séquences tournées en Angleterre. Il filme librement à l'intérieur des studios pendant les prises et les répétitions mais aussi en dehors, notamment les discussions des acteurs sur leur rôle. Il réalise également des interviews dont l'une des seules d'Alec Guinness sur son rôle dans Star Wars. Le travail de Dodds est utilisé à des fins publicitaires et pour alimenter les reportages de journaux télévisés[42].

Postproduction[modifier | modifier le code]

En découvrant le premier montage de son film, Lucas est en état de choc. Il le trouve désastreux et demande au monteur John Jympson de le retravailler[44]. Mais celui-ci réfuse. Lucas décide alors de le renvoyer et engage à sa place Richard Chew, Paul Hirsch et sa propre femme Marcia Lucas. Les monteurs utilisent au maximum les meilleurs prises pour rendre le film moins « traditionnel et plat »[36].

Un an après avoir tourner la scène du bar, Lucas demande au dessinateur Ron Cobb d'imaginer des nouveaux extraterrestres pour densifier la clientèle et la rendre encore plus hétéroclite. Après avoir sélectionner quelques unes de ces créatures, Lucas tourne avec elles des plans supplémentaires qu'il intègre au nouveau montage[30].

Homme blanc avec des lunettes et des cheveux blanc.
Le concepteur sonore Ben Burtt en 2013.

Lucas obtient ensuite que la sortie de son film soit repoussée de Noël 1976 à l'été 1977. Cela lui laisse du temps pour intégrer les effets spéciaux réalisés par Industrial Light & Magic[36]. Mais en découvrant que les techniciens ont dépensé la moitié de leur budget pour la réalisation d'une seule scène, George Lucas s'effondre. Il se fait hospitalier croyant être victime d'une crise cardiaque. Les médecins diagnostiquent seulement de l'hypertension artérielle et lui recommande moins de stress[43]. Le réalisateur s'oblige alors superviser lui-même les techniciens pour redoubler l'effort et finir à temps les effets spéciaux[36]. Explorant tous les moyens techniques pour réaliser les plans qu'il souhaite, les techiciens inventent des nouveaux procédés comme le Dykstraflex, un système informatique de déplacement de caméra[45]. Pour les combats des vaisseaux spatiaux, Lucas leur demandent de s'inspirer de batailles aériennes tirées de vieux films de guerre. Ce qu'ils font et parfois en s'inspirant du film image par image. Finalement après un travail acharné, les effets spéciaux sont prêts dans les temps[36].

Une fois les effets visuels terminés, les effets sonores sont ajoutés par le concepteur Ben Burtt à partir d'une sonothèque de bruit qu'il constitue depuis un an[36]. Pour les hurlements du personnage de Chewbacca, il mélange des cris de lions, de tigres, de morses et d'ours[38]. Pour le droïde R2-D2, il mélange des bruits de synthétiseur avec sa propre voix et des gazouillis de bébés. La respiration du maléfique Dark Vador est obtenue en mettant un petit micro à l'intérieur d'un régulateur d'une bouteille de plongée. Pour la voix de ce même personnage, Lucas engage James Earl Jones car il veut une voix au timbre plus sombre que celle de David Prowse, l'interprète de Dark Vador[36].

Bande originale[modifier | modifier le code]

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Liste des morceaux du premier disque
No Titre Durée
1. 20th Century Fox Fanfare 0:23
2. Main Title and Rebel Blockade Runner 2:14
3. Imperial Attack 6:43
4. The Dune Sea Of Tatooine and Jawa Sandcrawler 5:01
5. The Moisture Farm 2:25
6. The Hologram and Binary Sunset 4:10
7. Landspeeder Search and Attack Of The Sand People 3:20
8. Tales Of A Jedi Knight and Learn About The Force 4:29
9. Burning Homestead 2:50
10. Mos Eisley Spaceport 2:16
11. Cantina Band 2:47
12. Cantina Band 2 3:54
13. Binary Sunset 2:19
42:53
Liste des morceaux du second disque
No Titre Durée
1. Princess Leia's Theme 4:27
2. The Millennium Falcon and Imperial Cruiser Pursuit 3:51
3. Destruction Of Alderaan 1:32
4. The Death Star and The Stormtroopers 3:35
5. Wookie Prisoner and Detention Block Ambush 4:01
6. Shootout In The Cell Bay and Dianoga 3:48
7. The Trash Compactor 3:07
8. The Tractor Beam and Chasm Crossfire 5:18
9. Ben Kenobi's Death and Tie Fighter Attack 3:51
10. The Battle Of Yavin 9:07
11. The Throne Room and End Title 5:38
48:15

Sortie[modifier | modifier le code]

George Lucas pour faire la promotion du film, engage le publicitaire Charles Lippincott. Dès juillet 1976, ce dernier présente à la presse un diaporama promotionnel de Star Wars au salon Westercon de Los Angeles[41] puis à la Comic-Con de San Diego[43].

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Un nouvel espoir est l'un des films les plus rentables financièrement de tous les temps[46]. En septembre 1978, il devient le film ayant le plus rapporter en Amérique du Nord[47] en battant le précédent record de 260 000 000 US$ détenu depuis 1975 par le film Les Dents de la mer de Steven Spielberg[48].

Réédition[modifier | modifier le code]

En janvier 1997, le film ressort au cinéma dans une version « édition spéciale »[49]. La première raison de cette ressortie est de commémorer le vingtième anniversaire du film. La seconde raison est que George Lucas n'est pas content des effets spéciaux du film. Il veut également remonter le film car en 1977 il a pas eu ni le temps ni l'argent pour finir certaines scènes qu'il juge nécessaires. Le premier travail des techniciens d'Industrial Light & Magic est la reprise du négatif original pour le retraiter et améliorer sa qualité[50].

Les effets spéciaux de 1977 sont ensuite repris pour être améliorer. Les scènes de la ville désertique de Mos Esley sont celles qui ont poussées Lucas à refaire le film. Il veut rendre ce lieu plus exotique. Il réalise alors des plans supplémentaires et ajoute des vaisseaux spatiaux, des bêtes de somme et des figurants dans les plans originaux. La créature nommé Dewback qui dans la première version est un mannequin en caoutchouc que les techniciens deplacent de scène en scène est remplacé par un modèle en image de synthèse. Une scène de Mos Esley avec le personnage de Jabba le Hutt est également rajoutée pour relier le film à Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi où le personnage tiens un rôle important. La scène avait été tournée en 1976 avec un acteur à la place de Jabba. Lucas voulait alors en faire un personnage à fourrure. Dans Le Retour du Jedi, Lucas le transforme en une sorte de limace géante. Les techniciens d'ILM enlèvent l'acteur et le remplacent physiquement par un personnage de synthèse. Durant ce travail, ils tombent sur un problème car Han Solo contourne Jabba. Cela est impossible car ce dernier possède une imposante queue. Pour résoudre ce problème Lucas suggère que Solo marche volontairement sur la queue de Jabba[50].

Han shot first écrit en lettres blanches sur un maillot noir.
T-shirt avec l'inscription HAN SHOT FIRST.

D'autres scènes sont rallongées comme celle de la poursuite des droïdes par les soldats impériaux. Un vaisseau et deux dewbacks y sont rajoutés numériquement. La maison d'Obi-Wan Kenobi est remplacée par une prise de vue d’une miniature et d'une peinture numérique. Dans la scène du bar deux nouveaux clients sont ajoutés numériquement. Les explosions de la planète d'Alderaan et de l'Étoile Noire sont refaites. La scène où Han Solo court dans les couloirs de la station spatiale est modifiée. Il tombe non plus dans un cul-de-sac mais devant un important bataillon de soldats impériaux. Une scène coupée avec le personnage de Biggs est aussi réintégration. Les plans de la batailles finale sont tous retouchés. Le nombre de vaisseaux y est considérablement augmenté et les prises de vue sont plus dynamiques[51].

Le scène du bar où Han Solo tue le chasseur de prime Greedo de sang-froid est également remonté. Dans la scène d'origine, Solo dégainait le premier. Or, George Lucas fait en sorte que ce soit le chasseur qui tire le premier, pour que l'acte de Solo deviennent de la légitime défense[51]. Cette modification entraine la colère des fans, transmise par le slogan « Han shot first » qui veut dire en français « Han tire en premier ». George Lucas soutient ces changements par le fait qu'il veut rendre clair que Han Solo n'a « pas d'autre choix » que de tirer sur Greedo[52]. Mais cette explication est jugée insuffisante par certains fans de longue date. La colère de certains est telle qu'une pétition en ligne voit le jour en 2004, demandant que ces changements soient retirés. Leur premier argument étant que cette modification change le caractère ambigu du personnage de Solo, et rend alors sa transition d'anti-héros à héros beaucoup moins significative[53].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Un nouvel espoir remporte sept Oscars sur onze nominations[54]. Le film gagne aussi huit Saturn Awards sur onze nominations[55]. Il est également récompensé par de nombreux autres prix comme le Golden Globe de la meilleure musique de film, le Prix Hugo[56] du meilleur film dramatique et le BAFTA du meilleur film[57].

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards du film sur l'Internet Movie Database[58]. Ici sont listés les principaux prix.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le film obtient les récompenses suivantes :

Principales récompenses du film
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1977 Los Angeles Film Critics Association Awards Meilleur film
Meilleure musique John Williams
1978 Oscars Meilleure direction artistique John Barry, Roger Christian, Leslie Dilley et Norman Reynolds
Meilleurs costumes John Mollo
Meilleur son Derek Ball, Don McDougall, Bob Minkler et Ray West
Meilleur montage Richard Chew, Paul Hirsch et Marcia Lucas
Meilleurs effets visuels Robert Blalack, John Dykstra, Richard Edlund, Grant McCune et John Stears
Meilleure musique originale John Williams
Oscar pour une performance spéciale Ben Burtt pour la création d'effets sonores
Golden Globes Meilleure musique de film John Williams
Saturn Awards Meilleur film de science-fiction
Meilleur acteur dans un second rôle Alec Guinness
Meilleure réalisation George Lucas ex-æquo avec Steven Spielberg pour Rencontres du troisième type
Meilleur scénario George Lucas
Meilleure musique John Williams ex-æquo avec lui-même pour Rencontres du troisième type
Meilleurs costumes John Mollo
Meilleur maquillage Rick Baker et Stuart Freeborn
Meilleurs effets spéciaux John Dykstra et John Stears
Grammy Awards Meilleure album de musique de film John Williams
Prix Hugo Meilleur film dramatique
People's Choice Awards Film préféré
Science Fiction and Fantasy Writers of America Prix spécial
1979 BAFTA Meilleure musique de film John Williams
Meilleur son Ben Burtt et onze autres techniciens
Evening Standard British Film Awards Meilleur film
Meilleur acteur Alec Guiness

Nominations[modifier | modifier le code]

Le film obtient les nominations suivantes :

Principales nominations du film
Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1978 Oscars Meilleur film Gary Kurtz
Meilleur acteur dans un second rôle Alec Guinness
Meilleur réalisateur George Lucas
Meilleur scénario original George Lucas
Golden Globes Meilleur film dramatique
Meilleur réalisateur George Lucas
Meilleur acteur dans un rôle secondaire Alec Guinness
Saturn Awards Meilleur acteur Harrison Ford et Mark Hamill
Meilleur actrice Carrie Fisher
Meilleur acteur dans un second rôle Peter Cushing
Writers Guild of America Awards Meilleur scénario de comédie George Lucas
1979 BAFTA Meilleurs costumes John Mollo
Meilleur film
Meilleur montage Richard Chew, Paul Hirsch et Marcia Lucas
Meilleure direction artistique John Barry

Analyse[modifier | modifier le code]

Inspirations[modifier | modifier le code]

Le jeune réalisateur souhaite réaliser un opéra spatial basé sur les serials de son enfance (comme Flash Gordon), avec des éléments empruntés au cinéma japonais, plus spécialement celui d' Akira Kurosawa (comme La Forteresse Cachée). Lucas est également influencé par les travaux de l'historien Joseph Campbell et son livre Le Héros aux mille et un visages (The Hero with a Thousand Faces), qui décrit le schéma universel du voyage du héros.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Version française[modifier | modifier le code]

La version française du film est assurée par la Société Nouvelle de Doublage sous la direction artistique de Michel Gast[14] . Pour réaliser cette adaptation, les traducteurs ont, pour coller aux mouvements des lèvres, changé plusieurs noms propres. Parmi les personnages, plusieurs son touchés par ce changement de nom. Le droïde R2-D2 voit ses syllabes inversées et devient D2-R2. Chewbacca subit lui une traduction littéraire. Son le nom en anglais est l'abréviation de Chewing Tobacco qui veut dire « Tabac à mâcher ». Il devient alors en français Chictaba. Le personnage de Tarkin devient Tarkan, le droïde C-3PO devient Z-6PO et le grand méchant Darth Vader devient Dark Vador. Han Solo change en Yan Solo car le « H » muet en français aurait pu faire croire qu'il se prénomme Anne. Dans les films Star Wars suivants, seuls Z-6PO et Dark Vador conservent leur nom traduit en français, les autres personnages reprennent leur nom original[59].

D'autre éléments changent de nom comme le vaisseau Faucon Millenium qui devient le Millénium Condor, la Death Star[Note 7] qui devient l’Étoile Noire, la planète Alderaan qui devient Aldorande et les Clone Wars[Note 8] qui deviennent la Guerre noire[59].

Lors de réédition du film pour l'édition spéciale de 1997, le comédien Francis Lax est recontacté pour prêter une nouvelle fois sa voix à Han Solo pour les deux nouvelles scènes comprenant ce personnage. Mais son timbre de voix ayant vieilli, il n'est finalement pas retenu pour le rôle. C'est donc l'acteur Gabriel Le Doze qui le remplace pour ces scènes[60].

Éditions en vidéo[modifier | modifier le code]

Le fim est sorti au États-Unis en format VHS et Betamax le 27 mai 1982 uniquement à la location puis à partir du premier septembre à la vente. Il devient la première vidéo dont la location rapporte plus d'un million de dollars[61]. Il sort ensuite en laserdisc en juin de la même année[62]. En 26 août 1997, c'est l'édition spéciale du film qui sort en VHS[63]. Cette version ressort ensuite le 21 novembre 2000 avec les mêmes graphismes que la VHS de La Menace fantôme et pour la première fois sous le nom Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir[64].

Un nouvel espoir sort dans un coffret « trilogie » DVD avec L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi le 21 septembre 2004[65]. George Lucas profite de cette ressortie pour effectuer quelques nouvelles retouches à son film. Il retravaille notamment la scène du bar avec Greedo mais aussi la scène de Jabba où il remplace la version précédente du personnage numérique[51]. Le 12 septembre 2006 le DVD ressort avec les deux versions du film : l'original et l'édition spéciale[66].

Les films Star Wars sortent en format disque Blu-ray en septembre 2011[67]. Un nouvel espoir est ainsi restauré pour améliorer la qualité d'image par rapport à la précédente version DVD[68]. En 2013, Un nouvel espoir ressort dans un coffret DVD « trilogie » avec les modifications apportées lors de la sortie Blu-ray[69].

Promotion commerciale et produits dérivés[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il signe son contrat avec la société de production 20th Century Fox, George Lucas obtient d'avoir le contrôle des produits dérivés[36].

Postérité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Postérité de Star Wars.

Star Wars est de nombreuses fois parodié et repris dans des films, des séries mais aussi sur internet. Le film joue un rôle important pour le cinéma en remettant au gout du jour les films de science-fiction. Son succès permet la concrétisation de projets de films comme Star Trek, le film, Moonraker, de séries télévisées comme Galactica, Buck Rogers, San Ku Kaï et d’autres productions de plus ou moins bonne qualité[70]. Star Wars, grâce à la création des sociétés Industrial Light & Magic et Skywalker Sound marque également une avancée technique. Les domaines des effets spéciaux, du son et de l’informatique sont fortement développés suite à ce film[71].

L'année de sa création, en 1989, le National Film Registry sélectionne le film pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique », ce qui est à l'époque le film sélectionné le plus récent. Il est par ailleurs considéré comme un des meilleurs films de science-fiction. En 2008, il fait partie de l'AFI's 10 Top 10, il est à la deuxième place des meilleurs films de science-fiction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le point de référence (point zéro de la chronologie Star Wars) est la bataille de Yavin dans l'épisode IV de la saga.
  2. L' hôtel Sidi Driss à Matmata en Tunisie sert de lieu de tournage à des scènes se déroulant sur Tatooine.
  3. Parc National de Tikal au Guatemala sert de lieu de tournage à des scènes se déroulant sur Yavin 4.
  4. Gabriel Le Doze pour la scène supplémentaire de l'édition spéciale de 1997.
  5. a, b, c et d Voir le paragraphe « Version française » pour l’explication des différences de nom de personnages entre ce film et les autres films de la saga Star Wars.
  6. Gilbert Levy pour la scène supplémentaire de l'édition spéciale de 1997.
  7. « Étoile de la mort » en français.
  8. « Guerre des clones » en français.

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources primaires
  1. George Lucas, La Guerre des étoiles, Paris, Presses Pocket,‎ 1977
  • Sources secondaires
  1. Patrice Girod, « L'Histoire : Toutes les grandes étapes du film », Lucasfilm Magazine : Le Guide officiel du film La Menace fantôme, no hors série no 1,‎ automne 1999
  2. a et b Patrice Girod, « L'Histoire », Lucasfilm Magazine : Le Guide officiel du film La Revanche des Sith, no hors série no 3,‎ printemps 2005
  3. Allanson 2002-2004, Cri1 à Cri6 : Crise à bord du Tantive IV
  4. Allanson 2002-2004, Cha1 et Cha2 : La Chasse aux droïdes - La Chasse commence
  5. a, b et c Allanson 2002-2004, Jed1 et Jed2 : La formation de Luke Skywalker
  6. Allanson 2002-2004, Cha3 et Cha4 : La Chasse aux droïdes - La tragédie de Tatooine
  7. Allanson 2002-2004, Cha5 à Cha8 : La Chasse aux droïdes - L'étau se resserre
  8. Allanson 2002-2004, Cha9 à Cha10 : La Chasse aux droïdes - La doctrine Tarkin
  9. Allanson 2002-2004, Cha11 à Cha12 : La Chasse aux droïdes - Des échos terrifiants
  10. Allanson 2002-2004, Lei1E à Lei12E : Le sauvetage de la princesse Leia
  11. Allanson 2002-2004, Mil1 à Mil6 : Évasion du Faucon Millennium
  12. Allanson 2002-2004, Yav1 à Yav10 : La bataille de Yavin
  13. « Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (La Guerre des étoiles) », sur Allociné (consulté le 18 janvier 2015)
  14. a et b « Les doubleurs de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir », sur Starwars-universe.com (consulté le 18 janvier 2015).
  15. Allanson 2002-2004, Ski1 et Ski2 : Luke Skywalker
  16. Allanson 2002-2004, Sol1 et Sol2 : Han Solo
  17. Allanson 2002-2004, Lei1P et Lei2P : Princesse Leia Organa
  18. Allanson 2002-2004, Tar1 et Tar2 : Le Grand Moff Tarkin
  19. Allanson 2002-2004, C3P1 et C3P2 : C-3PO : Héros malgré lui
  20. Allanson 2002-2004, R2D13 et R2D14 : R2-D2 - Loyautés partagées
  21. Allanson 2002-2004, Che9 et Che10 : Chewbacca - Combattant de la liberté
  22. Allanson 2002-2004, Vad1 et Vad2 : Dark Vador
  23. Allanson 2002-2004, Lar5 et Lar6 : Owen et Beru Lars - Valeurs familiale
  24. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 28
  25. a et b Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 29
  26. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 30
  27. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 33
  28. a et b Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 36
  29. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 37
  30. a et b Catalogue d'exposition : Star Wars Identités, Lucasfilm,‎ 2012, 132 p.
  31. a et b Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 42
  32. Kaminski 2008, p. 134
  33. a et b Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 44
  34. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 45
  35. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 34
  36. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Star Wars - L'Empire des rêves ((en) Empire of Dreams: The Story of the Star Wars Trilogy) documentaire d'Edith Becker et Kevin Burns, 2004
  37. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 40
  38. a et b Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 41
  39. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 43
  40. Alan Arnold, « 30 ans et toujours à la mode », Lucasfilm Magazine : Star Wars 30 ans - 1977-2007, no hors série no 5,‎ octobre 2007
  41. a et b Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 48
  42. a et b Pete Vilmur, « Dans les coulisses du tournage de Star Wars », Lucasfilm Magazine : Star Wars 30 ans - 1977-2007, no hors série no 5,‎ octobre 2007
  43. a, b et c Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 49
  44. Rinzler 2007, p. 213
  45. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 50
  46. (en) « All Time Box Office », sur boxofficemojo.com (consulté le 23 février 2015)
  47. (en) « Star Wars », sur boxofficemojo.com (consulté le 23 février 2015)
  48. (en) « Grease lead summer films as top box-office draw », The StarPhoenix, no 270,‎ 7 septembre 1978 (lire en ligne)
  49. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 182
  50. a et b Star Wars - Édition spéciale ((en) Star Wars Special Edition Documentary) documentaire, 1997
  51. a, b et c « Les évolutions de la Saga », sur Starwars-Universe.com (consulté le 25 février 2015)
  52. (en) « At last, Han shot first », sur Pqasb.Pqarchiver.com,‎ 12 mai 2006 (consulté le 25 février 2015)
  53. (en) « Han Shoots First », sur hanshootsfirst.org (consulté le 27 février 2015)
  54. (en) « Awards Databases », sur Oscars.org (consulté le 21 octobre 2014)
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  56. (en) « Hugo Awards 1978 », sur SFADB.com (consulté le 22 octobre 2014)
  57. (en) « Explore the BAFTA », sur BAFTA.org (consulté le 22 octobre 2014)
  58. (en) « Distinctions de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir », sur l'IMDb (consulté le 28 janvier 2015)
  59. a et b « Star Wars et ses problèmes de traduction », sur GeekTonic.fr,‎ 27 novembre 2014 (consulté le 25 février 2015)
  60. Patrice Girod, « De Han Solo à Indiana Jones : L'aventure a une voix », Lucasfilm Magazine : Dossier spécial Indiana Jones, no hors série no 7,‎ novembre 2008
  61. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 100
  62. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 104
  63. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 189
  64. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 219
  65. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 251
  66. Hidalgo, Wallace et Windham 2012, p. 270
  67. (en) « The Star Wars Saga on Blu-Ray », sur StarWars.com (consulté le 11 juin 2014)
  68. (en) « The Best on Blu-ray: Restoring the Star Wars Saga for the HD Generation », sur StarWars.com (consulté le 11 juin 2014)
  69. « Star Wars - La Trilogie (Édition Simple) - DVD », sur DVDFr.com (consulté le 28 février 2015)
  70. Paul Simpson, « L'effet Star Wars, 1re partie, l'imitation est la plus sincère des flatteries », Lucasfilm Magazine, no 66,‎ juillet-août 2007, p. 50-53
  71. Paul Simpson, « L'effet Star Wars, 2e partie, la force invisible », Lucasfilm Magazine, no 67,‎ septembre-octobre 2007, p. 50-53

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]