La Gifle (série télévisée)

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La Gifle

Titre original The Slap
Genre Drame
Acteurs principaux Jonathan LaPaglia
Melissa George
Sophie Okonedo
Pays d'origine Drapeau de l'Australie Australie
Chaîne d'origine ABC1
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 8
Durée 51 minutes
Diff. originale 6 octobre 201124 novembre 2011
Site web http://www.abc.net.au/tv/theslap/

La Gifle (The Slap) est une mini-série australienne en huit épisodes de 51 minutes diffusée entre le 6 octobre et le 24 novembre 2011 sur la chaîne ABC1, d'après le roman du même nom écrit par Christos Tsiolkas en 2008.

En France, la série est diffusée depuis le 5 septembre 2013 sur Arte[1], mais la série reste inédite dans les autres pays francophones.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au cours d'un barbecue entre amis, un homme gifle un enfant qui n'est pas le sien. Chaque épisode suit le point de vue d'un des personnages à propos de l'événement et ses conséquences.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : La Gifle
  • Titre original : The Slap
  • Réalisation : Jessica Hobbs, Matthew Saville, Tony Ayres et Robert Connolly
  • Scénario : Emily Ballou, Alice Bell, Brendan Cowell, Kris Mrksa et Cate Shortland, d'après le roman de Christos Tsiolkas
  • Version française :

Distribution[modifier | modifier le code]

Alex Dimitriades posant avec son AACTA Award de meilleur acteur remporté pour La Gifle en 2012.

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Diana Glenn posant avec son AACTA Award de meilleure actrice dans un second rôle remporté pour La Gifle en 2012.
Source V. F. : Doublage Séries Database[2]

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. Hector
  2. Anouk
  3. Harry
  4. Connie
  5. Rosie
  6. Manolis
  7. Aisha
  8. Richie

Réception[modifier | modifier le code]

La série a reçu un accueil positif. En Australie, The Daily Telegraph écrit que The Slap est « probablement la meilleure série dramatique australienne de l'année[3] », alors que le magazine en ligne Crikey salue les drames et les relations interpersonnelles qui s'accroissent, comme un script de David Williamson possédant mordant et suspense, sans lorgner sur les stéréotypes raciaux ou culturels. « The Slap offre une représentation de la classe moyenne australienne rarement vue au cinéma ou à la télévision[4]. » En revanche, dans The Sydney Morning Herald, un journaliste écrit que la série contient « une réalisation apathique et un montage terne (de grandes pauses entre des dialogues enveloppés), c'est une adaptation qui écrase des grands passages de narration en de petits morceaux faciles à avaler, alors que les acteurs errent au milieu de tout ça[5]. » The Herald a cependant récompensé la série par le Couch Potato Award de la meilleure série dramatique australienne de l'année[6]. Metro dénonce également « sept heures de soap opera se faisant passer pour un drame sérieux », expliquant que la série annonce le drame plutôt qu'elle ne l'explore, par un scénario inondé d'excès, de sensationnalisme et de cabotinage artistique. Il explique le succès populaire de la série par une « régression de l'habilité [du spectateur] à analyser les messages transmis par l'écran et les nuances narratives. [...] Les thèmes et les idées culturelles de The Slap ont été explorées un nombre incalculable de fois et sous de nombreuses formes[7]. »

The Slap a donné lieu en Australie à un débat quant à l'utilisation de la gifle sur un enfant. Le créateur de la série, Tony Ayres, explique que la série a soulevé « une question d'éthique, tout en opposant libéralisme et conservatisme, progressisme et sévérité[8]. »

En France, Le Monde écrit que « The Slap n'est pas seulement une histoire de famille qui se déchire, c'est aussi une observation assez minutieuse et originale du fonctionnement d'un groupe humain dont les personnes sont liées par le sang ou par l'amitié[9] » et Télérama ajoute qu'il s'agit-là d'une « histoire intergénérationnelle, [qui] saisit avec la même justesse l'innocence vacillante de l'adolescence, les angoisses de la quarantaine et la peur des anciens face à la mort. [...] Communautarisme, racisme, inégalités, [la série] livre en filigrane le portrait d'un pays où les origines sociales, religieuses et raciales peinent à se mêler sans accrocs[8]. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « “La Gifle”, série australienne à découvrir sur Arte à partir du 5 septembre », Télérama,‎ 25 juillet 2013 (consulté en 4 août 2013)
  2. a, b, c et d « Fiche de doublage de la série » sur Doublage Séries Database, consulté le 14 septembre 2013
  3. (en) Holly Byrnes, « Christos Tsiolkas' acclaimed novel The Slap on ABC1 is arguably best Australian drama of year », The Daily Telegraph,‎ 6 octobre 2011 (consulté le 6 septembre 2013)
  4. (en) Luke Buckmaster, « First look at ABC’s The Slap — and it’s a winner », Crikey,‎ 5 août 2011 (consulté le 6 septembre 2013)
  5. (en) Clem Bastow, « Is The Slap really all that? », The Sydney Morning Herald,‎ 12 octobre 2011 (consulté le 6 septembre 2013)
  6. (en) « The Couch Potato Awards », The Sydney Morning Herald,‎ 19 décembre 2011 (consulté le 6 septembre 2013)
  7. Kit MacFarlane, « The Heavy Hand of a Hard-Hitting Drama », Metro, no 171,‎ décembre 2011, p. 32–37
  8. a et b Pierre Langlais, « Sur Arte, une Gifle qui déchire le voile des apparences », Télérama,‎ 31 août 2013 (consulté le 6 septembre 2013)
  9. Pierre Sérisier, « The Slap – Une bonne petite claque », Le Monde des séries,‎ 21 novembre 2011 (consulté le 6 septembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]