La France au travail

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La France au travail, est un organe collaborationniste fondé par l'avocat André Picard, pendant l'Occupation et dirigé à l'origine par Charles Dieudonné et Jean Drault.

Henry Coston en est le secrétaire de rédaction. Le premier numéro sort le 30 juin 1940 avec comme sous-titre « Grand quotidien d'information au service du peuple français ». Le journal ouvre ses colonnes à des personnalités comme Robert J. Courtine, ou Georges Montandon qui y écrit : « En sus de ses fautes à elle, la nation française a été empoisonnée par l'esprit de l'ethnie putain » (2 juillet 1940). Rédigé par des gens de droite mais créé pour attirer un lectorat de gauche, le journal tire à plus de 180 000 exemplaires en août 1940. Son tirage est encore de 115 000 exemplaires en janvier 1943[1].


Pierre Laval impose alors un changement de direction et Jean Fontenoy en prend les commandes. En 1941, l'arrivée de deux nouveaux journalistes Georges Daudet et René Saive modifie profondément l'esprit du journal qui est débaptisé pour devenir La France socialiste sous la direction de René Château. Il accueille alors essentiellement des hommes de gauche ralliés à la collaboration : Eugène Frot, Gabriel Lafaye, Paul Rives, René de Marmande, Hubert Lagardelle, Claude Jamet, Pierre Hamp.

La France socialiste disparait en 1944. Ses archives sont aujourd'hui conservées aux Archives nationales sous la cote 4 AR[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après les Archives de la Préfecture de police, citées par Pascal Ory, Les collaborateurs 1940-1945, Points Histoire, Seuil, 1976, p.283.
  2. Notice du fonds conservé aux Archives nationales