La Formule de Dieu

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La Formule de Dieu
Auteur José Rodrigues dos Santos
Genre Roman historique, Thriller
Pays d'origine Drapeau du Portugal Portugal
Éditeur HC Éditions
Date de parution 2006
Nombre de pages 575 pages
ISBN 9782357201132

La Formule de Dieu est un roman du journaliste et écrivain portugais José Rodrigues dos Santos. Initialement édité en 2006, il est paru en France le , chez HC Éditions.

Considéré[Par qui ?] comme à la croisée du roman historique et du thriller, avec des éléments de langage relevant de la physique, le récit interprète certaines découvertes scientifiques, notamment dans le domaine de la physique quantique, de manière à répondre à des questions existentielles.

Le roman a été publié en 17 langues et écoulé à plus de 2 millions d'exemplaires (selon l'éditeur). Au , il a atteint la 12e place des ventes en France selon Livres Hebdo[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Tomas Noronha, professeur d'histoire spécialiste en cryptologie à l'université de Coimbra au Portugal, est sollicité par le Ministère de la Science iranien pour décrypter un manuscrit inédit d'Albert Einstein. La CIA est mise au courant de l'affaire et n'hésite pas à faire du professeur Noronha un agent double. Parallèlement, un des collègues de son père, physicien et ancien collaborateur d'Einstein, disparaît mystérieusement.

C'est le début d'un récit qui va emmener le lecteur des rues de Téhéran au QG de la CIA, en passant par un monastère bouddhiste niché au cœur des montagnes tibétaines, à la rencontre des plus récentes théories de physique quantique et des textes fondamentaux de la sagesse universelle.

Critique[modifier | modifier le code]

À l'inverse d'un roman comme le Da Vinci Code, l'auteur de la Formule de Dieu précise dès le départ que l'ensemble des thèses et théories présentées dans l'ouvrage seraient scientifiquement reconnues. Ce préambule induit une certaine confiance envers les explications de l'auteur qui ponctuent le récit. Progressivement, la problématique géopolitique (l'Iran cherchant à concevoir un nouveau type d'engin nucléaire, la CIA tentant de l'en empêcher) s'efface au profit d'une quête sur les origines de l'univers et le sens de la vie, avec une interprétation dans ce but de certains résultats de la physique quantique et de la cosmologie.

La trame scientifique fondamentale de ce livre renvoie à une nouvelle de Isaac ASIMOV "the last question", publiée en 1956, qui développe le paradigme d'un univers cyclique, fondé sur l'augmentation inexorable de l'entropie, les progrès de l'intelligence artificielle, la fusion de cette intelligence avec la matière, l'énergie et la conscience, son existence hors de l'espace-temps disparu et sa capacité enfin à recréer l'univers. Telles sont les clés de l'énigme dans la Formule de Dieu. L'auteur remet ce paradigme à jour à la lumière des recherches scientifiques récentes, le modifie en se basant sur la théorie du Big Crunch et le complète d'une dimension métaphysique sur l'intention à l'origine de l'Univers.

En France, en juillet 2012, la presse se fait l'écho d'un succès grandissant :

  • le quotidien gratuit Métro[2] et la radio France Info[3] se sont fait l'écho de la promotion du roman début juillet 2012 ;
  • Livres Hebdo estime : "La Formule de Dieu de Jose Rodrigues dos Santos semble devenir le succès surprise de l'été (2012)"[4] ;
  • le Figaro.fr affirme que le livre "pourrait devenir le best-seller de l'été"[5].

Édition française en livre de poche[modifier | modifier le code]

L'édition française bon marché chez Pocket (HC Editions) est malheureusement entachée de nombreuses fautes de grammaire (fautes d'accord essentiellement) et de français (par exemple, se rappeler de, fautif, est souvent employé à la place de se souvenir de[6]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Judith Korber, « Le divin mystère de la Formule de Dieu » sur Métro, 2 juillet 2012
  3. "La Formule de Dieu", de José Rodrigues dos Santos sur France Info, 4 juillet 2012
  4. [2]
  5. [3]
  6. Académie française, Se rappeler quelque chose / Se souvenir de quelque chose 1 décembre 2011