La Flèche et le Flambeau

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La Flèche et le Flambeau

alt=Description de l'image The Flame and the Arrow by Jacques Tourneur 1950.png.
Titre original The Flame and the Arrow
Réalisation Jacques Tourneur
Scénario Waldo Salt
Acteurs principaux
Sociétés de production Norma F. R. Productions
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film d'aventure
Sortie 1950
Durée 89 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Flèche et le Flambeau (The Flame and the Arrow) est un film américain réalisé par Jacques Tourneur, sorti en 1950.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans l’Italie du nord, à l’époque des arcs et des flèches, un fringant montagnard nommé Dardo (Burt Lancaster) accompagné de son jeune fils, reviennent sur leur cheval d’un long séjour de chasse fructueux. Pourtant, au village où on les accueille dans les démonstrations de joie, un danger couve. Car un châtelain chef de guerre veut imposer son joug à la population, ceci sous le motif de vouloir unifier des domaines, et parallèlement en tirer profit notamment par l’exercice de l’impôt. Or, lors de sa visite au village, encadré de ses troupes, nous apprenons que l’actuelle épouse du félon n’est autre que l’ancienne amante de Dardo, et aussi la mère du jeune enfant revenant de chasse avec lui. Et un enfant dont elle veut la garde à présent, comptant lui offrir l’éducation liée à son rang. Mais Dardo refuse, opposant que son fils ne recevra pas les leçons d’un lâche et d’une femme fourbe et ambitieuse. S’ensuit alors une poursuite à l’intérieur du village, au terme de laquelle Dardo est gravement blessé d’une flèche dans le dos, tandis que les soldats s’emparent de l’enfant et l’amènent au château.
Quelques jours passent, Dardo est remis de ses blessures, et une bande d’amis fidèles et au moins aussi fiers et batailleurs que lui se réfugient dans la montagne, au creux d’un temple de pierre abandonné. Bientôt, épaulé par son vieil ami d’enfance Piccolo (un homme muet de naissance), Dardo se rend au château dans l’intention de récupérer son fils, mais la tentative échoue face au surnombre de la garde. Il réussit néanmoins à s’emparer de la fille du tyran, Anne de Hesse (Virginia Mayo), qu’il tiendra en otage dans l’idée d’un échange à venir. C’est Piccolo qu’on charge d’adresser ce message pour un échange, mais l’entrevue finit mal, et il se fait torturer avant d'être renvoyé à Dardo, en même temps que des représailles sont menées au village, et qu’un gibet doit être élevé le lendemain pour pendre cinq personnes prises au hasard.
Apprenant ce qui se passe, Dardo se fait connaître à la troupe et offre d’échanger sa vie pour celles des condamnés. Le tyran accepte, mais ignore que le bourreau a été neutralisé au dernier moment et que même si l’exécution va jusqu’au bout, Dardo se dandine tout à fait vivant au bout de sa corde, ceci grâce à un ingénieux corset. Après quoi, après un enterrement qui lui laisse meilleure liberté d’agir, et aussi comptant sur une vigilance plus faible du côté de l‘ennemi, il prépare une contre-attaque décisive. Mais encore, grâce l’intervention secrète de la fille du tyran (et qu’il avait relâchée, n’ayant nullement eu l’intention de la tuer… bien au contraire), Dardo apprend qu’il a été trahi dans son plan d’attaque pour le lendemain. De ce fait, et malgré une confiance limitée accordée aux dires de la fille, il décide d’attaquer immédiatement. Profitant de l’occasion qu’une troupe de saltimbanques se produit au château à ce moment même, il mène l’assaut final après s’être déguisé lui et son groupe en artistes de foire.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

« S'installant dans les décors où Errol Flynn tourna Robin des bois, l'acteur s'est amusé à parodier cette légende à la sauce forestière. Chargé de préoccupations très modernes (c'est un père divorcé), Dardo/Lancaster n'est jamais guindé dans son héroïsme. Son sens du devoir s'exprime dans la fantaisie échevelée, avec force bons mots, exercices de voltige et pieds de nez. Acrobate depuis son plus jeune âge, Burt Lancaster a d'ailleurs tenu à exécuter lui-même toutes les cascades de cette légende féerique [...] Au-delà de cet esprit caustique et provocateur, véritable marque de l'acteur indépendant, le film pose de discrètes questions sur la dictature, tout en restant toujours proche de sa mission principale : amuser sans faiblir. »

— Marine Landrot, Télérama, 21 octobre 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. critique sur le blog l'Oeil sur l'écran, consulté le 14 mai 2013