La Fère
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| La Fère | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Picardie |
| Département | Aisne |
| Arrondissement | Laon |
| Canton | La Fère (chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 02304 |
| Code postal | 02800 |
| Maire Mandat en cours |
Raymond Deneuville 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Villes d'Oyse |
| Démographie | |
| Population | 2 935 hab. (2006) |
| Densité | 436 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 47 m — maxi. 80 m |
| Superficie | 6,73 km² |
La Fère est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.
Ancien siège de l'École Royale d'Artillerie de la Fère, elle est connue pour abriter la statue de l'artilleur qui ornait auparavant le Pont de l'Alma de Paris.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Eudes Ier, comte de Paris et marquis de Neustrie, puis roi des Francs de 888 à 898, mourut à La Fère, siège de son camp d'hiver, le 1er janvier 898[1].
La ville est prise par surprise, au cours de la septième guerre de religion, par le prince de Condé, le 29 novembre 1579[2]. Elle est vite reprise par le maréchal de Matignon, l’année suivante.
Ville de garnison aux XIXe et XXe siècles, où stationnait notamment le 41e régiment d'artillerie de marine, elle est en déclin malgré une situation géographique favorable de carrefour.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1989 | réélu mars 2008 | Raymond Deneuville[3] | UMP | |
| mars 1989 | Albert Catalifaud | RPR | ||
| 18XX | 18XX | Fidèle Stanislas Dégieux | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
Graphique de l'évolution de la population 1794-1999.
[modifier] Lieux et monuments
Sont classés aux Monuments historiques :
- Église Saint-Montain depuis 1921.
- Le château classé partiellement en 1965 puis en 1994. Propriété de l'État, il a été transformé en appartements pour officier de l'école d'artillerie.
- Un immeuble du XIXe siècle, situé au 3 rue Henri-Martin, depuis 1987.
- La caserne du quartier Drouot. Le "vieux" quartier date de 1720, le "neuf" de 1767. Ils avaient pour but d'accueillir la première école d'artillerie créée en 1719.
- La Fère héberge la statue de l'Artilleur anciennement située sur le pont de l'Alma, à Paris.
- Musée Jeanne d'Aboville.
Ville fleurie : 3 fleurs
attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[5].
[modifier] Vie Militaire
Unités militaires ayant été en garnison à La Fère:
- Régiment d'artillerie de La Fère, créé en 1765 à partir du régiment Royal-Artillerie
- 17e Régiment d'Artillerie de Campagne, 1893 - 1914
- 42e Régiment d'Artillerie Divisionnaire, 1939 - 1940
- 41e Régiment d'Artillerie de Marine, ? jusqu'au 1er juillet 1993
[modifier] L'École royale d'artillerie
Cette école militaire fut créée, en même temps que celles de Metz (qui, fusionnée avec l'ex-école du génie de Mézières, devait devenir école d'application de Polytechnique), Strasbourg, Grenoble et Perpignan, par l'ordonnance royale du 5 février 1720. Cette ordonnance tirait les conclusions des dernières campagnes de Louis XIV en faisant de l'artillerie une arme scientifique, avec des officiers formés en conséquence. Chacune des cinq villes concernées abriterait un régiment de 4000 hommes, avec une école d'artillerie à demeure.
L'école de La Fère doit sa renommée en grande partie à la qualité des enseignants qui y servirent. Le premier d'entre eux fut l'ingénieur des fortifications Bélidor (de 1720 à 1740). Répondant à la demande du ministère de la Guerre, Bélidor s'attacha à dresser des tables balistiques universelles et dispensa aux élèves-officiers un enseignement scientifique complet. En 1740, la succession de Bélidor dans cette fonction fut assurée par un professeur de mathématiques, l'abbé Deidier, remplacé à son tour par l’abbé Nollet à partir de 1757. Nollet enseignait, outre les mathématiques, l'hydraulique, la physique et la chimie.
Choderlos de Laclos (1759-1761) et Gribeauval y firent leurs classes. Le général Augustin Marie d'Aboville fut nommé par Napoléon commandant de l'école à partir de 1809.
Napoléon Bonaparte servit dans le régiment d'artillerie de la Fère sous les ordres du baron du Teil, mais fit ses classes à l'École d'artillerie d'Auxonne, et non à La Fère.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Marie de Luxembourg (1462-1546) est décédée à La Fère le 1 avril 1546.
- Charles Leroux, ancien maire de Charmes (Aisne)
- Fidèle Stanislas Dégieux, ancien maire de la commune ancien notaire, conseiller général de l'Aisne, chevalier de la Légion d'honneur.
- Jacques Ferdinand Planche, contre-amiral né à Grenoble le 28 janvier 1829, mort à Toulon le 10 avril 1894. Commandeur de la Légion d’honneur, ancien commandant de la place de La Fère pendant la guerre de 1870-1871.[6]
- Eugène Courboin (1851-1915), peintre, y est né.
- Raymond Aimos, acteur des années 30, y est né.
- Dominique Guirous ; ex-coco-girl
- Clovis Trouille
- Jean Charbonnel (1927-), homme politique
[modifier] Notes et références
- ↑ Rudolf Schieffer, die Karolinger, p. 188 ff. Schneider et allii, Frz. Könige des Mittelalters, p. 13 ff.
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 329
- ↑ Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
- ↑ La Fère sur le site de l'Insee
- ↑ « Le palmarès des villes et villages fleuris », dans Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008
- ↑ Pour plus d'informations sur ces personnalités : http://lavieremoise.free.fr

