La Cordelière
La Cordelière - ou Marie-Cordelière - est un navire construit en 1498 sur ordre d'Anne de Bretagne aux chantiers de construction navale de Morlaix (en réalité au Dourduff-en-Mer). C'était alors le fleuron de la flotte bretonne. Elle était armée de 200 canons et avait 1200 hommes d'équipage[1]. Elle tire son nom de l’ordre de chevalerie de la Cordelière.
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[modifier] Histoire
La Cordelière opère en Méditerranée de 1501 à 1504. Elle participe notamment à la campagne de Mytilène. En cette période, la flotte anglaise effectuait régulièrement des descentes meurtrières sur les côtes bretonnes. Ce fut notamment le cas en juin de cette même année où l'amiral Howards débarqua au Conquet (près de Brest) et incendia le manoir d'Hervé de Portzmoguer.
Le 10 août 1512, lors de la fête de Saint-Laurent, une réception est organisée sur la Marie-Cordelière alors que les Anglais s'apprêtent à débarquer à la pointe Saint-Mathieu en rade de Brest. Hervé de Portzmoguer capitaine de la Marie-Cordelière en est averti et lève l'ancre vers l'ennemi amenant à son bord les invités de la réception.
L'engagement est d'une grande violence, la Marie-Cordelière est accrochée au vaisseau anglais Regent. Portzmoguer entrevoit alors la défaite et décide de faire sauter son navire et par là même celui des Anglais. Il prépare son équipage et ses invités à mourir par cette phrase « Nous allons fêter saint Laurent qui périt par le feu ! ». Les deux navires coulèrent emportant avec eux plus de deux mille âmes, dont celle de Portzmoguer.
Des campagnes d'archéologie sous-marine ont eu lieu en 1997 et en 2001 afin de tenter de retrouver la Cordelière.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- Fiche de la Bataille de Saint-Mathieu sur le site de l'Institut culturel de Bretagne
- La Cordelière
- Recherches effectuées par les « Amis du Langoz »
[modifier] Notes et références
- Jean-Pierre Leguay. « Livre six - La fin de l'indépendance bretonne », in Fastes et malheurs de la Bretagne ducale (J-P. Leguay et Hervé Martin coauteurs). Ouest-France Université, 1982. P. 425