La Clef d'Argent

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Logo de La Clef d'Argent
Repères historiques
Création 6 mai 1987
Dates clés 29 juin 1990 création du Codex Atlanticus, anthologie permanente du fantastique, 5 février 2007 passage à l'impression numérique
Fondateur(s) Philippe Gindre et Philippe Dougnier
Fiche d’identité
Forme juridique Association
Statut Éditeur indépendant
Siège social Aiglepierre
Drapeau de la France France
Spécialité(s) fantastique, science-fiction, Fantasy
Collection(s) Codex Atlanticus, Fhtagn, FiKhThOn, Jeunesse, KharThak, KholekTh, KhRhOn, KhRhOnyk, KhThOn, La Arĝenta Ŝlosilo, La Llave de Plata, NoKhThys, Silver Key Press
Titre(s) phare(s) Le Livre de la mort (Édouard Ganche), Nostalgie de l'Inconnu (Clark Ashton Smith), Qu'est-ce que le Mythe de Cthulhu? (S. T. Joshi), Les Montagnes hallucinogènes (Arthur C. Clarke)
Langue(s) de
publication
Français Espéranto Anglais Espagnol
Diffuseur(s) Autodiffusé
Site officiel www.clef-argent.org
Principaux concurrents
ActuSF, Argemmios, Griffe d'Encre

La Clef d'Argent est une maison d'édition associative française.

Créée le 6 mai 1987 par Philippe Gindre et Philippe Dougnier, elle édite des romans, des recueils et des essais dans le domaine des littératures de l'imaginaire.

Son nom fait référence à une nouvelle de H. P. Lovecraft.

Parmi les auteurs publiés, on trouve Jean-Pierre Andrevon, Arthur C. Clarke, Lionel Dupuy, Jean-Pierre Favard, Neil Gaiman, Édouard Ganche, Pierre Gemme, Sylvie Huguet, Christian Jougla, Jonas Lenn, Arnauld Pontier, Timothée Rey, Alain Roussel, André-François Ruaud, Clark Ashton Smith et Pierre Stolze.

Orientation éditoriale[modifier | modifier le code]

La démarche générale de La Clef d'Argent s'inscrit dans celle des collections liées à l'imaginaire (fantastique, SF, fantasy) développées par les éditions Marabout dans les années 1960-70, ou par les éditions NéO dans les années 1980[1]. Elle vise à faire redécouvrir des auteurs anciens tombés dans l'oubli – notamment issus du domaine francophone –, et à faire découvrir des auteurs contemporains dont les œuvres atypiques peinent à intéresser les éditeurs commerciaux contemporains[2]. Ces auteurs ont généralement pour point commun de privilégier le travail du texte, l'ambiance, à l'action ou à l'émotion, à travers des textes inclassables et novateurs[3] Une démarche signalée en tant que telle par la critique[4].

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Coup de Cœur 2011 de l'Amicale de la Presse jurassienne pour le roman Sex, drugs & Rock'n'Dole, de Jean-Pierre Favard[5].
  • Prix Merlin 2012 de la nouvelle pour «Le visage de la bête», de Romain Billot, dans le volume 20 du Codex Atlanticus, anthologie permanente du fantastique[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « On se croirait revenu aux temps héroïques (et mythiques) des recueils Marabout.» Critique de Que la Ténèbre soit !, recueil d'Alain Roussel parue sur Sueurs Froides.
  2. «Chaque numéro - trop rare - du Codex Atlanticus se présente comme une petite anthologie fantastique assez joliment illustrée qui mélange jeunes auteurs contemporains et «grands anciens».» Critique du Codex Atlanticus n°4, anthologie fantastique, Jacques Baudou, Le Monde des Poches, 3 février 1996.
    «La Clef d'Argent, dont nous saluons souvent ici la belle qualité des ouvrages publiés, prouve une fois de plus que l'on peut être un éditeur de province et lancer à l'aventure des auteurs que la “grande” édition n'ose plus publier. C'est heureux... et fort dommage par ce que cela implique de renoncement au niveau national et éditorial.» Stéphane Pons, Yozone.
  3. «Pour lire ce genre de nouvelles décalées, bizarroïdes, impossibles en tout cas à trouver ailleurs, il n'est qu'à feuilleter le catalogue des éditions la Clef d'Argent, où des auteurs lunatiques et la tête dans les nuages, qui n'hésitent pas à s'écarter des sentiers battus, nous donnent mensuellement de succulents petits recueils.» L'Écran Fantastique n°336, novembre 2012. Critique de Aucun fondement logique, recueil de nouvelles de Gilles Bailly.
    «Cette maison ose, elle sort des sentiers battus, publie autre chose, cherche la différence et sincèrement c'est une belle réussite qui a tout mon soutien!» Psychovision. Critique de C'est un peu la paix, c'est un peu la guerre, recueil de nouvelles de Jean-Pierre Andrevon.
  4. «Ma sympathie allait à l'activité d'une modeste maison d'édition de Dole, au nom également emprunté à une oeuvre célèbre de Lovecraft: La Clef d'Argent. Dans sa revue semestrielle, le Codex Atlanticus, dans la série de mini-recueils Le Cri mécanique et dans des plaquettes (dont le goût raffiné accompagnait l'élégance des maquettes), l'intelligence des analyses ne laissait aucune place aux anathèmes et exécutions sommaires. Ces plaquettes illustrées par des artistes inspirés perpétuaient la tradition de la bibliophilie et permettaient à La Clef d'argent d'élever le débat.» Francis Lacassin, Sur les chemins qui marchent, Le Rocher, 2006, p.311-312. (ISBN 9782268059891)
    «La fine fleur des textes contemporains ciselés de main(s) de maître(s) par des petits auteurs bien de chez nous, pas prétentieux pour deux sous et plein de talent.» Audrey Cansot, ActuSF.
    «Micro-éditeur dont il convient de louer la qualité du catalogue.» Laurent Leleu, Bifrost n°57, janvier 2010, critique de C'est un peu la paix, c'est un peu la guerre, recueil de Jean-Pierre Andrevon.
    «Une maison qui gagne à être connue.» Epicure n°35, magazine de la vie étudiante, janvier 2011. Critique de Sex, drugs & Rock'n'Dole, recueil de Jean-Pierre Favard.
  5. Annonce de la remise du Prix Coup de Cœur 2011 de l'Amicale de la Presse jurassienne sur Le Progrès
  6. Site officiel du Prix Merlin.

Lien externe[modifier | modifier le code]