La Chaste Suzanne (opérette, 1910)

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La Chaste Susanne (Die keusche Susanne) est une opérette en trois actes de Jean Gilbert. Le livret est de Georg Okonkowski, basé sur la pièce Le fils à papa d'Antony Mars et Maurice Desvallières. Le fils de Jean Gilbert, Robert Gilbert en a réalisé une version révisée en 1953.

Représentations[modifier | modifier le code]

La première a lieu au Wilhelm-Theater de Magdebourg le 26 Février 1910. C'est le plus grand succès du compositeur, qui lui permet d'aller à Berlin pour devenir directeur du Thalia-Theater.

Adaptée en anglais par Frédéric Fenn et Arthur Wimperis, l'opérette est montée à Londres en 1912 sous le titre The Girl in the Taxi. Adaptée en français par Mars et Desvallières, La chaste Suzanne, elle est produite à Paris et Lyon en 1913. Elle obtient un franc succès en Amérique du Sud en italien (La casta Susana) et en espagnol (La chasta Suzanna). Gilbert y a dirigé cette œuvre deux décennies plus tard, quand il a été forcé de quitter l'Allemagne et de s'installer en Argentine. Au Brésil, l'opérette Susana est comme à São Paulo en 1970.

Distribution[modifier | modifier le code]

Carte postale de la première suédoise, Stockholm, 1911.
Rôles (en allemand) Voix Rôles (en français)
Susanne Fleuron soprano Suzanne
Fleuron, parfumeur, mari de Suzanne baryton Pomarel
René Wildhagen tenor René Boislurette
Baron Conrad von Felseneck basse Baron des Aubrais
Clementine von Felseneck, sa femme contralto Delphine
Pauline von Felseneck, leur fille soprano Jacqueline
Paul von Felseneck, leur fils tenor Hubert
Professor Hintzmeyer baryton Charencey
Frau Rosa, sa femme contralto Rose
Krause, maître d'hôtel au Palais de Danse baryton Alexis, maître d'hôtel au Moulin rouge
Un policier baryton
Une servante soprano
Professeurs, étudiants, police, invités etc.

Intrigue[modifier | modifier le code]

Acte I : Réception chez les Aubrais[modifier | modifier le code]

Le baron des Aubrais est célèbre pour ses travaux sur l'hérédité. Membre de l'Institut, sa réputation est irréprochable. Cependant, c'est un noceur familier de lieux peu recommandables. Son fils Hubert suit ses traces en compagnie du lieutenant René Boislurette. Sa fille Jacqueline est amoureuse du lieutenant. Le baron, fidèle à sa réputation, ne souhaite pas cette relation. La baronne des Aubrais est admirative de la vertu et l'austérité de son mari.

Parmi les invités, on trouve le parfumeur Pomarel et son épouse la « Chaste Suzanne », fondatrice de l’œuvre de bienfaisance Le Bon Trottoir, destiné à remettre dans le droit chemin des femmes dites légères. Mais elle non plus n'est pas irréprochable. René fut son amant deux ans auparavant. Son mari devant s'absenter, elle propose un rendez-vous à René, qui accepte pour la forme (il a promis de sortir ce soir-là avec Jacqueline) et donne l'adresse à Hubert, heureux de l'aubaine. L'éternel gaffeur Charencey, à qui Suzanne avait présenté René comme son mari maladroit, apparaît. La catastrophe est évitée in extremis. Chacun s'esquive dans la pénombre ...

Acte II : Au Moulin rouge[modifier | modifier le code]

Au Moulin rouge, le baron des Aubrais est connu son le nom de Boboche. Il est accompagné d'une femme rencontrée dans un taxi. Il s'agit en fait de l'épouse de Charencey, Rose, à qui il n'a jamais été présenté. Suzanne arrive. Elle croit rencontrer René : c'est Hubert, qu'elle verrait bien dévergonder. René et Jacqueline entrent à leur tour dans le cabaret. Lui espère ne pas trop s'y attarder mais sa compagne tient à voir le spectacle. Charencey et Pomarel apparaissent inopinément, furieux d'y trouver leurs épouses. S'ensuit une échauffourée générale qui nécessite l'arrivée de la police. Hubert et son père sont arrêtés. Les autres parviennent à s'esquiver.

Acte III : Salon chez les Aubrais[modifier | modifier le code]

Tous le monde à rejoint leur domicile, même Hubert et son père qui ont été relâchés. Les maris sont furieux du comportement de leurs épouses. On s'en sortira par une pirouette : Suzanne était au Moulin rouge pour y chercher et remettre dans le droit chemin des brebis égarées. Rose persuade Charencey qu'elle en faisait de même. Les maris se contentent de ces explications. René épousera Jacqueline. Mais chacun espère bien continuer en secret leurs vies dissolues.

Partition (en français)[modifier | modifier le code]

Acte I :

  • Chœur et Delphine « Chère baronne »
  • « La véritable jeune fille » (Jacqueline)
  • Chœur « Voici venir le vainqueur » et des Aubrais « Richelieu n’a pas raté son but »
  • Duo Jacqueline-René « C'est bien vrai tout ce qu’on raconte »
  • « Ah les femmes » (Hubert)
  • « Qui nous voit passer tous les deux » (Suzanne, Pomarel)
  • « Le jour c'est un enfer bruyant » (Suzanne, René, Hubert)
  • Final I « Ah quel bonheur ».

Acte II

  • Chœur « Dansons, chantons »
  • Couplets d'Alexis « Etre maître d’hôtel »
  • « C'est mon début » (Hubert)
  • « Le petit est fort à mon goût » (Suzanne, Hubert)
  • « Quand parmi les froufrous » (René)
  • Ensemble « Ici ma fille »
  • Final II « Des fiançailles ! Des fiançailles ! ».

Acte III

  • Trio-marche « Ayant rôti plus d'un balai » (René, Hubert, Des Aubrais)
  • Quatuor « Suzy ! Suzon ! » (Suzanne, Des Aubrais, René, Hubert)
  • « Au fond d'une courette » (Suzanne, Des Aubrais)
  • Chœur final