La Chapelle-Caro

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La Chapelle-Caro
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Blason de La Chapelle-Caro
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Malestroit
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Oust et de Lanvaux
Maire
Mandat
Michel Guégan
2014-2020
Code postal 56460
Code commune 56037
Démographie
Gentilé Chapellois, Chapelloises
Population
municipale
1 317 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Population
aire urbaine
16 453 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 57″ N 2° 25′ 19″ O / 47.8658333333, -2.4219444444447° 51′ 57″ Nord 2° 25′ 19″ Ouest / 47.8658333333, -2.42194444444  
Altitude Min. 15 m – Max. 117 m
Superficie 16,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lachapellecaro.fr/

La Chapelle-Caro [la ʃapɛl kaʁo] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom de la commune en breton est Ar Chapel-Karozh.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur l'axe PloërmelVannes, La Chapelle Caro se situe à quelques kilomètres de Ploërmel, mais également de Malestroit et de Lizio, deux communes classées « petite cité de caractère ». La commune est traversée par le canal de Nantes à Brest.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Caro tire son nom de la famille de la Chapelle. C’est un démembrement de la paroisse primitive de Ploërmel. Elle est encore surnommée « La Basse-Chapelle » ou « La Chapelle-sous-Ploërmel ». Après avoir appartenu à la grande seigneurie de Porhoët, La Chapelle-Caro entre dans le domaine ducal en 1168. La Chapelle-Caro est érigée en vicomté en 1576, en comté au XVIIe siècle, et réunie à la seigneurie de Crévy en 1630.

Le fief de La Chapelle, paroisse de La Chapelle-sous-Ploërmel, fut tenu chronologiquement[1] :

Cette paroisse n'a pris le nom de « La Chapelle-Caro » qu'à partir du XXe siècle, du fait de sa proximité avec Caro. En 1790, La chapelle-Caro est détachée de Ploërmel et érigée en commune du canton de Caro pour être rattachée par la suite au canton de Malestroit.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Derval (Loire-Atlantique).svg

Les armoiries de La Chapelle-Caro se blasonnent ainsi :

Écartelé d’hermine plain et d’argent à deux fasces de gueules.
(Armes identiques à celles de Derval
Conc. B. Frelaut.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983- en cours Michel Guégan MoDem retraité
Les données manquantes sont à compléter.

La Chapelle Caro est également membre de la Communauté de communes du Val d'Oust et de Lanvaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 317 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
970 752 822 875 849 848 846 879 939
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
880 882 895 851 844 854 911 871 902
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
849 851 914 882 900 886 858 996 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
942 886 878 1 057 1 143 1 200 1 259 1 296 1 309
2011 - - - - - - - -
1 317 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif en hommage aux résistants qui furent fusillés à cet endroit.
100
L'if qui borde l'église est vieux de plus de 600 ans
  • Château de Crévy, XIVe siècle. Le Crévy (ou Créveix) est une ancienne sergenterie féodée de Ploërmel. Il s'agit d'un ancien oppidum romain. Propriété successive des familles Bonabes (vers 1149), Derval, Rougé (au XIVe siècle), Châteaugiron, alias de Malestroit (au XVe siècle), Chastel, Montejean, Tournemine, Quelenec (en 1563), Rogier (en 1602), Descartes (en 1644), Brilhac (en 1741), Humbert, Brilhac (en 1809), Poulpiquet du Halgouët (en 1812), Breil de Pontbriand de La Caunelaye (en 1816). La seigneurie est érigée en comté, en 1697, au profit de François Rogier. Le château est au cœur du conflit (durant les guerres de religion) qui oppose la famille Malestroit qui est catholique à la famille Rohan de Josselin qui est protestante. Le duc de Mercœur y avait garnison ; le parti du roi tenta vainement de s'en emparer. Le château a été très remanié au XVIIIe siècle par la famille de Brilhac et en 1855 par l'architecte Jacques Mellet (ajout d'un corps de logis à l'Ouest, encadré de deux tours). L'ensemble, restauré en 1966 par Monique Dunan (déjà créatrice de costumes pour Sacha Guitry, Marcel Carné, Jean Renoir, Claude Autant-Lara, et pour la série télévisée (version 1972) Les Rois maudits), a abrité un musée du Costume, aujourd'hui disparu suite au décès des propriétaires.
  • La Chapelle Saint-Méen XVIIe siècle Cette chapelle est remaniée en 1753 et en 1843. Le chœur et la croix datent du XVIIe siècle. Le clocher est de forme carrée. La chapelle abrite deux statues en bois polychrome de saint Méen : l'une est datée de 1618, et l'autre est datée du XVIIIe siècle.
  • Le Tumulus avec dolmen de la Maison Trouvée (époque néolithique), situé à La Ville-au-Voyer. Il se compose d'une chambre de 4,30 mètres de long sur 2 mètres de large et d'un vestibule ;
  • L'église Notre-Dame (1868), édifiée en remplacement d'une ancienne église tréviale puis paroissiale du XVIIe siècle, remaniée en 1711. L'église actuelle est en forme de croix latine. Une tour carrée se trouve au bas de la nef. Les vitraux sont postérieurs à 1870. L'église abrite une statue de saint Fiacre (XVIe siècle). Une belle croix processionnelle du XVIe siècle (1500-1550), en argent plaqué sur âme de bois, est conservée à la sacristie ; La façade de l'église a été restaurée durant l'année 2007 ainsi que ses vitraux.
  • Le château de la Villeneuve. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Mauléon (en 1426), Houx, seigneurs du Bodel (en 1513) et Rogier. Le fief est réuni à la seigneurie du Crévy. Le château possédait autrefois une chapelle privée bénite le 15 février 1718.
  • Le manoir de Bignon XVe et XVIe siècles. On y trouve un pigeonnier. Le plus ancien bâtiment date du XVe siècle et le second bâtiment date du XVIe siècle. Le revers de ce dernier est percé de larges baies et d'une porte en plein cintre.
  • Les rochers de Saint-Méen.
  • L'allée couverte du Bignon et le Pas de Gargantua

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patrick Lecocq, journaliste, dispose d'une résidence dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yeurc'h 2002, p. La Chapelle.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]