La Chapelle-Bouëxic

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La Chapelle-Bouëxic
Mairie de la Chapelle-Bouëxic
Mairie de la Chapelle-Bouëxic
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Canton Maure-de-Bretagne
Intercommunalité Vallons de Haute-Bretagne communauté
Maire
Mandat
Roger Morazin
2014-2020
Code postal 35330
Code commune 35057
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
1 319 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Population
aire urbaine
7 625 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 48″ N 1° 56′ 23″ O / 47.93, -1.9397222222247° 55′ 48″ Nord 1° 56′ 23″ Ouest / 47.93, -1.93972222222  
Altitude 80 m (min. : 32 m) (max. : 112 m)
Superficie 20,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lachapellebouexic.fr

La Chapelle-Bouëxic est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Elle fait partie de Maure de Bretagne communauté.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient du nom des propriétaires du château du XVIe au XVIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement sur la territoire de Guignen, la commune de la Chapelle-Bouëxic doit son organisation spécifique à son statut de paroisse acquis en 1711[1].

  • 1676 : création d'une chapelle tréviale, subdivision de la paroisse de Guignen.
  • 1711 :
    • 21 juin : l'ancienne chapelle, qui a été remplacée par une église neuve à l'initiative de la famille Bouëxic, acquiert son indépendance vis-à-vis de Guignen en devenant église paroissiale, par ordonnance épiscopale de Mgr des Maretz, l'évêque de Saint-Malo.
    • 9 juillet : Mgr des Maretz donne à la famille Bouëxic le privilège de nommer le recteur. Il officialise comme premier recteur, Guy de Rouillac, présenté par cette même famille.
  • 1743 :
    • 27 mai : Mgr de la Bastie, évêque de Saint-Malo et successeur de Mgr des Maretz, confirme l'érection de La Chapelle-Bouëxic en paroisse.
  • 1790 :
    • 19 janvier : le château de La Chapelle Bouëxic est pillé au moment de la Révolution française, ce qui entraîne l’incendie des papiers seigneuriaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie historique[2][modifier | modifier le code]

  • Fin du XVIIIe siècle : à la veille de la Révolution, le géographe Jean-Baptiste Ogée donne du terroir un aperçu plutôt avantageux : "Des grains, du cidre, des pâturages excellents, sont les richesses de ce territoire, qui serait bien plus riche si les habitants daignaient cultiver les landes étendues qu'on y trouve, landes dont le sol excellent (et qui) les dédommageraient amplement de leur travail, pour peu qu'ils y donnassent leurs soins".
  • 1842 : le géographe Marteville complète cette description de quelques éléments de statistique. La commune compte alors 2064 hectares répartis comme suit :
    • 779 ha de terres labourables,
    • 235 ha de prés et pâtures,
    • 27 ha en vergers et jardins,
    • 7 ha d'étangs,
    • 210 ha de bois,
    • 733 ha de landes et terres incultes.

Deux moulins étaient en activité à cette époque : le moulin à eau de la Gaie et celui de la Mouraudais, à vent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19.. 2008 Jean Gicquel    
2008 en cours Roger Morazin[3],[4] PS Directeur d'école
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 319 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
957 782 883 959 991 1 056 1 083 1 113 1 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 074 1 086 1 128 1 174 1 171 1 194 1 207 1 182 1 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 116 1 131 1 102 965 940 893 864 803 734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
712 656 629 599 670 809 1 087 1 125 1 319
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château, vu de l'entrée principale.
Église Saint-Joseph.
  • Château de La Chapelle-Bouëxic (XV-XVIIe siècle) : mentionné dans les archives dès 1427, il possédait jadis un droit de haute justice et des fourches patibulaires. Il fut la propriété de la famille du Tiercent en 1427 et en 1562, puis de la famille du Bouëxic (du XVIè au XVIIIe siècle). La façade principale est rythmée par des baies à encadrement de pierre blanche contrastant avec le schiste violet du pays.

Le château a été pillé au moment de la Révolution française, le 19 janvier 1790, ce qui entraîna l’incendie des papiers seigneuriaux. Aujourd'hui, le château n'appartient plus à la commune de La Chapelle-Bouëxic, mais a été vendu à un particulier.

  • Église Saint-Joseph (XVIIe siècle à 1908) : construite à la fin du XVIIe siècle, l'église forme une croix latine dont on a récemment allongé le pied. Elle a été fondée par le seigneur M. de la Chapelle-Bouëxic. La confrérie du Rosaire y était érigée (Pouillé de Rennes). Plusieurs peintures, dont une pietà, ornent les retables des trois autels (XVIIIe siècle). Le retable du maître-autel date de 1731-1732 : il est l'œuvre de Bertrand Frotin et de Thomas Le Jour, menuisiers de Rennes. La statue de sainte Brigitte date du XVI-XVIIe siècle et celle de saint Cornély date du XVIIIe siècle. À voir aussi un Christ et un groupe en pierre du XVIe siècle figurant une Mise au Tombeau.
  • Manoir (XVI-XVIIIe siècle) : situé au lieu-dit la Piloire, propriété de la famille Bouëxic au XVIIIe siècle, il sert de presbytère à partir de 1711, au moment de la construction de l'église Saint-Joseph.
  • Étang de la Gaie : exemple d'étang méso-dystrophe[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Saint-Malo et Inventaire général du patrimoine culturel, inventaire préliminaire "Ille-et-Vilaine" (auteurs de la notice : Isabelle Barbedor, Claude Quillivic et Xavier Gilbert ; année de rédaction : 1997).
  2. Inventaire général du patrimoine culturel, inventaire préliminaire "Ille-et-Vilaine" (auteurs de la notice : Isabelle Barbedor, Claude Quillivic et Xavier Gilbert ; année de rédaction : 1997).
  3. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ 23 mars 2008, p. 10-13 (ISSN 1285-7688).
  4. « Roger Morazin sera accompagné de quatre adjoints », Ouest-France, 2 avril 2014
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 65.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]