La Chapelle-Basse-Mer

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La Chapelle-Basse-Mer
Image illustrative de l'article La Chapelle-Basse-Mer
Blason de La Chapelle-Basse-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Loroux-Bottereau
Intercommunalité Communauté de communes Loire-Divatte
Maire
Mandat
Christelle Braud
2014-2020
Code postal 44450
Code commune 44029
Démographie
Gentilé Chapelains
Population
municipale
5 216 hab. (2011)
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 15″ N 1° 20′ 23″ O / 47.2709597, -1.339731247° 16′ 15″ Nord 1° 20′ 23″ Ouest / 47.2709597, -1.3397312  
Altitude Min. 1 m – Max. 79 m
Superficie 22,14 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.chapellebassemer.fr/

La Chapelle-Basse-Mer est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Elle est située sur un plateau surplombant la vallée alluvionnaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situatiuon de la Chapelle-Basse-Mer en Loire Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Basse-Mer est située au nord-est du vignoble nantais, sur la rive sud de la Loire, à environ :

  • 18 km à l'est de Nantes (44) ;
  • 50 km au nord-ouest de Cholet (49) ;
  • 80 km au sud-ouest d'Angers (49).

Elle s'étend jusqu'à la rivière Divatte, limite départementale de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire, et ancienne limite de la Bretagne et de l'Anjou.

Les communes limitrophes de La Chapelle-Basse-Mer sont, en Loire-Atlantique :

et, en Maine-et-Loire, La Varenne (Communauté de communes Canton de Champtoceaux) .

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, La Chapelle-Basse-Mer est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Voies de communication

La commune se situe, en voiture, à environ :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Chapelle-Basse-Mer ne vient pas du mot « mer », car jusqu'à la Révolution de 1789, son nom s'écrivait La Chapelle-Bassemere. Son nom vient donc de :

  • La Chapelle, dérivé du latin capa, désignant un lieu où est déposée une « chape », mot qui peut lui-même désigner le manteau de Saint Martin ou d'autres reliques. En l'occurrence, la relique locale était un morceau du voile de la Vierge qui disparut en 1793 et fut remplacée en 1839 par une autre relique prélevée sur celles de la cathédrale de Chartres. Le mot « chapelle » désigne, vers le Xe siècle, les agglomérations s'étendant autour d'un édifice contenant une relique. Le mot capella apparaît localement dans une charte vers 1050.
  • Bassemere, écrit Batsameri dans un texte latin en 1115 et Batsamere en 1140, et qui se réfère très probablement à un seigneur du lieu, d'autant plus qu'on connaît une charte datée de 1084 qui fait intervenir un nommé Batsamerus, dont Batsameri est le génitif. Il faudrait donc comprendre : « Chapelle de Batsamere ». Cette origine du toponyme est confirmée par une tradition, mise par écrit au XVIIe siècle, qui fixe l'origine du bourg aux défrichements importants des Xe et XIIe siècles.

La Chapelle-Basse-Mer possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : La Chapèll-Bass-Maèrr (écriture ELG, prononcé [la.ʃɑ.pəl.bas.məʁ ])[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne peut retrouver aucun renseignement sur l'histoire de La Chapelle Basse-Mer avant le XIe siècle.

Pendant les XIe, XIIe et XIIIe siècles, ce fut le régime de la féodalité ; à ce moment-là, la Chapelle faisait partie du duché de Bretagne.

À la mort du duc Jean III de Bretagne, commencèrent les tourments pour la Paroisse, une guerre de succession longue d'un quart de siècle éclate entre la Maison des Montfort et celle de Blois. Le traité de Guérande y mit fin en 1365 et les Montfort reprirent leurs possessions ; seulement, Blois ne renonce pas à ses prétentions, celles-ci refirent surface avec Margot la Boiteuse, fille d'Olivier de Clisson et épouse de Jean de Blais. C'est par elle que la Chapelle intervint : elle était, en effet, la châtelaine d'un village appelé l'Epine Gaudin ; après plusieurs batailles sanglantes, elle fut obligée de se rendre et son château fut détruit. Malheureusement, la Chapelle fut terriblement éprouvée lors de ce conflit.

Un siècle plus tard, les guerres de religions amenèrent une misère pitoyable chez les Chapelains. Le Roi Henri et son ministre, Sully, ramenèrent l'ordre et la paix. Mais les soldats protestants, toujours agressifs, restaient à la charge des habitants et constituaient une lourde charge. C'est pourquoi un seigneur de la Chapelle demanda à la Régente Anne d'Autriche que ces soldats ne soient plus à leur charge, requête accordée.

Peu à peu l'effervescence se calma et la paix régna jusqu'à la révolution. Pendant cette crise, la Chapelle et les environs se joignirent à la Vendée pour sauver leur foi menacée. Là s'arrête l'histoire connue de La Chapelle-Basse-Mer, dont la commune est créée en 1793[2].

Pendant la guerre de Vendée la population subit les ravages des colonnes infernales républicaines. Le 10 mars 1794, 26 personnes, dont 11 femmes, 9 enfants de moins de 11 ans, et trois nouveau-nés sont assassinés dans le village de Beauchêne. Le 17 mars 1794, les troupes commandées par le général Étienne Cordellier massacent au moins 118 personnes[3].

En 1868, La Chapelle-Basse-Mer perd un partie de son territoire qui devient la commune de Barbechat[2].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine à la bordure de gueules et d'un lambel d'azur en chef[4].
Commentaires : Blasonnement à confirmer. Blason conçu par Reynald Sécher dans les années 1990[4].

Logotype[modifier | modifier le code]

Les couleurs verte et bleue sont les symboles de l'eau et de la nature. Y sont représentés : la Loire, qui borde la commune, avec son île, le coteau et le clocher. Y figure également un soleil levant de couleur rouge.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Roger Jamin Divers droite  
2014 en cours Christelle Braud Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de La Chapelle-Basse-Mer sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales La Chapelle-Basse-Mer Maire Christelle Braud 2014 2020
Cantonales Le Loroux-Bottereau Conseiller général Pierre Bertin 27 mars 2011 2015
Législatives 10e circonscription Député Sophie Errante 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Pays de la Loire Président du conseil régional Jacques Auxiette 2 avril 2004 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Architecture profane[modifier | modifier le code]

  • Maisons anciennes.
  • Moulin à vent de Bois-Méchine de 1750.
  • Château de la Vrillière du XVIIe siècle : le logis principal, le pigeonnier et les bâtiments entourant la cour sont inscrits aux Monuments historiques.
  • Château La Mazure des XVIIe et XIXe siècles.
  • Vestiges du château de l'Épine Gaudin.

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de l'Assomption reconstruite entre 1874 et 1892, néo-gothique : statue monumentale de la Vierge et grand calvaire.
  • Chapelle Saint-Simon du XVIe siècle, restaurée en 1775 et qui fut bénite en 1640 par Richelieu.
  • Chapelle Saint-Pierre-ès-Liens d'origine XVIe siècle, restaurée : charpente en coque de bateau renversé.
  • Croix de Beauchêne, Croix Bertin, Croix du Chardonneau, souvenirs des massacres de la Révolution.
  • Calvaire au Chêne.
  • Croix de mission en fer forgé de 1907, au Bois-Breton.
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Tourisme[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Basse-Mer bénéficie d'une situation privilégiée entre Loire et vignoble.

Première commune de la Loire-Atlantique pour les touristes venant du Maine-et-Loire, elle est traversée par la Route Touristique du Vignoble Nantais offrant ainsi aux visiteurs l'occasion de découvrir son fleurissement (la ville s'est vu décerner 3 fleurs), son patrimoine, sa gastronomie mais aussi, tout proches, le marais de Goulaine et son château.

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Basse-Mer partage la gastronomie typique des bords de Loire :

  • brochet et sandre au beurre blanc ;
  • cuisses de grenouilles ;
  • anguille ;
  • lamproie ;
  • canard au Muscadet, etc.

Sentiers Pédestres[modifier | modifier le code]

Numéro du circuit Nom du circuit Longueur en km / estimation de durée
17 Circuit de La Vallée 13,8 km - h
18 Circuit Champs et Divatte 9,7 km - h 30
19 Circuit de la Haute Chapelle 6,6 km - h

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1868, la commune est partiellement démembrée pour permettre la création de Barbechat.

En 2011, la commune comptait 5 216 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 870 2 882 4 150 4 875 4 244 4 434 4 336 4 417 4 496
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 572 4 536 4 586 3 326 3 270 3 278 3 188 3 046 2 854
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 707 2 796 2 584 2 359 2 364 2 356 2 337 2 279 2 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 527 2 675 2 970 3 560 4 012 4 271 4 592 4 738 5 195
2011 - - - - - - - -
5 216 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[6], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,9 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à La Chapelle-Basse-Mer en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,3 
4,6 
75 à 89 ans
7,7 
11,1 
60 à 74 ans
10,9 
21,6 
45 à 59 ans
20,9 
24,0 
30 à 44 ans
22,7 
16,5 
15 à 29 ans
14,8 
22,1 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. a, b et c Fiche de La Chapelle-Basse-Mer sur cassini.ehess
  3. Reynald Secher, La Vendée-Vengé : le génocide franco-français, Perrin,‎ 2006, p. 172-173.
  4. a et b Kreabreizh
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « La Chapelle-Basse-Mer 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population - La Chapelle-Basse-Mer - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).