La Cage aux folles (pièce de théâtre)

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La Cage aux folles
Auteur Jean Poiret
Genre Comédie
Date de la 1re représentation en français 1er février 1973
Lieu de la 1re représentation en français Théâtre du Palais-Royal
Metteur en scène Pierre Mondy
Rôle principal Michel Serrault (Albin)
Jean Poiret (Georges)
Enregistrement Vidéo
(que partiellement)
Adaptations

La Cage aux folles est une pièce de théâtre comique écrite par Jean Poiret, mise en scène par Pierre Mondy et représentée pour la première fois au Théâtre du Palais-Royal le 1er février 1973. Elle fut jouée près de 1800 fois (et vue par un million de spectateurs) par Jean Poiret et Michel Serrault et adaptée au cinéma en 1978.

C'est la pièce L'escalier du Britannique Charles Dyer, créée en 1966 et adaptée à Paris en 1967, par Paul Meurisse et Daniel Ivernel, puis en 1969 pour le film éponyme de Stanley Donen, qui a inspiré à Jean Poiret l'idée de sa pièce[1]. L'œuvre de Dyer raconte l'histoire d'un couple d'homosexuels vieillissants (joués par Rex Harisson et Richard Burton dans le film), tenant un salon de coiffure à Londres. Ils passent leur temps à se déchirer mais, à la fin du film, il est clair qu'ils s'aiment.

Dans la pièce de Jean Poiret, deux homosexuels tiennent un cabaret de danseurs travestis appelé « La Cage aux folles ». Albin fait des scènes de plus en plus fréquentes à Georges. Ce dernier reçoit la visite Laurent, le fils qu'il a eu à l'occasion d'une liaison hétérosexuelle ; ce dernier lui apprend qui va se marier. Le problème : les parents de la fiancée sont très conservateurs, et ignorent tout de la profession et de la vie sexuelle des futurs beaux-parents de leur fille...

Malgré le succès de la pièce (1 500 représentations devant deux millions de spectateurs, cinq ans au Théâtre du Palais-Royal, puis deux ans au Théâtre des Variétés avec Michel Roux[2]), elle ne fut jamais filmée en intégralité, (l'Institut national de l'audiovisuel aurait retrouvé en 2009 dans ses archives un enregistrement de la pièce) et aucun producteur français n'accepta de l'adapter sous forme de film, sans doute en raison de son sujet considéré comme scabreux. C'est la raison pour laquelle le film est une production italienne, qui par conséquent emploie de nombreux acteurs italiens en lieu et place de la distribution française de la version théâtrale (Ugo Tognazzi à la place de Jean Poiret par exemple). Le film fut pourtant un succès commercial, ce qui semble prouver que le public de l'époque avait une ouverture d'esprit plus large que les producteurs ne l'imaginaient...

La pièce sera reprise en 1978 au Théâtre des Variétés avec Michel Roux et Jean-Jacques puis du 12 septembre 2009 au 8 janvier 2011 au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, avec Christian Clavier et Didier Bourdon.

Pièce originale de 1973[modifier | modifier le code]

Écrite par Jean Poiret.
Mise en scène de Pierre Mondy.
Décors et costumes d'André Levasseur.
Directeur du théâtre : Jean-Michel Rouzière.

Reprise de 1978[modifier | modifier le code]

Version de 2009[modifier | modifier le code]

Le texte a été actualisé et intègre ainsi des clins d'œil à des personnalités ou des faits contemporains. Durant le spectacle, Christian Clavier fait référence à l'un des personnages qu'il a joué auprès de ses compères du Splendid : Katia le travestie dans Le père Noël est une ordure

Mise en scène de Didier Caron.

Version Québécoise[modifier | modifier le code]

Cette mise en scène québécoise de Normand Chouinard assisté de Pascale d'Haese dépoussière l’œuvre, qui situe son action en 1965 à Saint-Tropez. Grâce aux deux textes retrouvés, celui de 1972, mais également celui de 1979, qui est le texte tel que Jean Poiret l'avait réécrit après l'avoir joué pendant plusieurs années, avec ses ajouts, ses corrections et ses notes. Il y a été cependant ajouté quelques chansons confiées à Yves Morin et chorégraphiées par Dominique Giraldeau. Présentée au Théâtre du Vieux-Terrebonne du 9 juin au 10 septembre 2011 puis au Capitole de Québec du 21 septembre au 16 octobre 2011 avec :

Il existe également une version québécoise datant des années 1980 de Réal Giguère, Georges Carrère et Normand Brathwaite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Mondy, La cage aux souvenirs, Plon,‎ 2006, p. 175
  2. Jean Poiret, sur Allociné

Voir aussi[modifier | modifier le code]