La Cafetière (nouvelle)

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La Cafetière
Publication
Auteur Théophile Gautier
Langue Français
Parution Drapeau : France 1831
Intrigue
Genre Nouvelle fantastique
Personnages Théodore
Angéla
Arrigo Cohic, ami de Théodore
Pedriono Borgnioli, ami de Théodore
L'hôte, le frère d'Angéla

La Cafetière est une nouvelle fantastique de Théophile Gautier publiée pour la première fois en 1831 et sous-titrée Conte fantastique.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le narrateur, Théodore, raconte le séjour qu'il a passé en Normandie avec plusieurs de ses amis.

Le premier soir, après qu'ils sont arrivés exténués par le voyage, il gagne sa chambre.

Il se couche et observe les personnages de la tapisserie éclairés par le feu de la cheminée, ainsi que les tableaux représentant les aïeux de son hôte. Tout à coup, les personnages peints prennent vie et se mettent à bouger. Les bougies s'allument, et la cafetière se déplace toute seule pour se placer devant la cheminée, suivie par les fauteuils. Puis les portraits sortent de leur cadre, s'asseyent et prennent le café. Minuit sonne, toute l'assemblée se lève pour danser. S'ensuit une scène fantastique où les couples tentent de suivre le rythme infernal imposé par les musiciens.

Quand enfin ils s'arrêtent, le narrateur remarque une très belle jeune femme blonde aux yeux bleus assise à l'écart qui n'a pas pris part à la danse. Séduit, il l'aborde, et bientôt ils dansent ensemble avec une agilité qui provoque l'admiration de l'assistance. Cependant, une personne a averti la demoiselle avant que ne débute le bal :

«  Angéla, vous pouvez danser avec monsieur, si cela vous fait plaisir, mais vous savez ce qui en résultera. »

Ensuite, comme Angéla montre des signes de fatigue, le narrateur propose de cesser la danse, s'assoie dans le dernier fauteuil libre et prend la jeune femme sur ses genoux. Pleinement épris d'elle, il savoure un bonheur indicible jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Angéla lui fait alors un adieu précipité, car elle doit retrouver sa place. Mais elle s'effondre sur le sol ; le narrateur tente de la rattraper, mais ne rencontre que les morceaux de la cafetière brisée ! Pensant être victime d'une illusion, il s'évanouit.

Il est retrouvé le lendemain par ses amis, étalé sur le sol et portant l'habit de noce du grand-père de son hôte. Déboussolé, il tente de dessiner la cafetière, dont les lignes évoquent le profil de la femme aimée pendant la nuit. Son hôte y reconnaît le visage de sa sœur Angéla, décédée deux ans plus tôt d'une fluxion de poitrine après avoir dansé lors d'un bal ...

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