La Côte-d'Aime

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La Côte-d'Aime
Vue panoramique de la Côte-d'Aime
Vue panoramique de la Côte-d'Aime
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Aime
Intercommunalité Communauté de communes des Versants d'Aime
Maire
Mandat
Daniel Renaud
2014-2020
Code postal 73210
Code commune 73093
Démographie
Gentilé Coterains, Coteraines
Population
municipale
861 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 07″ N 6° 40′ 10″ E / 45.5686111111, 6.66944444444 ()45° 34′ 07″ Nord 6° 40′ 10″ Est / 45.5686111111, 6.66944444444 ()  
Altitude Min. 665 m – Max. 2 960 m
Superficie 26,26 km2
Localisation

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La Côte-d'Aime est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Côte d'Aime, petite commune savoyarde dans les Alpes françaises est située sur le versant Sud du Beaufortain dans la vallée de la Tarentaise.

La Côte d'Aime a les pieds dans l'Isère (665 m) et la tête dans les nuages avec Le Roignais (2 995 m) et la très célèbre Pierra Menta.

La Côte d'Aime, ce sont 10 villages échelonnés entre 800 m et 1 300 m : Le Villard, Beguevey, Pierrolaz (chef-lieu), La Sciaz, Prébérard, Prégirod, Les Moulins, La Grande Bergerie, La Petite Bergerie et Montméry. Au cours des dernières décennies viendront s’ajouter à ces hameaux les quartiers résidentiels de : Côte Rousse, la Corbière, Pré Boissy, le Val, Pré à Villien, les Mariets, les Lognes, du Plateau de Beguevey et Pré Bérard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits marquants de l'histoire de la paroisse et de la commune :

  • 28 juillet 1442, le duc Louis Ier de Savoie, alberge ses biens des quartiers de la Balme et de Mont Rosset, de la paroisse d'Aime contre un servi annuel de deux sols forts ou « pour 25 florins petit poids »[1]. À l'époque,Montméry n'appartient pas au domaine ducal[1], mais au prieuré de Bellentre[2].
  • Quelques années plus tard, le quartier de Montméry, se détache du Prieuré de Bellentre et rejoint la paroisse d'Aime.
  • L'albergement confirmé en 1489, puis 1508, 1529, 1654 ainsi qu'en 1752 écarte Montméry de la jouissance des alpages coterains[1].
  • 23 mai 1714, le pape Clément XI érige le quartier de la Côte (sauf le Villard) en paroisse autonome, malgré une opposition des gens d'Aime qui n'acceptèrent qu'en échange d'une indemnité versée chaque année au curé d'Aime par les gens de la nouvelle paroisse[3],[4].
  • 1840, en application du décret du 16 thermidor de l'an XI qui stipule que les paroisses et les communes doivent avoir les mêmes confins, le Villard[5], commune de la Côte, rejoint la paroisse de la Côte d'Aime.
  • 10 mars 1948, sous l'impulsion de son maire, Léon Plassiard, le conseil municipal décide de verser au domaine communal tous les biens des quartiers de La Balme, de Mont Rosset et de Montméry, qui seront exploités en fruit commun. Le sectionnement électoral de Montméry est supprimé.
  • Depuis 2004 la Côte d'Aime fait partie de la Communauté de communes des Versant D'Aime.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 (nommé par la Résistance ) mars 1947 Léon Plassiard SE Agriculteur ...
mars 1947 mars 1952 Léon Plassiard SE Agriculteur ...
mars 1952 mars 1953 Jean Buthod-Garçon SE Agriculteur...
mars 1953 mars 1965 Pierre Buthod-Garçon SE Agriculteur ...
mars 1965 mars 1971 Arsène Cressend SE Artisan menuisier...
mars 1971 mars 1973 Emile Cressend SE Ouvrier d'usine ...
mars 1973 mars 1977 Félicien Buthod-Ruffier SE Ouvrier d'usine ...
mars 1977 septembre1979 Delphin Silvestre SE Agent de maitrise retraité...
septembre1979 mars 1983 Michel Silvestre SE Chef d'équipe bâtiment ...
mars 1983 mars 1989 Delphin Silvestre SE Agent de maitrise retraité...
mars 1989 mars 2008 Raymond Cressend SE - Professeur de technologie…
mars 2008 juillet 2008 Xavier Bonnet-Eymard SE Psychologue...
juillet 2008 mars 2014 Michel Oudard SE Géomètre du cadastre retraité...
mars 2014 en cours Daniel Renaud SE Syndic d'immeuble retraité...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 861 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
635 799 759 825 894 872 799 755 763
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
765 727 719 719 714 711 635 624 651
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
616 571 608 613 617 632 621 570 508
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
521 538 661 825 848 861 861 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Pierre-Joseph Chevray (1794 ou 1815 et mort à Chambéry), député du duché de Savoie pour le collège de Bourg-Saint-Maurice.
  • L'abbé Joseph Amédée Plassiard (1900-1992), religieux, érudit et poète[8],[9]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale St Laurent.
  • Les huit chapelles des villages et les deux des montagnettes.
  • L'intérieur de la maison d'antan à Montméry.
  • Les maisons typiques de Montméry.
  • L'ancienne fruitière.
  • L'école d'autrefois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Tarentaise] Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1982, 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Voir - Site sur la commune de La Côte-d'Aime.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes 
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références 
  1. a, b et c Tarentaise, p. 120.
  2. Tarentaise, p. 116.
  3. Gabriel Pérouse, « Les paroisses rurales d'un diocèse de Savoie au XVIIe siècle. L'archevêché de Tarentaise », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 4, no 20,‎ 1913, p. 113-140 (lire en ligne), note de bas de page no 1, p. 114.
  4. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 144, Article « Cote d'Aime ».
  5. Tarentaise, p. 106.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Pierre OUgier-SImonin, Pierre Debeauvais, « L'abbé Joseph-Amédée Plassiard (1900-1992) » publié dans le bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie d'Aime, 1993, no 15, p. 1-17.
  9. Jean-Paul Bergeri, Histoire de Moûtiers. Capitale de la Tarentaise, La Fontaine de Siloé. Collection, coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2007 (ISBN 978-2-84206-3-412), p. 400-401.