La Bretenière (Jura)

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La Bretenière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dampierre
Intercommunalité Communauté de communes Jura nord
Maire
Mandat
Joseph Roy
2014-2020
Code postal 39700
Code commune 39076
Démographie
Population
municipale
208 hab. (2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 47″ N 5° 39′ 39″ E / 47.1297, 5.6608 ()47° 07′ 47″ Nord 5° 39′ 39″ Est / 47.1297, 5.6608 ()  
Altitude Min. 208 m – Max. 257 m
Superficie 1,63 km2
Localisation

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La Bretenière

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La Bretenière

La Bretenière est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Orchamps Rose des vents
Our N Étrepigney
O    La Bretenière    E
S
Étrepigney

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 23 février 1326, se tenait en la maison forte de la Bretenière une assemblée de princes francs-comtois, de nobles, de légistes, ainsi que des prélats. Au premier chef parmi cette assemblée, les enfants de feu le comte Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard. Ce conseil avait pour objet de partager ses biens.

Renaud de Bourgogne avait épousé Guillemette de Neuchâtel en 1282. Le couple eut 5 enfants : 1 garçon, Othenin, atteint de démence, et 4 filles : Jeanne, Alix, Agnès, et Marguerite. Renaud mourut en 1321, son épouse l’avait précédé dans la tombe en 1317. Or, dans le droit féodal, c’était toujours le premier garçon de la famille qui était nanti de l’héritage de son père. Othenin était donc devenu comte de Montbéliard (par défaut), au décès de son père, malgré sa folie.

Hugues de Bourgogne, l’oncle des enfants, qui tenait son neveu Othenin en curatelle, avait été désigné exécuteur testamentaire des dernières volontés de son frère et nommé régent du comté de Montbéliard pour une période de 5 ans, car Renaud de Montbéliard pensait que son fils Othenin pouvait guérir de sa maladie. Il avait notifié dans son testament un délai de cinq années, spécifiant que, si au terme de ce temps Othenin n’était pas en mesure de recevoir l’investiture du comté, alors, l’héritage de Renaud serait partagé entre tous les enfants. Ce fut donc l’objet de l’assemblée tenue dans le petit hameau de la Bretenière. Les débats durèrent plusieurs jours.

Au bout du compte, Othenin reçut la ville et le château de Montbéliard, ainsi que la châtellenie (durant la période féodale, c'était la seigneurie et la juridiction du châtelain, et par extension, le territoire soumis à cette juridiction). Othenin conservait le titre de comte de Montbéliard, mais ses biens furent gérés par son oncle qui le tenait en curatelle. Les seigneuries de Belfort et d’Héricourt allaient à Jeanne. Les autres terres du comté de Montbéliard tombaient dans la corbeille d’Agnès. Ce fut là, le début du démembrement du comté de Montbéliard. Alix et Marguerite, les autres filles de la hoirie, reçurent en compensation d’autres biens et domaines. Enfin, à la mort d’Hugues de Bourgogne, un ultime partage des biens de Renaud fut opéré. À la mort d’Othenin en 1338, l’époux d’Agnès, Henri, sire de Montfaucon, devint le nouveau comte de Montbéliard et reçut son investiture au mois de janvier 1339 de l’empereur Louis de Bavière[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules au château d'argent, soutenu d'une burèle ondée du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[2] Joseph Roy UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 208 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330 350 376 363 358 380 383 311 318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
275 250 219 183 183 177 168 160 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
156 139 137 113 123 112 126 109 108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
108 115 99 126 137 165 186 189 208
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame de Lorette;
  • Chêne des Filles (XVIIIe s), Route Grandjean : chêne double se dressant à l'emplacement où furent foudroyées, en 1786, Anne et Claudine Coupi, natives du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Roman d'une Principauté Daniel Seigneur - Éditions Cêtre - Besançon.
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011