La Belladone de la tristesse

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La Belladone de la tristesse

哀しみのベラドンナ
(Kanashimi no Belladonna)
Genre Conte, drame, érotique
Film d'animation japonais
Réalisateur
Scénariste
Yoshiyuki Fukada
Studio d’animation Mushi Production
Compositeur
Masahiko Satoh
Durée 89 min
Sortie

30 juin 1973 au Japon

La Belladone de la tristesse (哀しみのベラドンナ, Kanashimi no Belladonna?) ou Belladonna la sorcière[1] est un film d’animation japonais réalisé par Eiichi Yamamoto et produit par Mushi Production en 1973. Il s’agit d’une libre adaptation d’un essai de Jules Michelet intitulé La Sorcière (1862).

Le film est le dernier opus de la trilogie de films érotiques Animerama, produite par Mushi Production et Osamu Tezuka dans les années soixante-dix.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L’histoire s’inspire des légendes médiévales autour de la sorcellerie. Une paysanne nommée Jeanne est violée par son seigneur, n’ayant pu obtenir le droit de se marier avec son amour, Jean, faute d’argent. Tous deux sont chassés du château, mais leur amour n’est plus le même et Jean la dédaigne. Le diable séduit alors Jeanne et en fait une sorcière puissante et désirée.

Dimension artistique[modifier | modifier le code]

Le film est une œuvre très expérimentale et poétique. L’animation se base avant tout sur une alternance d’illustrations fixes et de plans animés qui se fondent les uns dans les autres[2], et dont l’aspect visuel est marqué par un dessin particulier. En effet, l’esthétisme des illustrations explore des styles artistiques différents des deux premiers Animerama, en s’inspirant de peintures, d’Art nouveau[3] et d’illustrations de tarot[4]. Les influences les plus notables sont Gustav Klimt, Odilon Redon, Alphonse Mucha, Egon Schiele et Felicien Rops[3]. L’aspect qui en ressort est sensuel, érotique, viscéral - sentiments renforcés par une musique psychédélique[5].

Production et diffusion[modifier | modifier le code]

Contrairement aux deux premiers Animerama, Osaku Tezuka n’a pas participé directement au film, préférant se consacrer à ses projets de mangas[3]. Son influence reste notable dans le style et la narration, particulièrement pour la manière de mettre en scène les scènes érotiques[4].

La Belladone de la tristesse a été diffusé le 30 juin 1973 au Japon[6]. Si le film est salué par la critique, avec une nomination à l'Ours d'or au Festival de Berlin[6], il n’a en revanche rencontré qu’un très faible succès. Ce sera d’ailleurs le dernier film de Mushi Production avant sa faillite la même année. En 2004, le film est réédité pour une sortie en DVD au Japon, permettant une redécouverte de l’œuvre[7].

Le film est peu connu à l’étranger, bien qu’il ait été diffusé lors de plusieurs festivals (par exemple à la Biennale d’Orléans en 1995[8], au « Silent Movie Theatre » de Los Angeles[9] ou au Festival international du film de Locarno[10]). En France, le film a été projeté en salle après sa sortie[1], puis de nouveau en septembre 2013 dans le cadre de L'Étrange festival de Paris au Forum des images[11], et diffusé sur Arte[12].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Animateurs :

  • Kamakiri Uno
  • Seiichi Hayashi
  • Chikao Katsui
  • Hayao Nobe
  • Hirochika Mitsunobu
  • Kimoyu Fukata
  • Osamu Dezaki
  • Reiko Kitagawa
  • Shinichi Tsuji
  • Shiro Murata
  • Shuichi Seki
  • Tadakatsu Yoshida
  • Tsuneo Maeda
  • Yoshiyuki Hane

Source : Kanashimi no Belladonna sur Anime News Network[13]

Doublage (VO)[modifier | modifier le code]

  • Aiko Nagayama : Jeanne
  • Katsutaka Ito : Jean
  • Tatsuya Tashiro : la sorcière
  • Masaya Takahashi : le baron
  • Shigaku Shimegi : la baronne
  • Chinatsu Nakayama : le narrateur
  • Masakane Yonekura : l’évêque

Source : Kanashimi no Belladonna sur Anime News Network[13]

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]