La Bazoge (Sarthe)

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La Bazoge
Vue du plan d'eau.
Vue du plan d'eau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Le Mans
Canton Le Mans-Nord-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes des Rives de Sarthe
Maire
Mandat
Christian Baligand
2014-2020
Code postal 72650
Code commune 72024
Démographie
Gentilé Bazogien
Population
municipale
3 642 hab. (2011)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 55″ N 0° 09′ 19″ E / 48.098611, 0.155278 ()48° 05′ 55″ Nord 0° 09′ 19″ Est / 48.098611, 0.155278 ()  
Altitude Min. 49 m – Max. 148 m
Superficie 22,87 km2
Localisation

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Liens
Site web www.labazoge72.fr

La Bazoge est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 3 642 habitants[Note 1] (les Bazogiens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 10 km au nord du Mans, sur la route nationale reliant Le Mans à Alençon, La Bazoge adhère à la communauté de communes des Rives de Sarthe.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Bazoge
Sainte-Sabine-sur-Longève Sainte-Jamme-sur-Sarthe,Saint-Jean-d'Assé Souillé
La Chapelle-Saint-Fray La Bazoge La Guierche
La Milesse Saint-Saturnin Neuville-sur-Sarthe

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès de IVe siècle av. J.-C., une population gallo-romaine s'installe pour exploiter le minerai de fer, issu du grès de Roussard. La production s'étant peu à peu déplacée par la suite, l'expansion de la commune se trouve ralentie. De nombreux fours de l'époque gauloise ont été mis au jour lors de la réalisation de l'autoroute traversant la commune. À cette période fut érigé un temple qui se situe sous les fondations de l'église.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1898 - Gaudré    
         
         
septembre 2012 Claude Fortin SE  
décembre 2012 en cours Christian Baligand[1] DVD Responsable atelier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 642 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 850 1 801 1 997 2 055 2 323 2 266 2 298 2 124 2 104
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 048 1 961 1 881 1 803 1 805 1 715 1 643 1 615 1 635
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 553 1 583 1 564 1 255 1 256 1 166 1 148 1 244 1 266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 291 1 319 1 795 2 366 2 745 2 860 3 481 3 570 3 642
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouvent l'école maternelle Henri Matisse et primaire Jean Monnet à l'ouest du bourg. Pour le collège, les élèves sont dirigés vers Sainte-Jamme-sur-Sarthe.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est soumise à la désertion des médecins en milieu rural : en 2013 il n'y a que deux médecins pour toute la population.

Économie[modifier | modifier le code]

Trois zones à caractère industriel sont implantées sur la commune dont la plus importante située sur l'ancienne route nationale contient une entité de la SA Loué, la SACOFEL.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-et-Sainte-Barbe de style gothique, datant du XIIe siècle. Elle est à l'origine de style roman. Le style gothique fut adopté plus tard.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Ces fours en argile, légèrement enterrés lors de leur construction, étaient de types différents :

    • usage unique ou à usages multiples,
    • à scories piégées ou à écoulement des scories.
  • Mise au jour d'un ensemble de puits d'extraction de minerai au sud-ouest de la commune formant un site minier conséquent.

Ces quelques éléments attestent de la vigueur de cette métallurgie dans le pays du Mans.

  • Plusieurs éléments expliquent cette forte implantation :
    • des gisements de minerai de fer de type Cénomanien et Tertiaire.
    • des forêts suffisantes pour fournir l’indispensable combustible pour la réduction du minerai par la méthode directe
  • Le bois était transformé en charbon de bois afin d’offrir un pouvoir calorifique bien supérieur.
    • la demande en fer était de plus en plus forte, signe d’une activité économique balbutiante certes mais néanmoins en développement.
  • La Bazoge se situe sur l'ancienne Voie romaine qui reliait Le Mans à Vieux près de Caen, cette voie était jalonnée de bornes dites leugaires qui ont été christianisées, celles-ci, à la différence des bornes milliaires, marquaient une lieue gauloise représentant 2 222,50 m. Plusieurs d'entre elles se trouvent dans la rue des Bleuets et celle de la Sauvagère.
  • Le pont du tramway : avec l'ancienne levée de terre qui se retrouve au milieu du plan d'eau voisin, ce pont est un vestige du chemin de fer d'interêt local à voie étroite géré par la Compagnie des tramways de la Sarthe créée en 1883.
La desserte de La Bazoge fonctionna du 14 août 1915 au 3 octobre 1943.
Le « petit train » passait par La Chapelle-Saint-Aubin, Saint-Saturnin, La Milesse, Aigné, La Bazoge, Saint-Jean-d'Assé, Saint-Marceau, Assé-le-Riboul, Le Tronchet, Vernie et s'arrêtait à la gare de Ségrie, déjà construite sur la ligne : Mamers - La Hutte - Fresnay - Sillé le Guillaume.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La Bazoge compte plusieurs associations sportives comme le Twirling club bazogien (sport de danse, de gym et de bâton), le Handball club bazogien, le Football club bazogien, des fourmis dans les jambes (associations de danse et de gym), une association de yoga, le CRAB.

Une course à pied est organisée tous les ans : le Trail des forges.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre,‎ 28 mars 2014 (consulté le 29 mars 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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