La Barre-en-Ouche

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La Barre-en-Ouche
Blason de La Barre-en-Ouche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Beaumesnil
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Beaumesnil
Maire
Mandat
Daniel Kiffer
2014-2020
Code postal 27330
Code commune 27041
Démographie
Population
municipale
1 011 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 48″ N 0° 39′ 59″ E / 48.9466666667, 0.66638888888948° 56′ 48″ Nord 0° 39′ 59″ Est / 48.9466666667, 0.666388888889  
Altitude Min. 158 m – Max. 206 m
Superficie 17,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.labarreenouche.fr

La Barre-en-Ouche est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Barre-en-Ouche est une commune située dans le sud-ouest du département de l’Eure en région Haute-Normandie, sur le plateau du pays d'Ouche (altitude de 195 mètres environ), entre les rivières Risle et Charentonne. Ses habitants s’appellent les Barrois et les Barroises.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la paroisse est attesté sous la forme latinisée Barra, fin XIe siècle[1].

Il s'agit sans doute d'une formation toponymique médiévale, comme le suggère la présence de l'article défini féminin LA.

Il désignerait une barrière, une clôture[1], et par extension une enceinte fermée par des barreaux, des pieux, en un mot, toute espèce d'obstacle ou un lieu où il fallait s’arrêter et payer un péage pour aller au-delà.[réf. souhaitée]

Le déterminant complémentaire -en-Ouche s'explique par sa localisation.

Les anciennes paroisses du Bois-Baril, de la Noë de la Barre, de Saint-Jacques de la Barre et de Villiers près de La Barre ont été rattachées en 1792[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Barre-en-Ouche se situe sur l’ancienne voie romaine qui reliait Dreux à Lisieux et Caen. Contrairement à ses communes voisines de même importance, le village ne verra jamais l'implantation d'une gare. Bien que des projets aient été envisagés, la première guerre mondiale leur mettra un terme dénitif.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Barre-en-Ouche

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'azur à la barre d'argent accompagnée de trois croissants du même, un contourné en chef, deux tournés en pointe,

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2012 Michel Courvallet    
septembre 2012 en cours Sylvie Vial    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 011 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389 959 1 022 1 002 1 062 954 893 842 902
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
901 903 918 869 863 792 829 807 850
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
851 812 821 792 795 796 749 856 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
796 829 749 824 713 791 877 893 964
2011 - - - - - - - -
1 011 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Daviel, célèbre chirurgien du siècle des Lumières, est né à La Barre-en-Ouche en 1693. Son père, Pierre Daviel, était tabellion royal dans ce bourg. Il a fait ses études de chirurgie à Paris puis à Marseille où il résida de nombreuses années. Sa carrière connaît son apogée le 21 avril 1745 grâce à cette intervention de génie : l'extraction du cristallin pour soigner la cataracte. Membre de l'Académie royale de chirurgie, il alla se fixer à Paris en 1746, puis en 1749 fut nommé chirurgien-oculiste du roi Louis XV. Jacques Daviel est décédé à Genève le 30 septembre 1762. Le collège de la Barre-en-Ouche porte le nom de Jacques Daviel (collège Jacques-Daviel).
  • Luc de la Barre, seigneur de la Barre, victime de la cruauté de Henri Ier d'Angleterre. En 1122, plusieurs seigneurs normands se liguèrent contre Henri Ier. Le roi battit les ligueurs à Bourgtheroulde et fit prisonniers nombre de rebelles, dont Geoffroy de Tourville, Odoard du Pin et Luc de la Barre[4] qui, outre le délit de rébellion, était accusé d'avoir tourné en ridicule le monarque dans plusieurs sirventes[5]. Henri résolut de faire comparaître devant lui, à Rouen, ces trois prisonniers quelques jours après la Pâque de l'an 1124 et il les condamna à perdre les yeux. Quand Charles, comte de Flandre, osa avancer au roi qu’il n’était pas d’usage de châtier les chevaliers vaincus d’une façon aussi monstrueuse, Henri lui répondit : « je vais vous prouver qu’en ceci je ne fais que justice. Godefroy et Odoard étaient mes hommes. Ils ont rompu leur foi, violé leur serment de fidélité : et voila pourquoi ils méritent ou la mort ou au moins d’être punis par la perte d’un membre ». Quant à Luc de la Barre […], il a fait plus […] et a chanté publiquement d’injurieux sirventes[…]. Mais, quand les bourreaux saisirent Luc de la Barre pour l'aveugler, il aima mieux se fendre la tête contre les murs que d'être la victime de la cruauté du roi. »
  • Isabelle Bénard, miss France 1981, a vécu à La Barre en Ouche, dans les années 70. Ses parents tenaient une des boucheries du village.

Fêtes et événements[modifier | modifier le code]

  • Les 13 et 14 juillet, chaque année, la Barre-en-Ouche organise la fête nationale. Une fête foraine, une foire à tout, un bal, une retraite aux flambeaux suivi d'un feu d'artifice, et bien d'autres choses encore...
  • Le second week-end de septembre, chaque année, la Barre-en-Ouche organise la fête de la moto. Une multitude de motards exposent leurs véhicules dans tout le village, dont tous sont différents. Tout ceci évidemment avec une fête foraine, et quelques démonstrations (cascades, etc.). Il y a également des cracheurs de feu et des charmeurs de serpent (etc.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 59 - 60.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Rex atrem, post Pascha (Paques tombait, cette année-là, le 6 avril), judicium de reis, qui capti fuerant, Rotomagi tenuit, ibique Goisfredum de Torvilla, et Odoardum de Pino, pro perjurii reatu oculis privavit. Lucam quoque de Barra (Luc de la Barre, fils de Simon, était seigneur de la Barre, dans la vicomté d'Évreux) pro derisoriis cantionibus et temerariis nisibus orbari luminibus imperavit. » Orderici Vitalis, Historiæ ecclesiasticæ libri tredecem, pages 459 et 460
  5. Genre poétique qui traitait de l'actualité, spécialement politique, sur le mode polémique et satirique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]