La Baroche-sous-Lucé
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| La Baroche-sous-Lucé | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Basse-Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Alençon |
| Canton | Juvigny-sous-Andaine |
| Code commune | 61025 |
| Code postal | 61330 |
| Maire Mandat en cours |
Roger Jourdan 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Andaine |
| Démographie | |
| Population | 387 hab. (2009) |
| Densité | 17 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 117 m — maxi. 238 m |
| Superficie | 22,18 km2 |
La Baroche-sous-Lucé est une commune française, située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie, peuplée de 387 habitants[1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Histoire
La Baroche fut un lieu de passage très tôt. La voie romaine passant sur la commune permet de l'affirmer. De même la toponymie nous prouve l'ancienneté de certains villages. Le nom du village des Étrées atteste un passage d'une voie couverte de pierre sous l'occupation romaine. Quant aux villages de Quincé et Auverné, ils sont tous deux des noms de fundi gallo-romains.
Aux alentours du XIe siècle fut construite la motte du Bourg. À cette même époque, les défrichements commencent à La Baroche. Là encore, la toponymie en a gardé les traces : le Bois-Jousselin, le Bois Blondel, le Boisgontier, la Boisnière, Thibois, la Foretterie… À ces noms, ajoutons ceux désignant ceux de l'Aunay, le Chêne Blanc, l'Épinette, la Haie… On remarque ainsi les traces d'une ancienne forêt qui s'étendait au sud de Domfront. Celle-ci s'appelait autrefois forêt de la Silve Drue, ou forêt de Passais.
On trouvait à La Baroche trois seigneuries importantes :
- Celle du Bois Jousselin, dont dépendait la motte, de nombreuses maisons sises au bourg, et une douzaine de villages.
- Celle du Bois Blondel, avec sa chapelle, parmi sa mouvance, on trouvait le moulin de Thibois et probablement celui de Gasquais.
- Celui de Quincé.
À la suite de la Révolution, en 1792, La Baroche devient le chef-lieu de canton. Elle le restera peu de temps, c'est alors Juvigny-sous-Andaine qui deviendra le chef-lieu.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | ||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 18 mai 1945 | 21 mars 1959 | Ernest Guesdon | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| 21 mars 1959 | avril 1968 | Emmanuel Poisson | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| avril 1968 | 26 mars 1977 | Amand Heroux | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| 26 mars 1977 | 23 mars 2001 | Charles Desaunay | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| 23 mars 2001 | En cours | Roger Jourdan | SE | ||||||||||||||||||||||||||||||||
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Liste des maires avant 1944
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[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] La « Butte » de La Baroche
Au cœur du Bourg, subsiste depuis 900 ans une motte féodale. Située derrière l'ancienne école, elle est le plus ancien témoin de l'histoire de la commune. Au fil des siècles, elle a subsisté, malgré les multiples transformations qu'elle a dû subir… La motte a en effet été en partie détruite pour remblayer de nombreux chemins vicinaux, ou pour être remplacée par des jardins, et cours… Ronde à l'origine, elle devait être entourée d'un fossé large de 5 à 6 mètres, dont on ne voit aujourd'hui aucune trace. Elle mesure aujourd'hui 8 mètres de hauteur alors qu'elle en faisait selon un aveu de 1689 12 à 15 m de hauteur, un diamètre de 30 m au sommet et 60 m à la base.
La motte appartenait à la seigneurie du Bois Jousselin. Ce village se trouve à environ un kilomètre au nord du Bourg. Sur la motte, ne reste aucune trace de constructions. Cela est probablement dû au fait que sur la plupart des mottes féodales de ce type, les édifices y étaient construits en bois. Il se composaient d'une forteresse de bois au sommet, et d'une palissade autour.
Derrière la « Butte » se trouve un ancien calvaire datant du XVIe siècle. Il a sans doute été réalisé par un artisan local.
[modifier] L'église Saint-Martin
Le nom de la commune La Baroche provient du mot latin Basilica signifiant « église » (ancien français Baselche, Basoche, Baroche ou Basoque). Elle est nommée dès 1150 sous le nom de Bazocha. Elle prendra ensuite le nom de Basoche en 1426 puis en 1790 le nom définitif de La Baroche sous Lucé. Ce nom atteste bien la présence d'une église, elle fut fondée par les moines de Lonlay-l'Abbaye qui fondèrent ainsi ce village. Bien entendu il ne reste aucune trace de cette première église. L'église actuelle fut construite entre 1892 et 1894. L'église précédente tombait en ruines.
Dans l'église actuelle se trouve un bas-relief en pierre calcaire polychrome représentant la charité de Saint Martin : un soldat romain partageant son manteau avec un pauvre. Cette pièce datant du XIVe siècle est classée monument historique depuis 1958.
On remarque également dans cette église quelques pierres tombales, dont celle d'un certain Jacques Le Tourneur, curé décédé en 1720, et une seconde comportant un blason, mais il semble trop abîmé pour être déchiffré.
[modifier] Le Bois Blandel
Ce village conserve une chapelle dédiée à sainte Barbe. Elle fut bénite en 1475. Cette chapelle fut la seule dans tout le canton à être consacrée, et ce, pendant plusieurs siècles. Elle aurait appartenu à Grégoire Langlois, évêque de Sées. Cette chapelle est la seule construction restée de ce village qui comportait un manoir et un colombier. Ce fief appartenait à un certain Guillaume Bunout (ou Busnoust, ou Burnoust) au XIVe siècle, puis passe aux mains de la famille Millet, puis par alliance aux d'Olliamson.
[modifier] Autres lieux
De nombreuses autres maisons et villages méritent d'être citées pour leurs bâtiments remarquables, comme le Coudray, un manoir bâti en 1777, le Petit Quincé construit au début du XVIIIe siècle, le Bois Jousselin, la Poitevinière, le Boisgontier…
[modifier] Personnalités liées à la commune
Parmi les personnalités liées à la commune, citons tout d'abord deux évêques nés à La Baroche-sous-Lucé.
- Guillaume Bertrand Bonnet fut élevé dans le diocèse d'Angers. Il devint d'abord l'archidiaconé de Passais puis en 1290 trésorier du chapitre de la cathédrale d'Angers, et enfin en 1306, il fut appelé par Clément V à être évêque de Bayeux. Ce même pape le nomma commissaire dans l'affaire des Templiers. Il fonda à Paris le collège de Bayeux en 1308. Cet évêque se distingua par son esprit. Il mourut à Angers en 1312.
- Grégoire Langlois fut évêque de Séez (Sées) et assista en 1395 à l'assemblée de Paris, convoqué par Charles VI. Il fonda à Paris le collège de Séez, et à La Baroche une chapelle Saint-Julien avec un chapelain perpétuel. Ce grand homme aimait les lettres et se rendit recommandable par sa sagesse et sa profonde érudition. [Histoire de Domfront par F. Liard, Édition de 1883]
- Un autre homme important de la commune est un certain Joachim de Quincé. Seigneur du Quincé en La Baroche sous Lucé, cet homme eut de très hautes distinctions. Présent lors des guerres d'Espagne, mais aussi en Allemagne où il servit avec distinction, il fut honoré par l'empereur Ferdinand (II ou III?) du titre de « comte du Saint-Empire à perpétuité ». Il fut également présent aux sièges de Royan, la Rochelle, Casal, Pignerol, etc. Ce chevalier, comte de Quincé, comte du Saint-Empire, baron de Montaigu, maréchal des camps et armées du roi, fut également gouverneur de la ville et du château de Domfront et gouverneur du Châtelet en Picardie. Il fut chargé de négocier à Madrid le mariage de Louis XIV, qui aboutira au traité des Pyrénées. Il épousa Gabrielle de Bréget le 26 novembre 1629. Leur contrat de mariage fut signé au Louvre, dans le cabinet de la Reine. Tous les plus grands noms de France assistèrent au mariage. Dans l'ancienne église de La Baroche, une crypte contenait dans un cercueil de cuivre, le corps de Joachim de Quincé, mort à Madrid en 1659.
- Son fils, Louis de Quincé, comte du Saint-Empire romain, maître de camp, général des carabiniers de France fut aussi gouverneur de la ville de Domfront. Il fut un des bienfaiteurs de la ville de Domfront, de l'église Saint-Julien et l'un des fondateurs du collège de Domfront.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[4].
- Population municipale 2009 (site de l'Insee)
- Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - La Baroche-sous-Lucé », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 16 juillet 2011
- Insee : historique des populations par commune depuis le recensement de 1962
- La Baroche-sous-Lucé sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)