L'union fait la force

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L'union fait la force est une locution française qui sert de devise nationale à la Belgique, la Bulgarie, l'Angola, la Bolivie et apparait sur les armes de la république d'Haïti. C'est aussi la devise de l'Acadie depuis la Convention de Miscouche en 1884[1]. Ainsi, elle a été traduite en néerlandais, en allemand et en bulgare ce qui donne respectivement Eendracht maakt macht, Einigkeit macht stark et Съединението прави силата.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1680, on trouvait dans La Perpetuité De La Foy, Et De La Religion Chrétienne Dans Les Trois États De la Loy de Nature, de la Loy Ecrite, & de la Loy de Grace du Père Paul Beurrier que : « l'union fait la force des choses unies ».

On trouve aussi mention de ce principe en 1764 chez Gaspard de Real de Curban : « Ce principe, l'union fait la force (vis unita fortior), est généralement reçu[2]. »

La devise « L'Union fait la Force » fut aussi reprise par Jean-Baptiste Willermoz[3], fondateur des hauts grades maçonniques du Rite écossais rectifié.

La devise fut auparavant employée par les Provinces-Unies sous sa forme latine (Concordia res parvae crescunt[4]).

Après la proclamation du royaume, les Pays-Bas prirent pour devise celle de la maison royale d'Orange-Nassau, Je maintiendrai (en français).

Belgique[modifier | modifier le code]

La phrase « l’Union fait la Force » est prononcée par le régent Érasme-Louis Surlet de Chokier lors de sa prestation de serment le 25 février 1831. Il ne s'agit pas alors de l'union entre les communautés linguistiques du pays, comme on interprète souvent aujourd'hui cette devise, mais de l'union des tendances catholiques et libérales de la bourgeoisie majoritairement francophone au nord comme au sud, l'unionisme, au pouvoir après la révolution[5]. Cette devise, qui sera gravée au centre du parlement, exprime la nécessité de s'unir dans un État encore fragile et menacé par les armées de Guillaume Ier des Pays-Bas.

Divers[modifier | modifier le code]

Paul Kruger et la devise du Transvaal

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cyberacadie.com : histoire acadienne : L'insigne et la devise acadienne
  2. Gaspard de Real de Curban, La Science Du Gouvernement: Ouvrage De Morale, De Droit Et De Politique, Volume 6, p. 486
  3. Jean-Baptiste Wllirmoz, Les Sommeils
  4. Cette devise est extraite de Salluste, dont la citation complète est : Nam concordia parvae res crescunt, discordia maximae dilabuntur (Guerre de Jugurtha, 10), et dont la traduction en français est : « En effet, par l'union, les petites choses grandissent, mais par la discorde les plus grandes s'effondrent». Cette maxime est également citée par Sénèque dans les Lettres à Lucilius (XCIV, 46).
  5. * Els Witte, Éliane Gubin, Jean-Pierre Nandrin, Gita Deneckere, Nouvelle Histoire de Belgique, vol. 1 : 1830-1905, Bruxelles, Complexe,‎ 2005, 640 p. (ISBN 2804800660)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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