L'Ordre et la Morale
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L'Ordre et la Morale
| Réalisation | Mathieu Kassovitz |
|---|---|
| Scénario | Mathieu Kassovitz Pierre Geller Benoît Jaubert Serge Frydman (collaboration) |
| Sociétés de production | Nord-Ouest Productions Studio 37 France 2 UGC |
| Pays d’origine | |
| Genre | Drame historique |
| Sortie | 2011 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
L'Ordre et la Morale est un film français écrit, réalisé et interprété par Mathieu Kassovitz, sorti le 16 novembre 2011. Le film s'appuie notamment sur le livre La Morale et l'Action (1990) de Philippe Legorjus[1], capitaine du GIGN lors de la prise d'otages d'Ouvéa que le film met en scène, et sur l'ouvrage collectif Enquête sur Ouvéa[2].
Sommaire |
Synopsis[modifier]
En 1988, sur l'Île d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, des troupes militaires françaises donnent l'assaut, après l'assassinat de quatre gendarmes, à la gendarmerie, puis la prise d'otages par des indépendantistes Kanak de vingt-sept gendarmes mobiles, entre les deux tours de l'élection présidentielle.
Fiche technique[modifier]
- Titre français : L'Ordre et la Morale
- Titre de travail : Rébellion
- Réalisation : Mathieu Kassovitz
- Scénario : Mathieu Kassovitz, Pierre Geller et Benoît Jaubert, avec la collaboration de Serge Frydman, d'après le livre La Morale et l'action (1990) de Philippe Legorjus et d'après l'ouvrage collectif Enquête sur Ouvéa[2]
- Montage : Thomas Beard, Lionel Devuyst et Mathieu Kassovitz
- Directeur de la photographie: Marc Koninckx
- Décors : Giuseppe Ponturo, Bruno Coupe et Emmanuelle Cuillery
- Costumes : Agnès Beziers
- Musique : Klaus Badelt
- Interprété par Les Tambours du Bronx
- Producteurs : Christophe Rossignon et Philip Boëffard
- Coproducteur : Guillaume Colboc et Mathieu Kassovitz
- Producteur associé : Benoît Jaubert
- Sociétés de production : Nord-Ouest Productions, Studio 37, France 2 Cinéma et UGC
- Sociétés de distribution : UGC Distribution (France)
- Pays d'origine :
France - Genre : Drame historique
- Dates de sortie :
Distribution[modifier]
- Mathieu Kassovitz : le capitaine du GIGN Philippe Legorjus
- Iabe Lapacas : Alphonse Dianou
- Malik Zidi : Jean-Pierre Perrot
- Alexandre Steiger : Jean Bianconi
- Daniel Martin : Bernard Pons
- Philippe Torreton : Christian Prouteau
- Sylvie Testud : Chantal Legorjus, l'épouse de Philippe Legorjus
- Steeve Une : Samy
- Philippe de Jacquelin Dulphé : général de brigade Vidal
- Patrick Fierry : colonel de l'armée Dubut
- Jean-Philippe Puymartin : général de gendarmerie Jérôme
- Stéfan Godin : lieutenant colonel de gendarmerie Benson
- François « Kötrepi » Neudjen : Nine Wea
- Macki Wea : Djubelly Wea
- Pierre Gope : Franck Wahuzue
- Alphonse Djoupa : Hilaire Dianou
- Dave Djoupa : Wenceslas Laveloa
- Henry « Aïzik » Wea : Chef coutumier Imwone
- Aira « Toulousie » Gnipate : Tom Tchacko Pasteur
- Mathias Waneux : Chef Hwadrilla
- Stéphane Delesne : lieutenant colonel Arthur 11e choc
- Jean-Christophe Drouard : capitaine Jayot commando Hubert
- Aladin Reibel : général de brigade aérienne Norlain
- Patricia Wéa : la Maman de la tribu
- Augustin Legrand
Autour du film[modifier]
Genèse du film[modifier]
Mathieu Kassovitz rencontre d'abord des Kanaks en 2001 avant d'écrire le scénario pour leur demander la permission de faire un film sur leur histoire[2]. Kassovitz met ensuite deux ans à écrire une première version du scénario[2]. Alors que la situation politique évolue, que Kassovitz fait de nouveaux voyages en Nouvelle-Calédonie et qu'il recueille de nouveaux témoignages (tant de soldats que de Kanaks), le scénario est remanié et 25 versions différentes sont écrites en l'espace de huit ans[2].
Initialement prévu pour être filmé en Nouvelle-Calédonie, sur les lieux de la prise d'otages d'Ouvéa, le tournage a finalement été déplacé en Polynésie française suite à l'opposition d'une partie de la population calédonienne, y compris kanak.
Critiques et polémiques[modifier]
De nombreuses polémiques ont précédé la sortie du film. Alors que la production avait demandé les moyens de l'Armée française pour reconstituer certains décors, celle-ci a refusé après avoir pris connaissance de l'esprit du scénario, contraire selon elle à la version historique et la remettant en cause de manière trop militante[3].
Toujours en réaction au scénario, au parti pris de l'auteur et à l'opposition d'une partie de la population locale canaque, il a été impossible de tourner le film sur les lieux du drame pour des raisons de sécurité. Il a donc été tourné en Polynésie française, avec le soutien des autorités politiques locales[4]. Le film ne sera pas diffusé en Nouvelle-Calédonie au moment de sa sortie en salle. Le seul exploitant sur l'île l'a refusé au motif que l’œuvre de Kassovitz serait « très caricaturale et polémique » accusant le film de « rouvrir des plaies cicatrisées »[5]. À l'exception des salles de Nouméa, le film sera diffusé dans d'autres salles de l'île.
Éreinté par la critique, et face au faible succès que rencontre son film[6], Mathieu Kassovitz réplique : « J'encule le cinéma français. Allez vous faire baiser avec vos films de merde[7]. »
Récompenses[modifier]
- Grand Prix du Festival du film de Sarlat 2011
Notes et références[modifier]
- Les Fiches de Monsieur Cinéma, fiche 481/20, Images et Loisirs, 2012.
- Interview de Mathieu Kassovitz pour le film L'Ordre et la Morale, sur abusdecine.com. Consulté le 16 janvier 2012
- « L'Ordre et la Morale : le gendarme Kassovitz à l'assaut d'Ouvéa » - Le Point, 6 septembre 2011.
- « Tensions autour d'un film sur Ouvéa que Kassovitz va tourner en Polynésie » - L'Express, 22 août 2010
- « Un film sur le massacre d'Ouvéa privé de sortie en Nouvelle-Calédonie » - Le Monde, 22 octobre 2011 (lien mort).
- D'un coût de 13 millions d'euros, le film a fait 148 000 entrées, soit un ratio de près de 100 € par spectateur[réf. nécessaire].
- « Mathieu Kassovitz "encule le cinéma français" » sur lexpress.fr.
Annexes[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Prise d'otages d'Ouvéa
- Élection présidentielle française de 1988
- L'Assaut, film de 2011 sur la prise d'otages du Vol 8969 Air France
Liens externes[modifier]
- (en) L'Ordre et la Morale sur l’Internet Movie Database
- (fr) L'Ordre et la Morale sur AlloCiné
- http://www.cine-region.fr/news/avant-lordre-et-la-morale-un-documentaire-les-mediateurs-du-pacifique
- Bande son de Klaus Badelt & Les Tambours du Bronx
- de la part d'anciens membres du GIGN et de descendants de victimes (caduque)