L'Ombre et la Proie

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L'Ombre et la Proie

Titre original The Ghost and the Darkness
Réalisation Stephen Hopkins
Scénario William Goldman
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1996
Durée 109 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Ombre et la Proie (The Ghost and the Darkness) est un film d'aventure américain réalisé par Stephen Hopkins en 1996.

Résumé[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, l'ingénieur britannique John Henry Patterson embarque pour l'Afrique sous les ordres de son supérieur, Beaumont. Patterson est chargé de la construction d'un pont ferroviaire qui enjambera la rivière Tsavo, entre Mombassa et le lac Victoria. Il laisse à Londres son épouse Helena, enceinte, lui promettant de revenir pour la naissance de leur enfant.

À peine arrivé sur place, Patterson gagne le respect de ses ouvriers en tuant un lion mangeur d'hommes d'une seule balle. Mais une nuit, le contremaître Mahina est tiré hors de sa tente avant d'être retrouvé dévoré. Un jour plus tard, un autre corps est retrouvé à l'opposé du camp. Puis deux lions pénètrent dans le chantier en plein jour et tuent un autre ouvrier ainsi que le superviseur, Angus Starling. Commence alors une longue série d'attaques : les deux lions féroces et insaisissables, baptisés "Fantôme et Ténèbres" (The Ghost and the Darkness) selon une vieille légende africaine, vont massacrer plus d'une cinquantaine d'hommes. Les ouvriers abandonnent bientôt le chantier...Avec l'aide du célèbre chasseur Remington, ami des guerriers Massai, Patterson va devoir traquer les fauves pour pouvoir mener sa mission à bien...

Autour du film[modifier | modifier le code]

Basé sur une histoire vraie[modifier | modifier le code]

The Ghost and The Darkness est basé sur la véritable histoire de deux lions qui tuèrent près de 100 ouvriers près d'un chantier ferroviaire en Afrique, telle que l'a racontée, sur les conseils du président Roosevelt, le soldat et chasseur britannique John Henry Patterson dans son livre "Les Mangeurs d'homme de Tsavo" (1907). Les dépouilles des lions dont Patterson avait fait ses descentes de lit, sont toujours conservées au Muséum Field de Chicago, dans l'Illinois[1].

De nombreux facteurs ont pu amener les deux lions à considérer les hommes du chantier de Patterson comme des proies : mauvaise dentition des "mangeurs d'hommes" (due à la vieillesse ou à des accidents) - diminution du cheptel d'herbivores sauvages ou domestiques due aux chaleurs extrêmes et à la sécheresse - présence des ouvriers sur leur territoire - gué tout proche où des caravanes d'esclaves abandonnaient habituellement leurs morts - sépulture sommaire des coolies morts sur le chantier etc. On parle également de descendants de lions préhistoriques présumés encore vivants au début des années 1900. Les lions de Patterson mesuraient presque trois mètres de longueur pour une hauteur à l’épaule de 1.22 m. En 1925, Patterson indiqua que 107 Africains avaient été victimes des prédateurs féroces, puis peu de temps après on parla de 140 personnes. Le pont terminé vers 1899 fut appelé Man-Eater's Camp. Détruit par les forces allemandes lors de la Seconde Guerre mondiale, ses ruines sont situées dans le Parc national de Tsavo East au Kenya, à 300 kilomètres de Nairobi.

Production[modifier | modifier le code]

The Ghost and The Darkness a été tourné dans la réserve Songimvelo en Afrique du Sud, et dans le parc national Tsavo au Kenya.

Le personnage de Michael Douglas est purement fictif. Il est basé sur le véritable chasseur Charles Ryall, engagé par Patterson pour tuer les lions mais retrouvé mort à son tour près du chantier. Dans les premières versions du script Remington était censé être un personnage bien plus énigmatique nommé "Redbeard", mais lorsque Michael Douglas pris le rôle, il demanda à changer le personnage pour lui donner plus d'importance. Dans la réalité, Patterson tua les deux lions accompagné de ses ouvriers.

Dans le film, les lions portent une crinière pour des raisons esthétiques. Or les véritables bêtes tuées par Patterson en étaient dépourvues (ce qui n'est pas rare pour les Lion du Tsavo). Les lions de la production étaient nommés Caesar et Bongo et appartenaient au Zoo de Bowmanville, Canada. Ils apparurent également dans le film George de la jungle en (1997). La production eut également recours à trois autres lions pour des rajouts de plans, dont deux provenant de France.

Les guerriers Maasaï du film sont joués par des acteurs Sud-Africains, bien que durant la scène de chasse de vrais Maasaï furent utilisés par la production.

C'est le célèbre compositeur Jerry Goldsmith (Patton, Alien, Star Trek : The Motion Picture, Gremlins, Basic Instinct...) qui s'occupa de la bande originale, qui comporte également des chants Africains et Indiens (Safari Ya Bamba, Hamara Haath, Terere Obande, Iye Oyeha).

Dans les années 1950, deux films avaient déjà été tournés sur les lions de Patterson : Bwana Devil (1953) et Les Aventuriers du Kilimandjaro (1959).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Louis, Terreur dans la brousse, émission « Au cœur de l'histoire », 9 juin 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Henry Patterson, Les Mangeurs d'hommes de Tsavo, Paris, Montbel, 2008 (ISBN 9782914390521).
  • Michel Louis, Terreur dans la brousse, L'histoire vraie des lions mangeurs d'hommes de Tsavo, Essai (broché), paru le 11/06/2011 chez Perrin, collection Synthèses Economique, (ISBN 2262036578). Le livre a fait l'objet d'une émission [1] de Franck Ferrand sur Europe 1 le 9 juin 2011.
  • Michaud Maxime, "De la postérité des lions mangeurs d'hommes du Tsavo" in Cros M., Bondaz J., Sur la piste du lion. Safari ethnographique entre images locales et imaginaire global. Paris : L'Harmattan, 2010, pp. 55-69.

Lien externe[modifier | modifier le code]