L'assassin habite au 21 (film)

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L'assassin habite au 21

Réalisation Henri-Georges Clouzot
Scénario Henri-Georges Clouzot
Acteurs principaux
Sociétés de production Continental Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film policier
Thriller
Sortie 1943
Durée 84 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'assassin habite au 21 est un film français réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti sur les écrans en 1942.

Il est inspiré du roman policier du même nom L'assassin habite au 21 de l'auteur belge Stanislas-André Steeman, publié en 1939.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un clochard, qui vient de gagner une forte somme à la loterie, est la 5e victime d’un mystérieux assassin qui signe ses crimes d’une carte de visite au nom de Monsieur Durand. Le commissaire Wenceslas Vorobeïtchik, appelé par tous Wens, se voit donner deux jours pour l’arrêter. Mila Malou, son amie, veut être engagée par un imprésario, qui lui fait comprendre que si elle avait son nom dans le journal, comme Monsieur Durand, il l’engagerait. Elle a alors l’idée d’arrêter celui-ci. L’assassin tue encore. Mila est arrêtée alors qu’elle est en chasse de Monsieur Durand et finit par demander qu’on appelle Wens. Un agent veut arrêter un homme ivre, perché sur un bec de gaz, qui vient de l’injurier. Il tire sur ses habits, pour le faire descendre. Il déchire ainsi la poche de sa veste d’où tombe, sans qu’il ne s’en rende compte, un lot de cartes aux noms de Monsieur Durand. Au commissariat Wens reconnaît l’homme, Turlot, à qui il a déjà eu affaire. Il lui apporte l’adresse de Monsieur Durand, une pension au 21 avenue Junot. Cette adresse il l'a découverte grâce aux cartes, que Wens a ramassées, et qu'il sort d’un chiffonnier qu'il a récupéré à la pension. Wens laisse à Mila une lettre à remettre au préfet, sous deux jours, et lui révèle qu’il espère arrêter Monsieur Durand.

La pension est dirigée par Mme Point, la gérante, pour qui travaillent Armand et Juliette. Au matin, le salon accueille les pensionnaires : Collin, un petit artisan, Mlle Cuq, une romancière toujours pas publiée, le docteur Linz, un ancien de la coloniale, boiteux, et Lalah-Poor, un fakir. Se présente le pasteur Lester, qui n'est autre que Wens, qui cherche une chambre. Mila ouvre la lettre pour le préfet. Wens croise les derniers pensionnaires, Kid Robert, un ancien boxeur aveugle et son infirmière, Vania. Feignant de s’être trompé de porte, Wens entre chez Collin, qui fabrique des pantins sans visage comme l’assassin sans visage, Monsieur Durand. Il apprend de lui que Linz a été poursuivi pour une affaire d'avortements et que Lalah-Poor, sans engagement depuis des mois, doit vivre d’affaires louches. Wens va voir Lalah-Poor puis, en entrant dans sa chambre, découvre Linz en train de fouiller sa valise.

Au repas, Wens découvre que Mila est là. Le repas fini, les pensionnaires discutent. Mlle Cuq annonce qu’elle va désormais écrire des romans policiers. À propos du choix du nom de son héros, Linz propose celui de Durand et se lance, suivant une de ses habitudes, dans le panégyrique de celui-ci. Collin qualifie Monsieur Durand de monstre. Lalah-Poor annonce que c’est lui Durand et pour le prouver tue le serin dans sa cage et le fait ressusciter. Mlle Cuq annonce qu’elle a son idée de roman. Elle décrit exactement, sans le savoir, la situation que vit justement Wens et que son roman se poursuit par un meurtre horrible. Le préfet, qui discute avec les supérieurs de Wens de sa disparition, reçoit un appel de Monsieur Durand, qui lui donne l'adresse de la pension, où il annonce vivre, et lui dit que les policiers y trouveront un cadavre encore chaud.

À 0 h 13, les pas d’un boiteux se font entendre dans l’escalier de la pension. Dans le noir, Mila assomme l’homme qui s’introduit dans sa chambre. Découvrant que c’est Wens, elle réveille par ses cris tout le monde et leur apprend par inadvertance son vrai nom. On sonne à la porte, c’est le supérieur de Wens, Monet, et d’autres policiers. Vania découvre dans la salle de bain le cadavre de Mlle Cuq, morte avec près d’elle un papier portant la mention Monsieur Durand. Il provient de la manchette d’un journal retrouvé chez Linz, mais que seul Collin lit. Le meurtre a été commis avec un scalpel. Monet est convaincu que c’est docteur Linz le coupable. Wens annonce que c’est une erreur. Il prouve que les pas entendus dans la nuit n’étaient pas ceux de Linz. La victime a été vue la dernière fois en vie à 11 h. À 11 h et demie, Vania a vu Collin entrer dans la salle de bains, ce que confirme Lalah-Poor. Collin dit y être allé pour prendre un bain. Wens le fait déshabiller et l’arrête car il avait les pieds sales.

Mila se prépare à être interrogée par les journalistes, quand Wens lui lit le journal où c’est à Monet que la presse attribue l’arrestation. On sonne à la porte. Wens va ouvrir et reçoit dans ses bras le cadavre d’une nouvelle victime de Monsieur Durand. Monet libère Collin et arrête Linz, qui est interrogé. Wens va voir Vania qui lui avoue qu’elle a dénoncé Collin poussée par Lalah-Poor. Elle lui apprend qu’il vient d’être engagé dans un cabaret, suite au bruit fait par l’affaire. Dans sa loge, le fakir reçoit un journaliste à qui Linz avoue être Monsieur Durand. Alors que Wens vient d’entrer dans la salle et que Lalah-Poor est sur scène, le journaliste y est retrouvé dans une malle, victime de Monsieur Durand. Lalah-Poor est arrêté mais est innocenté lorsque Monsieur Durand fait une 13e victime pendant qu'il est en prison.

Wens et Mila sont invités par Mme Point pour une petite fête organisée pour fêter la libération de ses pensionnaires. Mila va y chanter. Le soir de la fête, dans la « loge » de Mila, en lisant le programme de la soirée où il est inscrit que Collin, Linz et Lalah-Poor joueront ensemble un trio de Beethoven, Wens a une illumination et lui annonce qu’il a trouvé qui est Monsieur Durand. Il lui demande de garder le secret. Il va téléphoner. Mila apprend à Vania et Lalah-Poor ce qu’il va faire. Le fil du téléphone est coupé. Lalah-Poor le menace d’une arme et l’oblige à sortir avec lui. Mila commence à chanter et comprend ce qu’a découvert Wens. Elle l’annonce à Armand et Vania avant de partir sauver Wens...

Le film[modifier | modifier le code]

Dans le roman original de Stanislas-André Steeman, l’action se déroule à Londres et l'enquête est menée par le superintendant Strickland. Cependant, pour son adaptation au cinéma, le romancier et Henri-Georges Clouzot décident de la situer à Paris et l'enquête est menée par le commissaire Wens. Les personnages évoluent dans une petite pension de famille nommée « Les Mimosas » ayant pour adresse le 21 avenue Junot à Montmartre, dans le 18e arrondissement. Enfin, l’assassin ne signe plus ses forfaits du nom de « Mr Smith », mais de « Monsieur Durand ».

Outre les changements concernant les noms des personnages et leur nombre, l'une des grandes différences avec le roman est que dans ce dernier, les policiers enquêtent « de l'extérieur ». La seule tentative d'enquêter de l'intérieur a été faite par une tentative de demander à M. Julie de relater ce qu'il voit et entend dans la pension de famille, mais M. Julie est assassiné par le tueur le soir même de son arrivée. Dans le roman, celui qui découvre la vérité n'est pas un policier, mais Mr Crabtree, l'un des suspects et pensionnaire de la pension de famille.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Dès son premier film, Clouzot impose sa vision noire et pessimiste du monde. La tension dramatique va crescendo, jusqu'à l'ultime seconde. La mise en scène est nerveuse. Clouzot offre une galerie de personnages bien typés, aidé en cela par des comédiens talentueux. Mais le cinéaste n'épargne pas pour autant les personnages qu'il croque : les habitants de la pension des Mimosas sont dépeints sans concession et les dialogues sont caustiques et percutants.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Du fait de la non-application, hélas fréquente, de la règle typographique qui veut que les majuscules et les capitales comportent les signes diacritiques. Voir la notice sur la Convention typographique de Wikipédia qui la détaille.

Lien externe[modifier | modifier le code]