L'Orbite déchiquetée

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L'Orbite déchiquetée
Auteur John Brunner
Genre Roman
Science-fiction
Dystopie
Cyberpunk
Version originale
Titre original The Jagged Orbit
Éditeur original Ace Books
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Lieu de parution original Royaume-Uni
Date de parution originale 1969
ISBN original 0-02-038120-4
Version française
Traducteur Frank Straschitz
Lieu de parution Paris
Éditeur Denoël
Collection Présence du futur
Date de parution 1971
Type de média Livre papier
Nombre de pages 416

L'Orbite déchiquetée (titre original : The Jagged Orbit) est un roman de science-fiction de l'écrivain britannique John Brunner paru en 1969 puis traduit en français et publié en 1971. Ce roman a reçu le prix British Science Fiction 1970[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

À New York, en 2014, la haine raciale est poussée à son comble par l'exploitation qu'en fait la Gottschalk, une mafia de marchands d'armes, et par la confusion que crée un Noir, Harry Madison. Ce malade mental (?), interné dans un hôpital bien qu'il ne présente aucun trouble, que les psychiatres ne peuvent rendre normal, qui est doté de facultés extraordinaires en particulier dans l'électronique, est un des rares hommes de sa race autorisé à côtoyer des Blancs. Il dissimule sa vraie personnalité et, le jour où elle se révélera, on pourra trembler pour l'avenir de l'humanité.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Lyla Clay : jeune femme "pythonisse". Elle fait des prédictions tel un oracle suite à l’absorption d'un cocktail de drogue.
  • Dan Kazer : amant de Lyla Clay. Il est son mackero « mackero (ma-ke-rô) [du fr. maquereau, poisson de la famille des scombridés; fam. souteneur] : impressario, agent, d'une jeune femelle indépendante (modèle, chanteuse, pythonisse, etc.); spécif. mâle; non dérog. sauf sous son abrév. "mack" »
  • Matthew Flamen : le dernier des mouchards. Son métier consiste à rechercher en utilisant notamment des "ordinats" (sorte d'ordinateur) à révéler les scandales. Il diffuse une émission de 14 minutes (dont 2,40 minutes de publicités) qui semble délibérément saboter par son employeur Olocosmic qui préfère diffuser de la publicité. Il a fait interner sa femme à l'Hopital d'Etat Ginsberg pour les Inadaptés mentaux.
  • Célia Prior Flamen : ancienne drogué. Elle est la femme de Matthew Flamen interné.
  • Lionel Prior : frère de Célia Prior Flamen. Il est l’impresario de Matthew Flamen. Il fait parti des milices de quartier, surarmés qui doivent protéger leur quartier.
  • Pedro Diablo : métisse, chasser de Blackbury (Afrique du Sud) par Hermann Uys. Il menait un métier proche de Matthew Flamen en faisant de la propagation anti-blanche diffusé en Asie et en Afrique. Suite à un marché il doit faire équipe avec Matthew Flamen suite à son arrivée aux États-Unis.
  • Harry Madison : ancien militaire, il est le seul noir interné à l'Hopital d'Etat Ginsberg. Il semble très doué en électronique. Il répare et améliore le "secto" (sorte de robot, propriété de IBM:Inorganic Brain Manufacters) du Dr Reedeth.
  • James Reedeth : docteur au sein de l'Hopital d'Etat Ginsberg. Il est persuadé qu'Harry Madison ne devrait plus être interné. Il est l'amant d'Ariane Spoelstra.
  • Ariane Spoelstra : docteur au sein de l'Hopital d'Etat Ginsberg. Elle aime James Reedeth mais a peur de l'amour qui est un état de dépendance dangereux pour un psychiatre
  • Elias Mogschak : il a créé l'Hopital d'Etat Ginsberg pour les Inadaptés mentaux. Il semble attaché à ses patients (car des clients) et son travail.
  • Hermann Uys : expert racial sud-africain blanc. Sur accord du président, il chasse Pedro Diablo du pays.
  • Xavier Conroy : sociologue déchu. Il est professeur d'université.


Thèmes principaux[modifier | modifier le code]

L'Orbite déchiquetée traite de nombreux sujets chers à l'auteur qu'il développe également dans Tous à Zanzibar Le Troupeau aveugle et Sur l'onde de choc. Livre de genre cyberpunk et dystopique, il traite du racisme et des conflits raciaux, de l'invasion de la publicité du pouvoirs des médias et de la censure, de la technologie, de la perte de repères des humains, des armes, de guerre urbaine ou de la surpopulation.

Dans cette anticipation terrifiante, de multiples intrigues s'entrecroisent, bien qu'ici la continuité soit maintenue de bout en bout, contrairement à Tous à Zanzibar. Malgré une malencontreuse et trop rapide happy end, c'est un des romans les plus riches de John Brunner, à comparer avec Jack Barron et l'Éternité, de Norman Spinrad.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]